Le CNC propose une fête du court métrage qui se déroulera le 21 décembre, le jour le plus court de l'année, une sorte de contrepoint à la fête de la musique se déroulant le 21 juin, le jour le plus long de l'année.
L'idée est d'encourager les lieux de cinéma mais aussi d'autres lieux à mettre en avant le court métrage. Pour nous en animation il est d'autant plus important de mettre le court métrage sur le devant de la scène qu'une très grande partie de la production en image par image se fait justement dans ce format.
Il est d'ailleurs dommage de ne pas voir apparaître l'AFCA dans le comité de pilotage de la manifestation qui s'est réuni le 20 juillet dernier (étaient présents: Agence du court métrage, Auteurs - Réalisateurs - Producteurs / ARP, Arte France, Association française des cinémas d’art et d’essai, Canal+, Dailymotion, Fédération nationale des cinémas français, Festival du court métrage de Clermont Ferrand, France Télévisions, Groupement national des cinémas de recherche, Les Lutins du court métrage, MTV, SACD, Société des Réalisateurs de Films – SRF, Syndicat des Producteurs Indépendants – SPI)
Pour ce "Jour le plus court" le CNC met en place: " Un catalogue de films mis à disposition, dont les droits sont libérés pour ce jour là. Un label “Le Jour le Plus Court” qui inscrit le participant dans le programme officiel. Une couverture médiatique nationale. Des outils de communication à disposition de tous."
Toujours dans le dossier de presse à propos du catalogue de films: " Un catalogue de films, avec plusieurs centaines de titres, classés par différents critères (pour faciliter la programmation : classement par thème, par région…), est mis en place par l’Agence du court métrage. Ce catalogue sera divisé en deux types de films :
les courts métrages destinés aux projections collectives et ceux destinés au web. Les droits des films sont acquis pour ce seul catalogue et uniquement pour la journée du 21 décembre. Les participants ont la possibilité de faire leur propre programmation, en dehors du catalogue proposé, mais ils doivent s’assurer de l’autorisation des ayant droits."
Au niveau de la communication autour de la fête: "En étroite collaboration avec des partenaires, Le Jour le Plus Court utilisera tous les relais de communication possibles auprès des médias nationaux, avec l’aide notamment d’un film “bande annonce”. Il mettra en place un site internet au service des participants et du public ainsi qu’un programme. Il assurera également la diffusion d’outils auprès des participants (affiches, affichettes, cartes postales…)."
Un Mode d’emploi du Jour le Plus Court est rajouté en fin de dossier de presse: "Le Jour le Plus Court se charge de lancer son appel à participation, de recenser les initiatives, de les accompagner et d’initier pour et avec des lieux spécifiques des actions originales (mais il appartient à l’organisateur de trouver des aides financières nécessaires à la réalisation du projet). Chaque participant est alors labellisé Le Jour le Plus Court grâce à une convention. Ce label lui donne accès au catalogue de films, au kit communication et il apparaît dans le programme officiel."
C'est un peu toujours la même chose on ne peut, je pense, que se satisfaire de l'organisation de ce genre de fête. Tout en se demandant quand même si les efforts et l'argent qui vont être dépensés pour une seule journée, que ce soit en communication ou dans les nombreux frais que ces manifestations peuvent engendrer, ne pourraient pas plutôt servir à défendre le court métrage tout au long de l'année.
Des contradicteurs, à juste titre, pourraient aussi me dire qu'il faut espérer que cette fête va permettre de donner un coup de projecteur sur le court métrage et ainsi relancer les projections dans les cinémas.
Et il faut vraiment l’espérer car le fait que les salles, dans leur grande majorité, ne jouent plus leur rôle cinéphilique de montrer des courts métrages est scandaleux. Et il me semble que le Ministère de la culture devrait obliger les organismes publics qui reçoivent des subventions comme la Cinémathèque à passer avant chaque film ou presque un court métrage (oui je comprends que ce genre de phrase et de mot (obliger) en fasse frémir plus d'un parmi vous, c'est le grand débat d'une intervention forcée ou non de l'état ... et on sait bien sur ce que ça peut donner quand l'intervention s'impose un peu trop ... c'est bien sur très complexe).
Il est d'ailleurs intéressant de voir Dailymotion participer en tant que partenaire à cette fête car si certaines chaines de télé continuent à produire des courts métrages, en ce qui concerne la diffusion on peut dire qu'aujourd'hui (et depuis maintenant quelques années) le net est très très largement en avance sur la télé. Car même celles qui produisent régulièrement des courts comme Arte et Canal Plus ne les passent souvent que très tard le soir ou dans la nuit ...
Et les courts sur la toile peuvent avoir un énorme succès ... une preuve que le public aime voir des films de ce format.
Le site de la Fête