mercredi 10 août 2011
Ficam 2011
Par Zewebanim, mercredi 10 août 2011 à 11:32 :: Ça se montre
Bon alors il y avait quoi au FICAM cette année ?


Un directeur artistique lumineux détaillant le programme 2011 du FICAM à la télé
Tout d’abord un coup de projecteur sur l’animation russe.
Avec au niveau projection une belle rétrospective Soyouzmoultfilm.
Celle-ci, préparée notamment avec l’aide d’Olivier Catherin – grand connaisseur du cinéma d’animation russe – nous a donné la possibilité de voir des courts et des longs métrages rarement diffusés, des films souvent réalisés par les plus grands comme Lev Atamanov ou Ivan Ivanov-Vano.
Coté invités on est maintenant habitué à voir et rencontrer au FICAM des personnalités très importante du Monde de l’animation, elles viennent montrer leurs films et parler de leur savoir faire.

Alexandre Petrov avec Mohammed Beyoud le directeur artistique du FICAM, dans l'ombre mais heureux d'avoir réussi à avoir ce grand cinéaste dans son festival
On commence par Alexandre Petrov, l’un des grands maitres de la peinture animée qui a proposé, en plus d’une séance de quelques uns de ses films, une démonstration de sa technique.
Ce genre de séance est toujours très impressionnante la beauté du geste vif et pourtant très précis permet à l’imaginaire du spectateur de comprendre un peu mieux la « magie » mélange de simplicité et de technicité qui est mis à l’œuvre dans chacun des films.




Le thé à la menthe, que j’ai le plaisir d’animer et qui permet une rencontre entre les professionnels et le public, a aussi été passionnant. Le réalisateur russe nous expliquant aussi bien ses débuts, son travail d’adaptation de grands noms de la littérature, la difficulté aujourd’hui d’être produit (il a, comme beaucoup d’autres réalisateurs, un projet de long métrage) tout en précisant qu’il avait quand même toujours eu beaucoup de chance de ce coté là. Seule petite chose si il est enclin à parler de la technique il n’aime visiblement pas trop parler des thèmes qui jalonnent ses films, c’est dommage mais bien sur beaucoup d’auteurs considèrent qu’ils/elles disent tout dans leurs films et qu’il n’y a pas besoin de plus d’explications, une position tout à fait compréhensible.

Des thés à la menthe suivis aussi par des professionnels, ici Olivier Catherin, producteur et créateur de la société Les 3 Ours
Autre invités de cette année Konstantin Bronzit et Alexey Alexeev.
Le second, réalisateur notamment de KJFG 5, à lui aussi conduit une séance/atelier pour montrer sa façon de travailler. Un seul leitmotiv pour Alexeev « Si je peux le faire, vous pouvez le faire ».
Il a donc passé une heure à nous décrire l’utilisation de son logiciel en animant ses personnages d’animaux tout en répétant à chaque nouvel étape « L’important c’est de s’amuser, je fais mes petites animations comme ça pour le fun rien de plus et il faut surtout que ce soit rapide ».
On aime ou pas le style d’Alexeev mais sa conférence était vraiment la bienvenue dans un monde de l’animation qui parle beaucoup de technique.
Il m’est difficile de parler du thé à la mente qui s’est déroulé avec Konstantin Bronzit et Alexey Alexeev. On m’avait prévenu que ça pouvait être compliqué et … ça l’a été :)
Alexeev a vraiment joué le jeu de la rencontre, même si c’est un exercice qu’il n’aime visiblement pas trop, mais Konstantin Bronzit lui a plutôt refusé mes questions surtout quand il s’est rendu compte qu’une grande partie de l’assistance n’avait pas vu ses films. J’ai beau eu lui expliqué que certes c’était dommage mais que ces rencontres permettent aussi une discussion entre des réalisateurs/trices confirmé(e)s et un public d’étudiants avides de savoir comment ils/elles ont réussi(e)s à faire ce que eux aimeraient faire plus tard. Un témoignage d’autant plus important de la part des réalisateurs/trices présents que le cinéma d’animation commencent un peu à prendre son essor au Maroc (on commence à parler d’école d’animation, des studios se mettent en place …).
Ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à un réalisateur un peu récalcitrant, Andrei Khrajnovski l’avait déjà un peu fait quelques mois auparavant au Forum des images, en essayant d’évacuer mes questions qu’il jugeait visiblement presque trop intellectuelles (si si je vous jure moi aussi j’étais surpris :) et se détournant vers le public afin de demander aux spectateurs de lui poser des questions.
Et c’est ce qu’à fait également Konstantin Bronzit … J’ai alors abandonné mon papier et mes questions.
Et Konstantin Bronzit à la suite d’une question d’une étudiante qui lui demandait comment il était devenu réalisateur a commencé à se lever devant le public et à proclamer aux étudiants que pour être un bon animateur il fallait avoir reçu le don de Dieu dès la naissance sans autre alternative. Au final il y a eu peu de questions La rencontre n’a malheureusement pas duré très longtemps et les étudiants m’ont dit qu’ils n’avaient pas malheureusement pas tellement compris le discours du réalisateur.
L’autre Coup de projecteur du festival a été sur l'énorme travail de Didier Brunner et des Armateurs. Le producteur était là et a présenté des nombreux films longs et courts comme Allez raconte ! Princes et princesses, Brendan, Tchoupi et bien sur Les Triplettes de Belleville et le second Kirikou.

Didier Brunner à droite et Jean-Christophe Roger à gauche présentés par un directeur artistique (là encore très heureux, ce geste avec une main tenant le micro et l'autre très près étant très significatif du contentement chez le directeur artistique du FICAM) lors de la soirée d'ouverture.
Didier Brunner a aussi participé à un thé à la menthe, avec Jean-Christophe Roger (le réalisateur d’Allez raconte !). On en apprit un peu plus sur les productions des films (notamment Les Triplettes de Belleville) et sur les difficultés de gagner de l’argent avec des films d’animation aujourd’hui (Allez raconte par exemple n’a pas du tout marché en salles), les problèmes de distribution ...
Jean-Christophe Roger a lui aussi été très intéressant notamment sur l’écriture du scénario ou le travail avec les acteurs.
Autre point fort du Ficam c’est la séance sur la jeune création marocaine qui nous permet de suivre chaque année l’évolution d’une partie de celle-ci.
Une séance qu’il faut coupler avec l’un des événements du FICAM la remise du Grand Prix Aïcha de l’animation qui permet de voir éclore un nouveau talent. Un Grand Prix qui évolue chaque année puisqu’en plus du chèque le réalisateur va en résidence d’écriture à L’abbaye de Fontevraud et cette année les membres du jury ont même proposé de l’accompagner dans son projet.

Le vainqueur de cette année à droite avec Valérie Schermann à gauche et un directeur artistique qui tient déjà bien le gagnant pour qu'il finisse à temps son film.

Et là le vainqueur avec Mr Devico, PDG des Conserve Aïcha - société sponsor pendant des années du festival et aujourd'hui organisatrice du FICAM

Sous le regard attentif, et les applaudissements, d'Olivier Catherin
Il serait vraiment intéressant que le Ficam devienne encore plus la vitrine de l’animation non seulement marocaine mais aussi de tout l’Afrique. Elle l’a souvent fait les années précédentes en invitant les pionniers comme Mustapha Alassane ou ceux qui construisent l’animation d’aujourd’hui, il faut absolument continuer dans ce sens là.
Bon le Ficam c’est un festival à part entière donc vous avez aussi des projections de longs en avants premières accompagnées par le réalisateur ou un spécialiste, les matinées avec des projections de courts permettant une approche différente de l’animation pour les petits et bien sur une compétition. Dans les films que j’ai retenu, et dont je ne vous avais pas parlé ici j’en retiendrais deux : Le dernier Atsushi Wada « Haru no shikumi », et « A lost and found box of human sensation » de Martin Wallner et Stefan Leuchtenberg (ce dernier était en compétition à Annecy cette année).
A noter que si plein de studios et d’écoles jouent bien le jeu en envoyant leurs films il y a encore trop de studios qui ne le font pas et c’est vraiment dommage car le FICAM à travers sa compétition permet de montrer et diffuser un cinéma différents des grosses productions, ce qui est fondamental encore une fois dans un pays où le cinéma d’animation commence à émerger. Il faut vraiment que tous les studios et les écoles pensent à envoyer leurs films.
Il y a eu de nombreuses cartes blanches permettant aux invités (Studio MacGuff, Tat productions, France Télévisions, AAA) de montrer des making of ou des productions. J’en retiendrais surtout deux cette année celle de Cédric Littardi, fondateur du label Kaze (qui avait le droit aussi cette année à un coup de projecteur et qui proposait de nombreux longs métrages de son catalogue) et celle de Canal + qui présentait le Labo d'images. Bon pour ceux qui était présents au festival et qui lisent cet article, je ne dis pas ça parce que j’ai eu le plaisir d’animer ces deux cartes blanches hein mais bien parce qu’on apprit plein de choses.
Dans la première Cédric Littardi nous a communiqué plein de chiffres et nous a expliqué les ressorts du travail avec le Japon et les difficultés de diffusion de ce cinéma à une certaine époque en France.
Et la seconde parce que c’est là que le débat sur le labo d’images a commencé, alors que jusqu’à présent il n’y avait pas vraiment de discussion et chacun donnait son avis de son coté (mais je dois avouer que malgré une tentative récente d’ouverture de débat sur ce sujet ça n’a pas donné grand-chose ni d’un coté, ni de l’autre).
Des expos dont surtout celle consacrée à Abdelakrim Ouazzani, Directeur de l'institut national des beaux-arts de Tétouan et artiste plasticien reconnu dans le Monde entier (il est notamment Chevalier des Arts et des lettres en France).




Pour finir ce petit tour d’horizon l’un des points importants du FICAM c’est bien sur la rencontre des professionnels avec le public et les étudiants aux travers des Thés à la menthe (celle avec Valérie Schermann - productrice de Prima Linéa ou avec Jacques Cambra et Yan Volsy ont été très instructives), des Coulisses de la création mais surtout pour les étudiants d’ateliers.
Comme l’atelier scénarimage par Iouri Tcherenkov (autre grand invité russe de cette année), la bande annonce encadrée par Zahra Bourimi (Animtik) et un atelier avec AAA (Les Ateliers d'Animation d'Annecy) qui ont créé un très joli film pendant la durée du festival. Ces ateliers constituent souvent pour les étudiants leurs premières approches de l’animation et sont donc des bases importantes pour les futurs animateurs/trices marocains.
Et en plus de rencontres avec des pros et des grandes discussions,

ici entre les deux Olivier C. de l'animation. Cotte à gauche et Catherin à droite,
il y a aussi plein de moments un peu magique comme la conférence plein d’énergie et de passion de Béatrice Martin Starewitch sur le travail extraordinaire de son grand-père, ou un ciné-concert là aussi plein de fougue et d’énergie mené par Jacques Cambra. Ce dernier ne fait pas que plaquer une musique stéréotypée sur des films muets mais improvise des morceaux différents et reflétant sa vision de chaque film. Avec en apothéose un excellent morceau créé avec des musiciens du conservatoire de Meknés, prouvant aussi l’importance que prend le festival dans la vie culturelle de la ville.

Et le FICAM c'est aussi des Oliviers ravis qui mangent bien

un directeur artistique recevant des cadeaux, mérités, des invités (ici Christian Janicot, caché, et Marie-Anne Fontenier pour le Laboratoire des images)

et des invités qui attendent la prochaine édition
Un directeur artistique lumineux détaillant le programme 2011 du FICAM à la télé
Tout d’abord un coup de projecteur sur l’animation russe.
Avec au niveau projection une belle rétrospective Soyouzmoultfilm.
Celle-ci, préparée notamment avec l’aide d’Olivier Catherin – grand connaisseur du cinéma d’animation russe – nous a donné la possibilité de voir des courts et des longs métrages rarement diffusés, des films souvent réalisés par les plus grands comme Lev Atamanov ou Ivan Ivanov-Vano.
Coté invités on est maintenant habitué à voir et rencontrer au FICAM des personnalités très importante du Monde de l’animation, elles viennent montrer leurs films et parler de leur savoir faire.
Alexandre Petrov avec Mohammed Beyoud le directeur artistique du FICAM, dans l'ombre mais heureux d'avoir réussi à avoir ce grand cinéaste dans son festival
On commence par Alexandre Petrov, l’un des grands maitres de la peinture animée qui a proposé, en plus d’une séance de quelques uns de ses films, une démonstration de sa technique.
Ce genre de séance est toujours très impressionnante la beauté du geste vif et pourtant très précis permet à l’imaginaire du spectateur de comprendre un peu mieux la « magie » mélange de simplicité et de technicité qui est mis à l’œuvre dans chacun des films.
Le thé à la menthe, que j’ai le plaisir d’animer et qui permet une rencontre entre les professionnels et le public, a aussi été passionnant. Le réalisateur russe nous expliquant aussi bien ses débuts, son travail d’adaptation de grands noms de la littérature, la difficulté aujourd’hui d’être produit (il a, comme beaucoup d’autres réalisateurs, un projet de long métrage) tout en précisant qu’il avait quand même toujours eu beaucoup de chance de ce coté là. Seule petite chose si il est enclin à parler de la technique il n’aime visiblement pas trop parler des thèmes qui jalonnent ses films, c’est dommage mais bien sur beaucoup d’auteurs considèrent qu’ils/elles disent tout dans leurs films et qu’il n’y a pas besoin de plus d’explications, une position tout à fait compréhensible.
Des thés à la menthe suivis aussi par des professionnels, ici Olivier Catherin, producteur et créateur de la société Les 3 Ours
Autre invités de cette année Konstantin Bronzit et Alexey Alexeev.
Le second, réalisateur notamment de KJFG 5, à lui aussi conduit une séance/atelier pour montrer sa façon de travailler. Un seul leitmotiv pour Alexeev « Si je peux le faire, vous pouvez le faire ».
Il a donc passé une heure à nous décrire l’utilisation de son logiciel en animant ses personnages d’animaux tout en répétant à chaque nouvel étape « L’important c’est de s’amuser, je fais mes petites animations comme ça pour le fun rien de plus et il faut surtout que ce soit rapide ».
On aime ou pas le style d’Alexeev mais sa conférence était vraiment la bienvenue dans un monde de l’animation qui parle beaucoup de technique.
Il m’est difficile de parler du thé à la mente qui s’est déroulé avec Konstantin Bronzit et Alexey Alexeev. On m’avait prévenu que ça pouvait être compliqué et … ça l’a été :)
Alexeev a vraiment joué le jeu de la rencontre, même si c’est un exercice qu’il n’aime visiblement pas trop, mais Konstantin Bronzit lui a plutôt refusé mes questions surtout quand il s’est rendu compte qu’une grande partie de l’assistance n’avait pas vu ses films. J’ai beau eu lui expliqué que certes c’était dommage mais que ces rencontres permettent aussi une discussion entre des réalisateurs/trices confirmé(e)s et un public d’étudiants avides de savoir comment ils/elles ont réussi(e)s à faire ce que eux aimeraient faire plus tard. Un témoignage d’autant plus important de la part des réalisateurs/trices présents que le cinéma d’animation commencent un peu à prendre son essor au Maroc (on commence à parler d’école d’animation, des studios se mettent en place …).
Ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à un réalisateur un peu récalcitrant, Andrei Khrajnovski l’avait déjà un peu fait quelques mois auparavant au Forum des images, en essayant d’évacuer mes questions qu’il jugeait visiblement presque trop intellectuelles (si si je vous jure moi aussi j’étais surpris :) et se détournant vers le public afin de demander aux spectateurs de lui poser des questions.
Et c’est ce qu’à fait également Konstantin Bronzit … J’ai alors abandonné mon papier et mes questions.
Et Konstantin Bronzit à la suite d’une question d’une étudiante qui lui demandait comment il était devenu réalisateur a commencé à se lever devant le public et à proclamer aux étudiants que pour être un bon animateur il fallait avoir reçu le don de Dieu dès la naissance sans autre alternative. Au final il y a eu peu de questions La rencontre n’a malheureusement pas duré très longtemps et les étudiants m’ont dit qu’ils n’avaient pas malheureusement pas tellement compris le discours du réalisateur.
L’autre Coup de projecteur du festival a été sur l'énorme travail de Didier Brunner et des Armateurs. Le producteur était là et a présenté des nombreux films longs et courts comme Allez raconte ! Princes et princesses, Brendan, Tchoupi et bien sur Les Triplettes de Belleville et le second Kirikou.
Didier Brunner à droite et Jean-Christophe Roger à gauche présentés par un directeur artistique (là encore très heureux, ce geste avec une main tenant le micro et l'autre très près étant très significatif du contentement chez le directeur artistique du FICAM) lors de la soirée d'ouverture.
Didier Brunner a aussi participé à un thé à la menthe, avec Jean-Christophe Roger (le réalisateur d’Allez raconte !). On en apprit un peu plus sur les productions des films (notamment Les Triplettes de Belleville) et sur les difficultés de gagner de l’argent avec des films d’animation aujourd’hui (Allez raconte par exemple n’a pas du tout marché en salles), les problèmes de distribution ...
Jean-Christophe Roger a lui aussi été très intéressant notamment sur l’écriture du scénario ou le travail avec les acteurs.
Autre point fort du Ficam c’est la séance sur la jeune création marocaine qui nous permet de suivre chaque année l’évolution d’une partie de celle-ci.
Une séance qu’il faut coupler avec l’un des événements du FICAM la remise du Grand Prix Aïcha de l’animation qui permet de voir éclore un nouveau talent. Un Grand Prix qui évolue chaque année puisqu’en plus du chèque le réalisateur va en résidence d’écriture à L’abbaye de Fontevraud et cette année les membres du jury ont même proposé de l’accompagner dans son projet.
Le vainqueur de cette année à droite avec Valérie Schermann à gauche et un directeur artistique qui tient déjà bien le gagnant pour qu'il finisse à temps son film.
Et là le vainqueur avec Mr Devico, PDG des Conserve Aïcha - société sponsor pendant des années du festival et aujourd'hui organisatrice du FICAM
Sous le regard attentif, et les applaudissements, d'Olivier Catherin
Il serait vraiment intéressant que le Ficam devienne encore plus la vitrine de l’animation non seulement marocaine mais aussi de tout l’Afrique. Elle l’a souvent fait les années précédentes en invitant les pionniers comme Mustapha Alassane ou ceux qui construisent l’animation d’aujourd’hui, il faut absolument continuer dans ce sens là.
Bon le Ficam c’est un festival à part entière donc vous avez aussi des projections de longs en avants premières accompagnées par le réalisateur ou un spécialiste, les matinées avec des projections de courts permettant une approche différente de l’animation pour les petits et bien sur une compétition. Dans les films que j’ai retenu, et dont je ne vous avais pas parlé ici j’en retiendrais deux : Le dernier Atsushi Wada « Haru no shikumi », et « A lost and found box of human sensation » de Martin Wallner et Stefan Leuchtenberg (ce dernier était en compétition à Annecy cette année).
A Lost and Found Box of Human Sensation (Trailer) from Dancing Squirrel on Vimeo.
A noter que si plein de studios et d’écoles jouent bien le jeu en envoyant leurs films il y a encore trop de studios qui ne le font pas et c’est vraiment dommage car le FICAM à travers sa compétition permet de montrer et diffuser un cinéma différents des grosses productions, ce qui est fondamental encore une fois dans un pays où le cinéma d’animation commence à émerger. Il faut vraiment que tous les studios et les écoles pensent à envoyer leurs films.
Il y a eu de nombreuses cartes blanches permettant aux invités (Studio MacGuff, Tat productions, France Télévisions, AAA) de montrer des making of ou des productions. J’en retiendrais surtout deux cette année celle de Cédric Littardi, fondateur du label Kaze (qui avait le droit aussi cette année à un coup de projecteur et qui proposait de nombreux longs métrages de son catalogue) et celle de Canal + qui présentait le Labo d'images. Bon pour ceux qui était présents au festival et qui lisent cet article, je ne dis pas ça parce que j’ai eu le plaisir d’animer ces deux cartes blanches hein mais bien parce qu’on apprit plein de choses.
Dans la première Cédric Littardi nous a communiqué plein de chiffres et nous a expliqué les ressorts du travail avec le Japon et les difficultés de diffusion de ce cinéma à une certaine époque en France.
Et la seconde parce que c’est là que le débat sur le labo d’images a commencé, alors que jusqu’à présent il n’y avait pas vraiment de discussion et chacun donnait son avis de son coté (mais je dois avouer que malgré une tentative récente d’ouverture de débat sur ce sujet ça n’a pas donné grand-chose ni d’un coté, ni de l’autre).
Des expos dont surtout celle consacrée à Abdelakrim Ouazzani, Directeur de l'institut national des beaux-arts de Tétouan et artiste plasticien reconnu dans le Monde entier (il est notamment Chevalier des Arts et des lettres en France).
Pour finir ce petit tour d’horizon l’un des points importants du FICAM c’est bien sur la rencontre des professionnels avec le public et les étudiants aux travers des Thés à la menthe (celle avec Valérie Schermann - productrice de Prima Linéa ou avec Jacques Cambra et Yan Volsy ont été très instructives), des Coulisses de la création mais surtout pour les étudiants d’ateliers.
Comme l’atelier scénarimage par Iouri Tcherenkov (autre grand invité russe de cette année), la bande annonce encadrée par Zahra Bourimi (Animtik) et un atelier avec AAA (Les Ateliers d'Animation d'Annecy) qui ont créé un très joli film pendant la durée du festival. Ces ateliers constituent souvent pour les étudiants leurs premières approches de l’animation et sont donc des bases importantes pour les futurs animateurs/trices marocains.
Et en plus de rencontres avec des pros et des grandes discussions,
ici entre les deux Olivier C. de l'animation. Cotte à gauche et Catherin à droite,
il y a aussi plein de moments un peu magique comme la conférence plein d’énergie et de passion de Béatrice Martin Starewitch sur le travail extraordinaire de son grand-père, ou un ciné-concert là aussi plein de fougue et d’énergie mené par Jacques Cambra. Ce dernier ne fait pas que plaquer une musique stéréotypée sur des films muets mais improvise des morceaux différents et reflétant sa vision de chaque film. Avec en apothéose un excellent morceau créé avec des musiciens du conservatoire de Meknés, prouvant aussi l’importance que prend le festival dans la vie culturelle de la ville.
Et le FICAM c'est aussi des Oliviers ravis qui mangent bien
un directeur artistique recevant des cadeaux, mérités, des invités (ici Christian Janicot, caché, et Marie-Anne Fontenier pour le Laboratoire des images)
et des invités qui attendent la prochaine édition








