jeudi 29 janvier 2015

Zagreb 2014

I'm sorry because this article should be also in english but I don't have a lot time right now to do it. But it should be because it's a little bit (a lot) because of the invitation of the festival and the discussion with Daniel Suljic that made me in september began to also publish in english. What I can say it's that I really enjoyed a lot being in the selection committee and in the festival. It made me realize that it's still love going to Annecy but that's wonderful to go to a festival where you actually take time talking to people and enjoying the screenings without running everywhere. Thank you so much for all that. And if you have the chance, the possibility to go to Animafest don't hesitate.

C'est un compte rendu beaucoup trop court pour le grand plaisir que j'ai eu de participer à l'édition 2014 d'Animafest. Mais je me rends compte que si je ne le poste pas rapidement la prochaine édition sera déjà passée ...

Ce que j'aimerais dire c'est vraiment le plaisir de se retrouver dans un festival à taille humaine comme ça et qui a pourtant une renommée internationale. On y croise des tonnes réalisateurs/trices passionnant(e)s et on a le temps de discuter avec eux, on rentre dans les salles sans problèmes aussi. J'adore toujours autant aller au Festival d'Annecy mais Animafest m'a vraiment fait découvrir le plaisir d'un autre style de festival.

Où l'on a pu se rendre compte de l'importance du cinéma indépendant chinois.

Si le Japon et la Corée ont triomphé lors du palmarès du Festival de Zagreb cela n'a fait qu'entériner ce que nous savons depuis plusieurs années maintenant. Avec la force de ses écoles comme la Geidai et la Tama le Japon renforce de manière impressionnante grâce à une grande liberté de ton dans la création l'héritage cinématographique des Kihachiro Kawamoto, Okamoto et Yoji Kuri. Et bien sur le travail incroyable mis en place par Yamamura Koji depuis le début des années 90. Plus surprenant peut-être pour ceux qui suivent moins l'animation c'est la place de la Corée du Sud qui développe une vrai diversité de ton. La problématique pour la production coréenne vient plutôt de l'envoi des films en festivals puisqu'il s'agit d'un organisme centrale qui envoie tout et donc souvent les organisateurs de festivals ou les comités de sélection jugent un gros bloc de films ce qui n'est jamais facile et dessert les films.

Mais la surprise pour moi a été de constater l'incroyable développement de certaines écoles coréennes. Sortent de ces écoles des films assez longs (7-8 minutes) privilégiant l'atmosphère et développant les interstices à priori peu important pouvant se glisser dans une histoire. La mise en scène aide dans cette mise en avant de ses petites choses en prenant son temps de capter ces moments.

Mais c'est d'un autre pays asiatique qu'est venu la confirmation d'un fort courant indépendant c'est La Chine.

Si les écoles sont encore timides et enseignent plutôt comment devenir plutôt des animateurs pour bosser sur des séries au kilomètre, il me semble voir de plus en plus de films originaux sortir des écoles ou réalisés par des "professionnels".

Un des films que j'ai adoré dans la sélection étudiante:Celebration and chorale de Yukie Nakauchi

celebration and chorale from nakauchiyukie on Vimeo.



Un festival très riche

Quelques déceptions au niveau de la sélection mais surtout plein de découvertes A Choir tour d'Edmund Jansons, Wonder de Mirai Mizue, Mahjong de Xu An et Xi Chen, Pifuskin Wei Keong Tan, Laznia de Tomek Ducki, Horse de Jie Shen, The Country of summer insects de Bohua Tang, Floats d'Idan Barzilay et Mor Israeli, The Sine wave de Neely Goniodsky, Home sweet home de Na-Ri Jang, Sisters de Lea Vidakovic, The Bigger picture de Daisy Jacobs, 00:08 de Yutaro Kubo, A Thousand lighthouses de Yong-kwan Joo, Mend and make do de Bexie Bush, Cats in the pool de Bo-Kyoung Kim, The Dewberry empire de Christian Schlaeffer
Certains de ces films passant la semaine d'après au Festival d'Annecy

Au niveau rétrospective l'excellente idée de la séance 3x3 permet d'avoir une vision plus large sur trois auteurs en compétition en montrant 3 de leurs anciens films. Cette année Caldes, Catani et Ducki. Pour ce dernier il est intéressant de voir son clip My Turn pour Bassement Jaxx qui montre le changement de style de réalisateur, un style qu'il utilise dans son dernier film.

... et bien sur les séances RCA avec notamment l'incroyable Palimpsest de Pia Borg

Palimpsest from Pia Borg on Vimeo.



L'un des plus du festival c'est l'Animafest Scanner. Deux jours de conférences pour parler des sujets touchants l'animation. Souvent passionnants ça a permis de découvrir des auteurs peu connus, mais aussi des réflexions très pertinentes sur l'animation aujourd'hui. Senses of cinema a publié un article compte rendu d'Animafest scanner (en anglais)

A noter aussi que Giannalberto Bendazzi nous a parlé de son prochain livre qui remplacerait Cartoons. c'est un livre à priori 3 tomes de 1700 pages qui se veut une balade dans l'Histoire du cinéma d'animation. 87 auteurs ont participé au livre, 90 % des textes seront nouveaux. Et les chapitres devraient se diviser à peu près comme suit: 1 - Avant Fantasmagorie, 2-Avant Steamboat, 3-Jusqu'à fin seconde guerre mondiale, 4-UPA jusqu'au 1er festival d'Annecy 1st Annecy et les débuts de la télévision, 5-Jusqu'à la fin de la guerre froide (91), 6-Economie et Globalisation (jusqu'à aujourd'hui). Depuis il a annocé sur son site que le livre devrait sortir en anglais en mai 2015 aux éditions Focal Press, qu'il y aurait bien trois tomes et le prix le réservera aux passionnés puisqu'il sera à 150 $.

Norman Mc Laren - Jeux d'images DVD

Le 20 février sort un DVD aux Éditions des Films du Paradoxe compilant 12 films de Mclaren sorte de Best of qui va permettre à ceux qui ne peuvent pas se permettre l'achat du gros coffret d'avoir parmi les plus beaux films de McLaren en DVD.
Au programme: Discours de bienvenue (1961 - 6’53”), « Points » (1940 - 2’21”), « La poulette grise » (1947 - 5’32”), « Hen Hop » (1942 - 3’39”), « Canon » (1964 - 9’13”), « Le merle » (1958 - 4’), « Mosaïque » (1965 - 5’27”), « Blinkity Blank » (1955 - 5’15”), « Il était une chaise » (1957 - 9’52”), « Rythmetic » (1956 - 8’35”), « Caprice en couleur » (1949 - 7’48”), « Voisins » (1952 - 8’10”)

Merci à Fabien pour la news

A french DVD with twelve of the best short of McLaren will be out end of february

Oui oui je vous ai déjà dit mais mon frère joue du jazz mais comme j'aime bien donc ... / Ok I have already told you that but my brother pays Jazz music bvut I like it so ...

Ici avec une formation très swing / Here playing swing music

En savoir un peu plus sur les films Emca/Creadoc ...

Avec cette interview de quelques réals de l'Emca et du Créadoc lors du dernier festival de Bruz

Emca (animation school) and Creadoc (Documentary school) have a great opportunity each year to work together. The second one bringing a story in sound and the first ones the visual. Some great films have been done with this cooperation and it's always interresting to work with somebody not from the same art. The interview is in french.

21e Festival national du film d'animation : Apéroterview collectif (1/2) from AFCA on Vimeo.



21e Festival national du film d'animation : Apéroterview collectif (2/2) from AFCA on Vimeo.

Mamoru Oshii sur sa carrière / Mamoru Oshii talks about his career

lundi 26 janvier 2015

Isao Takahata en invité d'honneur du prochain Ficam / An amazing guest for the next edition of Ficam

Oui événement exceptionnel pour la prochaine édition du Ficam l'immense réalisateur du Tombeau des Lucioles, de Pompoko, de Kaguya ... Isao Takahata sera présent à Meknès du 20 au 25 mars non seulement pour présenter son film lors de la soirée d'ouverture mais aussi pour une leçon de cinéma exceptionnel.



Si vous rajoutez à cela la présence de Franck Dion, président du jury cette année, qui présentera bien sur ses films, mais aussi une expo et une conférence autour de ses influences et d'un secret de fabrication autour de ses films.

Un Focus sur l'Allemagne avec Raimund Krumme, Andreas Hykade, un hommage à Oskar Fischinger présenté par André Eckardt, directeur du Deutsch Institut for Animations Film

Et aussi de nombreuses projections de longs-métrages en présence dès fois de leur réal comme Alé Abreu pour Le Garçon et le monde.

Et de nombreuses projections, rencontres qui seront détailler prochainement sur le site du festival. Et pour le pré programme du festival c'est ici

A noter, je ne sais pas ce que ça vaut mais y à quand même Ilan NGuyen dedans, une émission sur les studios Ghibli sur France Inter. A écouter ici. Merci à Yann Song pour le lien

So the incredible director behind such amazing film as Grave of the fireflies, Pompoko or Kaguya will be in Meknes from march 20 to 25 fot the Ficam. He will present Kaguya at the opening ceremony but also an exceptional Masterclass.

Also in Meknés this year Franck Dion, Raimond Krumme, Andreas Hykade, Ale Abreu ... And of course a lot of screenings, meetings, conferences ...

Zewebanim 10: Des interviews ...

Hier je postais des liens pour lire des interviews sur l'ancien site qui avait été faite pour Storyboard notamment. Avec Zewebanim j'ai eu la grande chance d'en faire d'autres spécialement pour le site et pour Bulles de rêves. Beaucoup était sur Divshare et ne marche plus j'ai l'impression. J'en reposte aujourd'hui quelques unes via Internet Archive et j'espère en reposter d'autres quand j'aurais plus de temps.

A noter que j'en poste une de Priit Parn que je n'avais jamais posté car le son n'est pas excellent, c'est la seule en anglais les autres sont en français ou traduites en français.

Youri Norstein à télécharger ici



Jan Svankmajer à télécharger ici



Kihachiro Kawamoto à télécharger ici



Koji Yamamura à télécharger ici



Théodore Ushev à télécharger ici



Priit Parn à télécharger ici

Mais enfin c’est impossible le cinéma c’est pas ça …

It's an article I wrote sometimes ago about what is an animated film but it's too long for me too translate it :)

C'est un article que j'ai écrit il y a un bout de temps maintenant plus ou moins par rapport à tout ce que je voyais se faire dans les écoles mais aussi les films que je voyais en festival. Je ne dis pas que tout est juste dans l'article loin de là. Et en le relisant je me disais que j’exagérais surement sur quelques points mais bon dans le fond, toujours aujourd'hui je suis d'accord avec pas mal de choses même si je mélange plein de choses et que je le réécrirais surement différemment aujourd'hui ...
L'idée était d'écrire un article sur lequel on puisse discuter, échanger et non pas donneur de leçons :)

Dans une scène du film Les Vacances de Monsieur Hulot, le célèbre personnage de Jacques Tati joue de manière peu orthodoxe au tennis, juste après avoir reçu une leçon très succincte sur la façon de tenir une raquette dans le magasin où il vient de l’acheter.
Devant les points gagnants qu’il accumule, sous les yeux réjouit d’une dame anglaise improvisée arbitre, le général à la retraite qui semble prêt à en découdre à son tour avec l’ huluberlu de Hulot s’exclame « Mais enfin c’est impossible le tennis c’est pas ça ». Pourtant Hulot va le battre quelques minutes après avec la même méthode.
Alors certes avec cette méthode Hulot ne pourrait pas battre les grands champions ou même juste les amateurs vraiment éclairés … oui mais les quelques notions qu'il a et son enthousiasme lui suffisent pour prendre du plaisir (et en plus gagner). Alors c’est un peu ça dont on souffre aujourd’hui en cinéma et notamment dans les écoles d’animation (oui oui et surement dans le reste de la société aussi) … Certes je ne nie pas l'importance d'avoir des champions … mais il serait bien aussi d’avoir plus de Mr/Mme Hulot :)

La faute aux règles ?

On pourrait dire que c’est de la faute aux règles un peu stupide que s’est imposé le cinéma, sa volonté de réalisme notamment.
La fameuse règle des enièmes degrès par exemple. Que Scorsese dit ne suivre que parce que sa script lui rappelle ou bien Kurosawa déclarant lors d'un dialogue avec Miyazaki que oui il peut tricher sur le raccord d’un plan à un autre et que si le spectateur s’en rend compte c’est qu’il a fait un mauvais film …
En animation on a ça et en plus on a des choses comme le Lypsinch, le fait de faire correspondre parfaitement le mouvement des lèvres avec les dialogues ... Comme si le spectateur passait son temps à lire sur les lèvres des acteurs … En prises de vues continues Il était une fois dans l’ouest a fait 12 millions d’entrées en France … pas mal pour un film avec des acteurs de nationalités différentes jouant dans leur propre langue et post synchronisé après. Comme le dit là encore Scorsese « Il m’arrive parfois de faire quatre prises, et de préférer le son de la troisième prise et que je cale sur l’image de la première, la synchronisation des voix est moins bonne ». Alors on me dit « Tu vois ses lèvres ? Ce n’est pas synchrone. » Ma réponse c’est : « Si un spectateur se concentre sur les lèvres d’un acteur à ce stade-là du film, alors autant arrêter tout de suite et rentrer chez soi. »
Le lypsinch mais aussi la volonté de faire une animation, parfaite, réaliste … que seuls les animateurs vont vraiment remarquer. Dépasser cela permettrait de créer d'autres chemins, d'autres visions. D'ailleurs ces films existent déjà, il y a déjà des auteurs qui ne se soucient pas de tout ça, mais il reste aujourd'hui des exceptions et elles ne sont que rarement prises en compte dans la pédagogie de l'animation.

Un cinéma de technocrate ?

En animation on a évidemment ce genre de problèmes. Puisqu’en plus dans notre art le réalisateur et aussi souvent son propre animateur, script, scénariste … et donc plein de possibilités de suivre des règles (et autant de ne pas les respecter mais bon c’est toujours plus difficile …)
Et en premier lieu bien sur cette volonté de coller le plus possible à la réalité des mouvements. Le nombre de fois où sortant d’une séance à Annecy on peut entendre des personnes dire « Oui quand même ils auraient pu faire un effort sur l’anim » (oui dans les jurys malheureusement aussi ...).
Et je ne parle pas des nombreuses fois dans des jurys de fin d’année les remarques sur tel ou tel mouvement (normal me direz-vous ils apprennent ? Je reviendrais là-dessus très vite)
Aujourd’hui les jeunes animateurs sont très rapidement très bons, ils rentrent même dès fois dans les écoles avec des notions et déjà des capacités d’animateurs. Et il y a tellement de monde talentueux sur le « marché » des écoles d’animation que rare aujourd’hui sont les gens qui par exemple rentrent sans le bac à l’Ensad (alors que c’est possible) ou, à la différence des débuts de l'école, peu de gens n’ayant pas d’expérience en animation ou en dessins rentrent à La Poudrière.
Ce qui donne à la fin comme je le disais déjà un peu plus haut des films d’une grande force visuelle … mais souvent vide de sens. Ah ça y est vous vous dites c’est là qu'il voulait en venir le couplet sur … le cinéma intellectuel. Non non ce n’est pas ça. Juste les films sont vides de sens car ils ne font qu’accompagner le monde dans lequel ils sont fabriqués, ils ne le questionnent pas, ils ne le malmènent pas … ils ne tentent pas de le réinventer.
Soyons clair cette recherche de sens ne passe pas que par le scènario, les thématiques mais bien aussi par une réflexion sur l'esthétique et le graphisme (même si ceux-ci sont plus souvent questionnés).
Encore une fois ne me rétorquez pas "Ah ben oui tu veux peut-être en faire des mauvais(e)s animatrices/teurs juste pour faire décalé hein!". Non non je ne parle pas de tout le monde c'est bien sur très bien d'avoir des grands animatrices/teurs (les grands champions de tennis) mais il me semble important de laisser la place à des gens pour qui l'animation est un moyen de s'exprimer et pas forcément une fin en soi. Cela existe peu aujourd'hui dans les écoles car il faut l'avouer il y a évidemment que très peu de débouchés à la sortie de l'école ...
Cela me rappelle un débat où j’avais mentionné ce problème de la perfection dans l’animation. Nicolas Schmerkin m’avait rétorqué « Alors quoi ça veut dire qu’il faut faire de mauvais films » Réponse parfaite provoquant un sourire général fort justifié, je n’ai pas pu m’expliquer ce que je voulais dire c’est que cette quête de la perfection aseptise un peu le cinéma et que non Cassavettes ne faisait pas de mauvais film mais si on voyait la perche dans une prise qu’il trouvait excellente il gardait cette prise et ça ne gâchait en rien les immenses qualités du film.

Le cinéma d’animation prisonnier de sa technologie ?

Le cinéma d'animation a l'une des plus belles technique qui soit celle de l'image par image. Car grâce à ça il y a la possibilité de tout créer, de tout recréer ...
Pourtant on a l'impression que plutôt que de se laisser aller, de se laisser surprendre par la technique les créateurs d'aujourd'hui veulent absolument la maîtriser complètement.
Cela donne une course aux meilleurs animateurs, réalisateurs ... mais pas les plus libres dans le trait ou dans le geste mais ceux qui seront les rapides, les plus efficaces. Cela fait qu’aujourd’hui de plus en plus de film très techniques sortent des écoles. Et que les films professionnels sont eux aussi bien sur de mieux en mieux fignolés. Même les films d’un O’Reilly, que l’on pourrait croire barrés, ont l’air en fait très contrôlé, trop ?
Aujourd’hui la matière ne déborde plus, le dessin ne tremble plus (ou alors le « tremblement » devient une mode et contamine la plupart des films …).
La faute à l’image de synthèse, à la machine qui fait des choses trop propres, trop nettes ? Peut-être mais bon derrière il y a des hommes qui pourraient changer ça. Alors les outils vont surement bientôt le permettre … ou il faudra peut-être que le HAL de 2001 réalise son propre film (connaissant la matière de l’image de synthèse, c’est son monde bien plus que le notre, il réussira peut-être à créer un autre cinéma et il y a déjà des films qui laissent de plus en plus de place à l'improvisation de la machine).
Là encore ne croyez pas trop vite que je milite pour un cinéma forcément mal foutu mais plutôt pour la diversité car j'ai surtout l'impression qu'on a du mal à proposer différents chemins Non je vais prendre l’autre chemin plutôt …
Alors comme dans toute société et en tout temps les règles sont souvent contournés, modifiés. Et aujourd’hui je serais de mauvaise foi de dire que personne ne tente de faire autre chose. Il y a pas mal de gens qui essayent quand même. Mais cela reste une toute petite exception car finalement peu de société de production tente de créer autre chose (et encore on est pas trop mal lotti en France). La faute à la télé disent-elles, et les sociétés de productions qui prennent des risques se voient pourtant souvent récompenser par des prix et autres mais pas forcément par les spectateurs eux-mêmes. En effet prendre un autre chemin que celui qui est tracé depuis des années est difficile et souvent périlleux mais n'est-il pas important de continuer à faire évoluer cet Art de l'image par image.
Prendre un autre chemin n'est pas non plus évident quand on sort de l'école avec des prêts à rembourser (les écoles sont pour la plupart assez chères). Du moment qu'on travaille dans un studio sympa et que l'on fait le boulot que l'on veut souvent le produit final importe peu. Et pourtant ...

Le cinéma, un Art arrêté ?

Que mon discours ne soit pas mal interprété je ne veux nullement un cinéma contre un autre. Je ne veux pas d’un cinéma purement intellectuel juste pour le plaisir de l’être comme je ne veux pas d’un cinéma purement distrayant sans un peu de réflexion sur lui-même. J’aimerais juste plus de diversité, plus de recherches. Le cinéma est un Art qui a évolué très rapidement, né au début du vingtième siècle de nombreux peintres, musiciens, écrivains … vont s’intéresser à cet art qui mélange tant de composantes. Ils vont rapidement le faire évoluer trouvant pour certains de nombreuses bases théoriques sur la réalisation même des films, d’autres vont créer des chemins à suivre pour bien raconter une histoire ou fabriquer un cinéma centrer sur le jeu de ses acteurs.
Alors Hollywood était déjà une force très importante bien sur mais son cinéma n’avait pas encore gagné. Aujourd’hui pour qu’on juge un cinéma important il faut qu’on puisse faire croire à la terre promise du Cinéma, au moins dans son nom (Bollywood …). A l’époque de nombreux cinémas essayait de créer autre chose. Non non en vous inquiétez pas je ne vous joue pas le coup du c’était mieux avant. Ce n’est pas vrai il y a des choses extraordinaires encore aujourd’hui. Mais le cinéma indépendant américain n’existe presque plus car la plupart de ces auteurs rêvent que d’une chose c’est de créer pour Hollywood dans les branches « indépendantes » de ses studios … mouais … Oui Hollywood c'était mieux avant par conre :) Tout le monde ne jure plus que par les séries US, qui certes sont de qualités mais ne reprennent finalement que ce que savait faire le cinéma hollywoodien jusque dans les années 50-60 un cinéma de scénariste et de dialoguiste au service d’excellents comédiens et des histoires très bien écrites. C’est déjà bien me direz-vous. C’est vrai. Et là j’entends certains de mes amis « Ah oui mais tu n’as pas vu telle ou telle série » … C’est sur qu’il y a des exceptions ...
Mais combien de personnes essayent vraiment de réfléchir à un autre style de cinéma, et est-ce que l’on voit réellement venir quelque part une nouvelle nouvelle vague ?

Constat définitif ? Le cinéma serait à bout de souffle …

Non bien au contraire et c’est ça qui est passionnant. Juste le cinéma ne se réinvente plus autant. Il reste dans des formes qui ont été créé avant les années 70 pour la plupart , des formes intéressantes mais qui demandent aujourd’hui à se développer, à se modifier. Et il est évident que le cinéma image par image doit jouer un rôle dans ce renouveau. On se plaint du manque d’imagination des spectateurs d’aujourd’hui, le cinéma image par image si il arrête juste de servir la prise de vues continues afin de faire ce que cette dernière ne peut pas faire peut justement aussi servir de formidable facteur dans l'évolution du cinéma.
Le cinéma de demain ne peut être qu’un hybride dans lequel les deux cinémas peuvent s'exprimer. Le monde change et dans celui-ci le virtuel a une place importante, et dans le virtuel l’image par image a un rôle prépondérant.
Tant de grands réalisateurs ont montrés la voix, et encore quelques uns bien sur aujourd'hui, ne nous laissons pas aller et battons nous ... Longue vie au nouveau cinéma.

dimanche 25 janvier 2015

Apéroterviews Bruz 2014 en ligne

Pas encore toutes mais ça devrait pas tarder et vous pouvez déjà en voir pas mal sur le Vimeo de l'Afca. Cette année on s'est balader sur plusieurs lieux, ce qui était à la fois très sympas et dès fois pas facile à gérer, le temps aussi était aussi dès fois pas évident à gérer car on avait plus de temps pour des sessions et moins pour d'autres. Mais c'est toujours un plaisir de faire ces interviews dans le cadre de Bruz. C'est un festival que j'adore toujours autant et pouvoir avoir en plus ces moments privilégiés avec les auteurs est un vrai plaisir.

Difficile de faire un choix pour en poster quelques unes ici dans celles qui sont déjà en ligne. Forcément celle de Marine Blin. peut-être l'une des plus difficile à faire car on se connait bien et j'ai eu un peu de mal à garder la distance dans mes idées au début ... Celle de deux invités Nicolas Brault et Théodore Ushev et puis la première partie (certaines sont en effet en plusieurs parties) de l'interview avec Paul Cabon.

Vous retrouvez toutes les interviews ici

During the Festival de Bruz I'm doing the interviews with all the directors in competition (professionnals or students) and some guests of the festival. Afca is publishing after the festival all the interviews on Vimeo. Not all interviews are published but already a lot of them. It's in french without subtitles. You can see the interviews here

21e Festival national du film d'animation : Marine Blin - Apéroterview from AFCA on Vimeo.



21e Festival national du film d'animation: Théodore Ushev - Apéroterview from AFCA on Vimeo.



21e Festival national du film d'animation : Nicolas Brault from AFCA on Vimeo.



21e Festival national du film d'animation : Paul Cabon - Apéroterview (1/2) from AFCA on Vimeo.

Zewebanim 10: Ancien site

I'm only doing this post in french because all the old articles of my website are in french.

Je vous rappelle que vous la possibilité de lire encore certaines choses sur l'ancien site, des articles souvent publiés dans Storyboard ou d'autres magazines mais pas uniquement.

Ici articles divers et compte rendus de festivals, ici la page Coup de cœur (des auteurs mis en avant) et ici des interviews de Takahata à Harryhausen en passant par Bardine ou Kon Satoshi.

Wonder en ligne sur Arte

pour je surement pas longtemps ... but certainly not for long ...

Cartoon Media la liste des projets / All the feature presented at Cartoon forum

Comme d'habitude Cartoon forum publie la liste des projets qui seront présentés pendant le forum. Une bonne occasion de découvrir les nouveaux projets et surtout les noms qui y sont associés. La liste complète ici et si vous avez la flemme de regarder tout Catsuka a fait sa sélection

As always few weeks before Cartoon forum all the projects are on the website of the forum. For those who don't go there it's a great opportunity to see waht project are actually in development. The complete list is here.

Expo Aardman à Art Ludique

Je n'ai jamais encore été au musée Art ludique. Ce sera peut-être l'occasion. Après Pixar et Ghibli le musée propose une exposition d'un autre gros studio: Aardman. L'occasion de voir les personnages du célèbre studio de Morp à Shaun le mouton. Mais aussi pas mal de documents de préparation des films. Un peu plus d'infos ici

C'est à partir du 21 mars et jusqu'au 30 août.

Big exposition in Paris at Art Ludique about Aardman studios. A lots of sets, characters, drawings ... More infos here. From March 21 to august 30.

samedi 24 janvier 2015

Koji Yamamura à Paris

Alors qui présentera une séance pour le public enfant le 24 février dans le cadre du festival Image par image Koji Yamamura devrait normalement être présent au Studio des Ursulines le 23 février au soir. Pour l'instant pas de précision sur la programmation, mais une rencontre avec ce grand réalisateur et toujours un moment passionnant donc réservez déjà votre soirée et je vous en dis plus dès que je sais le programme.

Koji Yamamura, the great director of Atama Yama and Muybridge's Strings will be in Paris in Studio des Ursulines 23rd of february. The programmation is not known now but a screening of Koji Yamamura's film is always a beautiful moment.

L'Ecole de Zagreb sur Youtube / Zagreb Film school of animation on Youtube

Bon enfin c'est pas les studios c'est une chaine qui s'appelle Croatian cinema qui a réuni pas mal de films de la fameuse école de Zagreb dans une playlist. C'est bien sur toujours embêtant de faire ce genre de news quand on sait que les films sont sur le net pas du fait du producteur mais c'est vrai que ça permet à ceux/celles qui ne connaissent pas bien ce studio de découvrir des films de ce studio très influent notamment par son style graphique.

A découvrir ici et deux exemples de films ci-dessous

Well it's not really the studio but a channel named Croatian Cinema that made a playlist with a lot of films from the famous studio. Ok it's not great to put a link to that kind of list when you know it's not the producer who post the films on the net. But it's a great chance for people who don't know that great influential studio to discover some great films.

The link to the channel and two films below.