Bande annonce assez étonnante d'un long métrage mêlant différents styles d'animation et prises de vues en continues ... ce serait cool de le voir à Annecy cette année (en ouverture ? ah ben non c'est un autre studio indépendant qui ouvre cette année Annecy ... Pixar ...). Non allez je taquine mais au moins dans la nouvelle case de 22h30 au Décavision.
Pour tout savoir sur les sorties de films d'animation dans les salles avant la fin de l'année, Cé a fait un article sur Fous d'anim dans lequel il les liste, avec plein de petits commentaires comme j'aime les faire moi aussi dans l'agenda de Bulles de rêves :)
Ok je disais récemment qu'il fallait aller voir Les Enfants loups car il me semblait important de soutenir les sorties en salles de films d'animation. Bon mais le film alors ?
Ok je passe sur l'animation au niveau de la technique que je trouve très belle et réussie ... Même si je me suis fait la même réflexion que Cé sur le coté parfois assez ridicule du loup garçon avec son petit polo (notamment quand il court après son senseï)
L'histoire est jolie, plein de bons sentiments (et je trouve ça pas désagréable) sur la différence, le retour à la nature ... Bon la partie sur la difficulté d'élever des enfants moi qui n'en ait pas ça me donne plutôt envie de continuer à ne pas en avoir (ce qui est plutôt bien pour la surpopulation de la Terre me direz-vous ...)
C'est peut-être pour ça d'ailleurs que je n'ai pas été très touché par le film, je trouve La Traversée du temps du même réalisateur bien supérieur. Ici le récite est bien plus classique, très bien mené mais classique. Tout comme la réalisation d'ailleurs. Ici on se ballade un peu dans les champs et on suit un peu l'apprentissage de la culture des légumes (mais on est loin d'Omohide Poroporo par exemple), on est aussi un peu dans le quotidien (mais bien moins que Coo ou toujours La Traversée du temps par exemple). Ici peu de fioritures le récit et la mise en scène vont plus à l'efficacité. Ce qui est loin d'être désagréable mais ne constitue pas un grand film pour moi. mais un film à voir certainement.
Et puis il y a la partie plus "analyse" ... et comme souvent on peut voir tout et son contraire dans un film (oui oui c'est le principe de l'analyse :)
Donc d'un coté le film est une vision d'une vraie lucidité sur les rapports homme/femme. En effet, et attention à partir de là je vais dire deux-trois choses sur des détails importants de l'histoire, alors que pendant la première partie du film quand les enfants sont encore jeunes c'est la fille qui est aventurière, qui prend des risques, qui bat les garçons à la course, et que le garçon lui est toujours derrière sa mère. Alors qu'ils grandissent un changement s'opère, un terrible changement qui voit s'inverser le cours des choses, lui assume son coté sauvage alors que la femme, obligation pour elle de préserver l'espèce, s'oblige à se socialiser, et à se mettre en attente, dans une scène terrible elle regarde les garçons jouer au basket sur le coté ... Jusqu'à la fin où bien sur elle tombe amoureuse du garçon qui a tout compris mais qui ne dira rien et qui la protégera toute sa vie (si elle lui donne des beaux enfants ...), quand au garçon (qui dixit le père est devenu un homme) lui il choisit la nature, la solitude et le savoir puisqu'il va remplacer son senseï ...
Oui alors on peut dire ce qu'on veut dans une analyse car est-ce qu'Hosoda fait ici preuve d'une terrible lucidité ... ou bien nous met dans son films un discours bien passéiste ...
Et même si c'est bien la première solution, on peut regretter qu'Hosoda ne choisisse pas finalement de montrer que les choses peuvent changer en donnant à la fille le rôle de celle qui décide de s'isoler pour mieux comprendre et atteindre ses origines ... On pourra me dire qu'après tout le rôle que se donne la fille et plus beau et plus noble que le garçon, la mise en scène de la chose malheureusement m'empêche d'être en accord avec ça.
Je ne l’ai pas encore vu mais le dernier film de Mamoru Hosoda est sorti la semaine dernière et je suis sur que c’est très bien, et comme le dit si bien Catsuka il faut absolument soutenir ces sorties et ces distributeurs qui nous permettent de voir autant de films d’animation sur grand écran
Qu'il est difficile dès fois de faire des critiques de certains films surtout quand ils sont aussi barrés que Midori-ko de Keita Kurosaka...
On a envie de se cacher derrière des mots tous faits "Objet Filmique Non Identifié", "Culte", " un mélange entre ... et ... " (trouver deux auteurs si possible très différents et bien sur très connus) etc ...
Mais ce n'est pas vraiment faire honneur à un film de faire ça je trouve. Alors il y a la possibilité de suivre un autre chemin en lisant la présentation du film par l'auteur, la production, le résumé officiel ...
Dans le cas de Midori-ko dans le catalogue du Festival d'Annecy ça donne ça: "Un conflit concernant Midori-ko éclate entre les scientifiques, Midori et les occupants de l'appartement." et sur le site officiel: "Prévoyant la crise de l'alimentation à venir, 5 scientifiques essayent de développer, dans leur laboratoire situé dans un quartier commerçant en ruine, la "nourriture de rêve" qui serait à la fois viande et légume. Mais les progrès qu'ils ont fait arrivent vite à une impasse.
Un jour en plein milieu de la nuit, une lumière pénétre dans le laboratoire. C'est une lumière d'un ciel étoilé très particulier qui se dévoile à la terre une fois tous les 10 000 ans. Les scientifiques sont ravis de ce que la force de cette lumière a créé: la nourriture de rêve Midori-ko."
Et on mélange ça avec quelques faits techniques qui sont sur le site: "Uniquement dessiné à la main pas d'ordinateur", "un travail de dix ans" ...
Le problème avec ce genre de choses c'est que pour tout vous dire j'ai vu deux fois le film avant de lire les résumés (sinon après avoir lu le résumé ça peut donner une bonne critique comme ça (en anglais) et en fait je n'ai pas vraiment vu le film sous cet angle là (bon c'est pas très loin mais ça ne faisait pas autant sens dans ma tête). Quand au reste je comprends qu'on veuille mettre en avant le coté technique mais ça ne reflète pas forcément la qualité d'un film ...
Et sinon ...
La difficulté d'un film comme ça c'est pour moi de réussir à concilier le spectateur que je suis et la personne qui ensuite veut écrire afin de parler d'un film qu'il aime. Car que fait le spectateur devant un film comme ça ? Ou il reste sur le bord à regarder le train passer, à s'amuser de la vitesse, ou de la non-vitesse, de celui-ci, de regarder ses couleurs, de se demander d'où il vient, où il va. Ou alors il se précipite et il prend ce train, sans se poser la question de sa destination. Et plus il prend tôt plus ce sera facile, une fois qu'il aura trop de vitesse, il sera quasi impossible de monter dedans, de se laisser emporter il faudra alors le regarder sur le bas coté passer.
Tout est complexe et simple dans Midori-ko. Il y a peu de personnages. Une jeune femme. 5 personnages (les scientifiques donc) représentés par les 5 sens. Trois-quatre voisins importants habitant dans le même immeuble que le jeune femme ... On sait ce qu'elle fait, elle vend des légumes un peu bizarres mais très bon et pas chers mais on ne sait quasiment rien des autres.
Et puis il y a Midori-Ko qui débarque un jour chez la jeune femme, cette nourriture mi légume-mi animal ...
Le film tourne autour de lui, les scientifiques veulent le récupérer, les voisins le manger, la jeune femme s'en occuper.
L'histoire est simple donc. Mais compliqué car rien n'est vraiment expliqué. Quels sont les rapports entre les personnages ? Est-ce que derrière ces intentions simples il y en a d'autres cachées ?
La force (et donc la problématique) de Midori-ko c'est que c'est un film qui va à l'inverse d'une tendance de plus en plus grandissante dans le cinéma actuelle qui est de tout raconter, de tout dire, de surtout ne pas laisser le spectateur dans le flou, que la possibilité de plusieurs interprétations d'une même scène, d'un même plan soit presque impossible. Du Fast-cinéma en quelque sorte. Ici on n'est dans ce courant de cinéma le spectateur est très libre de faire ce qu'il veut avec le film, de le questionner comme bon lui semble. Finalement tout est symbolique dans Midori-ko. Mais finalement rien n'est symbolique. Oui on peut y voir beaucoup de choses derrière chaque formes, derrière chaque monstres. Rien n'est sexuel dans Midori-ko. Et tout est sexuel. La dimension d'un Monde en faillite, d'un Monde sans fond est bien présent et qui tente quand même de se reconstruire. Tout est politique, rien ne l'est. Le choix est laissé pendant 55 minutes aux spectateurs de prendre le chemin qui lui plait, de trouver grotesques et/ou normales tous ces personnages, de suivre et/ou ne pas suivre la narration. Un film expérimental qui n'en est pas (comme plein d'autres l'ont bien sur été avant lui)
Midori-ko est une expérience filmique à laquelle il est passionnant d'assister.
Ne pas oublier la musique du film composée par Hiromichi Sakamoto, fondamentale dans la force du film
Le film a été vu dans pas mal de festival (hors compet à Annecy) mériterait une distribution plus large. Je ne sais pas si le film pourrait marcher dans une distribution traditionnelle en salles mais c'est dommage qu'il ne soit pas visible plus facilement. Si vous pourriez être intéressé par une diffusion du film vous pouvez vous renseigner auprès de Carte Blanche
Deux bandes annonces du film
Bon j'ai parlé du film, du musicien, mais peu du réalisateur Keita Kurosaka. Il a réalisé plusieurs courts-métrages malheureusement pas visibles sur Internet, il a aussi réalisé le 23eme segment de Jours d'Hiver
Et le clip pour le groupe Dir en Grey "Agitated Screams of Maggots". Ci-dessous la version non censurée
que ceux qui seront présents à l’Étrange festival pourront donc découvrir sur grand écran. J'ai découvert le film sur Catsuka et je voulais en faire un post à part dans ce nouvel été japonais ... vous comprendrez pourquoi en regardant les bandes annonces :)
Le 25 juin, soit un mois avant sa sortie au Japon, ?kami Kodomo no Ame to Yuki, le nouveau film de Mamoru Hosoda, sera montré en avant-première à Paris à l'UGC Ciné Cité Les Halles et en présence du réalisateur ...
En effet c'est seulement un mois après la sortie du film au Japon que Kaze proposera dans les salles françaises le nouveau film d'Hosoda Mamoru: Ôkami Kodomo no Ame to Yuki (Les Enfants loups, Ame & Yuki). A noter qu'un extrait du film sera diffusé sur l'écran géant à Annecy avant la diffusion de Summer wars.
De plus en plus de sorties de films d'animation donc en salles.
Après Zarafa il y a un programme avec deux moyens métrages tchèques qui sont sortis sous le titre Le Jardinier qui voulait être roi. Le site officiel du film.
Et Catsuka annonce la sortie en salles de Wizards de Ralph Bakshi et surtout de When the wind blows (Quand souffle le vent) de Jimmy T.Murakami, un film sur la menace nucléaire d'après l'oeuvre de Raymond Briggs. C'est David Bowie qui en avait composé la musique ci-dessous le clip promo