Oui la nouvelle est tombée aujourd'hui au lendemain d'un premier tour laissant à la France une drôle de gueule de bois ... Et bien l'image par image déjà représentée magnifiquement au Festival de Cannes par
Madagascar 3, film qui démontre la grande originalité du cinéma que nous aimons vous et moi. Les sélectionneurs sont en effet redoutables et les spectateurs de la haute société du cinéma vont surement être surpris en emmenant leurs enfant à ce qu'ils croient être un simple divertissement puisque ce film montre que le cinéma d'animation peut aussi aborder des thèmes politiques et sociaux ici des animaux qui essayent d'émigrer de leur pays en Europe.
Un autre film d'animation qui avait été sélectionné dès la semaine dernière démontre lui aussi la force de l'image par image. Un court métrage dénonçant cette fois les effets terribles de la guerre, l'Apocalypse now du film d'animation. C'est un film sélectionné dans
les courts métrages provenant d'écoles il s'agit de
Slug Invasion (The Animation Workshop). Un film qui montre comment des limaces au prise avec une vieille dame essayent de s'en sortir, nouvelle allégorie finement mené sur les indiens essayant de s'en sortir face aux colons (mais on nous l'a fait pas à nous un peu comme son grand frère Avatar il s'agit bien du conflit irakien dont le réalisateur nous parle). Le film était jusqu'à présent sur les chaines Youtube et Vimeo de l'école mais la sélection cannoise a fait disparaitre le film (vous pouvez le trouver sur d'autres sites ...).
Et donc aujourd'hui on a appris que ce n'était pas 2 mais bien 3 films d'animation, vous avez bien lu 3 (Trois) films qui débarqueront pour défendre les couleurs de l'image par image au Festival de Cannes. Et cette fois-ci dans
la sélection de la Semaine de la critique. Oui oui cette section du festival qui avait, sous l'impulsion de bons auspices (partis depuis) sélectionnés jusqu'à 3 films d'animation avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus et pourtant un film a réussi à se glisser parmi les films normaux, les vrais ... l'intrus:
Fleuve rouge, Song Hong de Lansaque et Leroy à qui l'on doit Mei Ling et Bonsoir Monsieur Chu. Bon il se peut que comme dans leurs précédents films on voit dans ce film des vrais décors filmés pour de vrai, et c'est peut-être ce qui a trompé la vigilance des sélectionneurs.
En tout cas je pense que l'on peut dire que cette année le Festival de Cannes a enfin pris la mesure de la montée du cinéma d'animation et que c'est une juste revanche pour une technique
trop souvent oublié des sélectionneurs cannois. 3 films sur plusieurs dizaines de films ah ah fini de rire pour la prise de vues réelles au Festival de Cannes ... ou pas.