vendredi 29 août 2008

Un vrai Heart Break ...

Comme c'est bien imaginé et si juste, c’est encore mieux si on comprend l'anglais même si le visuel peut se suffire pour apprécier le message. Et puis je trouve ça courageux parce qu'on entend finalement quasiment pas la chanson mais l'idée est si bonne qu'on retient quand même le peu de la chanson qu'on entend.
Bon moi j’attends la renaissance de la fin depuis quelques années mais maintenant que j’ai vu le clip j’ai espoir :))


Festival Silhouette

Le 7e Festival Silhouette aura lieu du 31 août au 7 septembre 2008 au Parc Des Buttes Chaumont et à La Bellevilloise.

Au programme projections de courts métrages, dont beaucoup d'anim.

L'après midi c'est à la Bellevilloise avec notamment des projections plus destinées aux enfants, mais n'hésitez pas y aller si vous êtes un adulte car il y a des films de grande qualité: KJFG N°5 d'Alexei Alexeev, Tôt Ou Tard de Jadwiga Kowalska, Recto Verso de Juan Pablo euh pardon de Gabriel Jacquel :) notamment.

Et le soir c'est donc au Parc des Buttes Chaumont en plein air là aussi avec quelques bons courts métrages d'anim: John et Karen de Matthew Walker, Madame Tutli Putli de Maciek Szczerbowski et Chris Lavis, Operator de Matthew Walker.
C'est à 21h00 et avant chaque projection il y a un concert à 19h00.

Le programme en PDF et le site du festival

jeudi 28 août 2008

Annecy 2008 - Le compte rendu fait un tour chez les petits qui deviendront grands ...

Coté compet télé, ben j’ai vu aucune séance, ça fait plusieurs festivals que je ne vais plus voir qu’une ou deux séances, et là cette année ben aucune … Bon pendant le voyage du retour j’ai noté quelques conseils de Cé, grand amateur et connaisseur de série télé. Il y avait notamment Usavich une série japonaise qui est en effet très bien, très délirante !

Quelques épisodes ci-dessous le reste sur Youtube



Dans la liste il y avait aussi une série d’Enzo d’Alo, Pocoyo, Engel zu Fuß.Un épisode de la série Histoires comme ça d’après Rudyard Kipling ( Just So Stories for Little Children), Talented mouse.

Il y avait peut-être d’autres choses que je n’ai pas note. J’aurais bien aimé voir l’Hiver de Léon produit par Folimage.

Euh pas de films de commande non plus …

Par contre alors que lors de mes premiers festivals je loupais toutes les séances de films d’étudiant(e)s et bien maintenant j’essaye de n’en louper aucune. C’est souvent dans cette section que je peux voir les films qui me font le plus vibrer, le plus réagir. Il faut dire que la plupart d’entre eux ont un an pour faire leur film, avec un encadrement et du matériel pro, et souvent rien à se soucier d’autre que de finir le film à temps (pas de producteur ou de télé, donc pas de deadline du à l’argent mais uniquement le diplôme, c’est déjà pas mal pourrait me dire certains d’entre vous … euh oui mais d’abord je vous ai rien demandé et pourquoi vous prenez la parole sur mon blog, utilisez les commentaires si vous voulez dire quelque chose … non mais c’est vrai quoi !).
Ils en profitent pour se livrer plus aussi bien au niveau des histoires que de la forme. Seule la bande son est souvent insuffisamment exploitée.
Donc cette année encore une fois plein de belles et bonnes choses.

Dans le programme 1 : Au dessus du lot le très beau Camera Obscura de Matthieu Buchalski, Jean-Michel Dreschler, Thierry Onillon. Dans ce film, en très beau noir et blanc (mais avec beaucoup de nuances), on nous donne à apercevoir le monde intérieur d’un aveugle. Un film fait à Supinfocom Valenciennes et qui tranche dans son style et dans son histoire avec une grande partie des films, souvent d’une technique absolument remarquable mais pour beaucoup souvent un peu faible au niveau de l’histoire et de la mise en scène, trop souvent stéréotypés. Camera Obscura fait partie des grands films qui sont sortis de Supinfocom (Overtime, Tim Tom, Loop, 90° …). Vous pouvez le voir ici (payant).



Aussi dans ce premier programme Le Voyageur de Johan Pollefoort, La Cambre. Un film étonnant graphiquement et surtout au rythme impeccable. Time is running out de Marc Reisbig, Royal College of Art. J’avoue avoir compris un peu tard ce qui se passait donc j’aimerais beaucoup le revoir! En fait petit à petit, sur plus de 6 minutes, l’écran rétrécit. Le film passe progressivement du plein écran, au pano, au cinémascope … et les barres horizontales écrasent tout ce qui se trouvent sur l’écran …
A noter aussi Vizen (On Water) de Fruzsina Gaal, Le Temps d’Orphée de Constantin Beine (encore la Cambre) et pour son rythme et sa réalisation qui fonctionnent très bien avec son sujet O Voo (L’envol) de Philippe Diop (même si j’avoue ne pas être touché par le graphisme) pour l’Ecole Pivaut. Et je crois qu’ Ububa (Corée du Sud) m’a intéressé lors de la séance, mais je ne m’en souviens plus bien :( Et puis j’avoue que j’ai bien aimé Muscle man, sûrement à cause de sa longueur. Il s’agit d’un combat entre deux robots, et beaucoup ne savait pas si il fallait le prendre au premier ou au … degré. J’ai choisi la seconde solution.

Et puis pour le plaisir je vous en ai déjà parlé mais dans ce programme il y avait l’excellent Le Café de Stéphanie Marguerite et Emilie Tarascou. D’ailleurs au passage je m’excuse de nouveau au près d’Emilie car je devais mettre en ligne un film qu’elle avait fait pour Beaubourg et que j’aimais beaucoup, mais c’était une période difficile pour Zewebanim et finalement je n’avas pas pu le faire. Je ne sais pas si elle a eu mon mail d’excuse donc je le fais en ligne (si jamais un jour elle passe par là). Fin du message perso, revenons au film :



Dans le programme 2 mon coup de Coeur c’est Straying Little Red Riding Hood de Pecoraped. Derrière ce nom se cache deux filles qui ont réalisé une énième version du petit chaperon rouge mais cette fois ci sous champignon hallucinogène. Un long travelling dans lequel les décors, et les personnages apparaissent, disparaissent de tous les coins de l’écran. A voir absolument ! Un film fait dans le cadre de l’Hiroshima City University Faculty of Arts Master.

un extrait:



Aussi dans ce programme le visuellement étonnant Immeasurable de Gergely Cziraki pour la NFTS. Dans lequel un homme se retrouve dans un pièce avec un insecte qui va rapidement se transforme en de nombreux insectes prenant différentes formes. Mélange prise de vues réelles et anim ordi pour les insectes. Surprenant.
J’ai bien aimé Margot de Gerlando Infuso de La Cambre (encore!). Non pas forcément pour son histoire, ni finalement pour son style (anim de marionnettes) mais par son étonnant rythme. Le réalisateur prend tout son temps pour nous raconter son histoire et pour peu qu’on veuille se laisser entraîner c’est un voyage qui se révèle assez fascinant par moment j’avoue.
Un autre film qui prend son temps c’est Marine (petites choses) de Mathieu Chaptel. Un film comme on en voit finalement assez peu en animation, qui peut en agacer certains à cause de l’histoire, une adolescente qui décide de partir de chez elle … Pour moi l’une des grandes réussite du film c’est que le réalisateur s’attarde à dépeindre ces petits moments du quotidiens, ces moments où il se passe tant de choses dans nos têtes mais qui sont finalement assez peu spectaculaire à l’écran. Pourtant on sent bien les moments d’angoisses, d’inquiétudes de cette adolescente. C’est à mon avis ce style de scène qui font la grande force de certains longs métrages d’animation japonais la présence de moments du quotidien (Manger, se promener … ) ce qui a pour conséquence d’insuffler encore plus de vie dans les personnages. Des actions que les longs métrages européens et américains mettent rarement en scène et si elles le sont c’est plus dans une volonté de faire avancer l’action, l’intrigue. Marine a été réalisé à l’Ecole Pivaut , qui s’installe petit à petit à petit dans le paysage des bonne écoles française d’animation. Vous pouvez le voir ici

Je crois que j’ai bien aimé Recorder de Ryu Kato du Tokyo National University of Fine Arts

Programme 3. Ben pas vraiment de film qui sort du lot, j’avoue même qu’en regardant les images des films j’en ai visiblement oublié un certain nombre … Alors quand même il y avait des films que j’aime bien. My happy end de Milen Vitanov pour le Hochschule für film und fernsehen. Un chien qui passé son temps à courir derrière sa queue finit par l’attraper, elle devient son meilleur ami. L’idée est bonne, et le début du film très drôle, je trouve qu’il s’essouffle (le film pas le chien), mais très sympa quand même.



Il y a avait aussi deux films dont je vous ai déjà parlé : Quidam Dégomme de Rémy Schaepman pour l’Institut Sainte-Geneviève. Un homme voit son quotidien changé par l’arrivée d’un mouton sur le toit de l’immeuble en face de chez lui …une idée que j’avais adoré quand je l’avais vu à l’état de projet lors de portes ouvertes à Ste Geneviève. Et après avoir vu le film, ça confirme tout le bien que j’en pensais. Et L’Amour m’anime de Chloé Mazlo.

Le programme 4 … La Queue de la souris bien sur ! Un film fait à la Poudrière par Benjamin Renner. Au-delà de l’histoire (une fable très jolie sur une souris qui essaye de se sortir des griffes d’un lion) c’est le graphisme qui plait, le mélange de papier découpé et d’ordi 2D est une petite merveille.



Les autres films faisaient un peu pâle figure. A noter quand même Moving still de Santiago Caicedo de Roux pour l’Ensad, un film en relief. Je me souviens aussi de Rub Out un film coréen étonnant sur un homme coincé dans un train suite à un accident et qui a ment à sa femme au téléphone, ne voulant pas l’affoler. Celle-ci l’apprend sur un écran lorsqu’elle fait ses courses, je crois, mais à son tour elle lui ment … Un portrait de deux personnes, qui s’aiment, dans un moment difficile.

Et puis un programme en moins chez les grands ça donne un programme en plus chez les petits ; )
De très beaux films étaient dans ce dernier programme dont The dream in the dream d’Ikue Sugidono, Hiroshima City University of Arts Master. Un film en éléments découpés sur le rêve du Grand amour. Est-ce qu’il n’est que dans les rêves ou aussi dans la réalité. Un film plein de charme même dans les moments un peu plus amer…La musique qui joue sur la répétition du même thème pour chaque jour de la semaine peut agacer ou alors au contraire renforcer le charme de la recherche. Vous aurez compris pour moi c’est le deuxième. Vous pouvez voir un extrait ici mais la qualité n’est pas bonne.



Autre film touchant et plein de charme Tôt ou tard de Jadwiga Kowalska Hochschule Luzern dans lequel en déréglant le Temps un écureuil vivant uniquement le jour rencontre une chauve-souris vivant uniquement la nuit, ils ne vont plus vouloir que les choses redeviennent comme avant leur rencontre.
Le temps a joué un tour à certains films et je ne me souviens plus bien si j’avais bien aimé des films comme Doxology de Michael Langan ou Red Rabbit d’Egmont Mayer. Je crois que j’ai bien aimé le début de chacun des deux film, le premier à cause de son coté frapadingue de ses délires, bien aidé par l’utilisation de la Pixillation , le second pour son histoire un homme a un gigantesque lapin chez lui, mais que sur la longueur ils m’avaient un peu ennuyés.

Haaf and me d’Olivier Aemisegger de la Hoschschule Luzern. Un délire du réalisateur au cours d’un voyage en Chine avec un personnage qu’il a créé … Pour finir un film d’une grande force, malheureusement non sous-titré et pas toujours facile à comprendre : Stand Up de Joseph Pierce, NFTS. Un stand up comic commence à perdre son public, les blagues se font de plus en plus dures. Il finit par se mettre à nu verbalement et physiquement. Vous pouvez voir un extrait du film ainsi que d’autre réalisation des étudiants de la NFTS ici

dimanche 24 août 2008

Annecy 2008 - Le compte rendu est là, il est là ...

Bon j’ai écrit plusieurs fois le petit texte du début, je ne sais pas si je suis vraiment compréhensible. Ma volonté n’était pas de raviver une polémique mais juste d’expliquer mon point de vue, je ne sais pas si j’y suis vraiment arrivé. Mon but avec ce texte n’est pas de dire que ma position est la bonne mais juste tenter de faire un peu évoluer le système de sélection (mais beaucoup d’entre vous m’ont dit qu’ils étaient satisfaits de ce système), en prenant un peu des avis de tout le monde, car il me semble dès fois pas très clair. Voilà certains d’entre vous peuvent être surpris de me voir prendre autant de précautions, mais c’est un sujet qui mérite à mon avis mieux qu’un avis sur un blog, mais une vraie discussion. Et puis je ne suis pas très satisfait du texte j’ai failli l’effacer plusieurs fois en me disant que c’était inutile, d’ailleurs si vous le pensez n’hésitez pas à me le dire je l’enlèverais.
Et si c’est un sujet qui vous semble pertinent de creuser pourquoi on pourrait faire un Bulle de Rêves avec ceux d’entre vous qui ont quelque chose à dire. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou m’envoyer un mail. La seconde partie du texte, la plus importante, parle des films :)

La compétition la plus importante dans un festival d’animation reste pour moi celle des courts métrages. Cette année le comité de sélection avait décidé de prendre moins de films. J’en ai discuté avec l’un des membres du comité qui m’a dit qu’ils s’étaient arrêtés lorsqu’ils ont considéré qu’ils avaient pris les meilleurs films de l’année. Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette position même si je la respecte. Il me semble qu’une fois que l’on a sélectionné les films que l’on considéraient comme les meilleurs il faut alors ouvrir un peu plus la sélection, et prendre des films de qualité que l’on aime pas forcément. Car il me parait en effet impossible de pouvoir dire sans hésitation à un moment donné T que tel film mérite d’être vu et un autre non.
Je m’explique. La vision d’un film est affaire de subjectivité, un film ne vous plaira pas à un moment de votre vie mais vous l’adorerez quelques années plus tard. Je prends souvent le même exemple j’ai vu Eternel Sunshine of the Spotless Mind j’étais en couple, heureux, j’ai trouvé ça sympa. Je l’ai revu après une séparation, je n’ai pas du tout pris le film de la même manière… Cette subjectivité en tant que spectateur est normale. Par contre quand on doit juger un film il faut questionner cette subjectivité tout le temps. Et peut-être encore plus dans le cas d’un jury, où j’aime l’idée de faire le maximum pour montrer le plus de films possible. J’ai participé à un jury pour le festival d’Auch, et je peux vous dire qu’il est difficile d’être totalement à fond dans son jugement tout le temps. Pour Auch nous avions sélectionné au final des films qui nous plaisaient moins mais qui ont plu à de nombreux spectateurs. Ces films étaient loin d’être honteux soyons clair mais juste, pour nous, un peu moins bon que certains autres. Est-ce que ces films méritaient de ne pas être montrés je ne crois pas. Pour moi un comité ne fait pas une sélection, uniquement, pour « montrer » ses goûts mais pour montrer le plus de films de qualité possible. Et au vu de certains film non sélectionnés ou Hors Compétition beaucoup de gens ont trouvé que de nombreux films de qualité avaient été laissés de coté. (voir notamment le post de Cé sur Fousd’anim).
Soyons clair je n’ai aucune envie de relancer une polémique, les 3 personnes membres du jury cette année sont des professionnels et je respecte vraiment leur avis. Je ne connais que le juré français du comité qui d’ailleurs s’il passe par ici est le bienvenu pour réagir en toute amitié. J’ai de toute façon toujours dit que je trouvais la sélection d’un festival par trois personnes qui changeaient chaque année, un système que je trouvais étrange (je l’ai même dit quand j’ai eu le plaisir de faire celle d’Auch).

L’effet un peu pervers de prendre moins de films c’est qu’au final on croit que les films qui étaient en sélection étaient forcément tous excellents et ce n’est bien sur pas possible, les goûts de chacun étant trop dissemblables … On pourrait croire alors que tous étaient d’une facture et d’une réalisation irréprochables … mais là aussi bien sur ce n’est pas possible car il n’y a plusieurs visions du cinéma.
Beaucoup des films de la sélection ont été vu par ce biais là « les films parfaits de l’année » et je peux vous dire que pour moi, mais ça parait normal, certains des films montrés avaient que très peu de qualité, voir pas du tout !
Je ne parlerais donc que des films que j’ai beaucoup aimé, laissant de coté ceux qui m’ont juste intéressé ou ceux qui ne m’ont pas plu, ces films mériteraient une autre vision pour un autre jugement.

Programme 1. Je retiendrais avant tout La Maison en petit cubes de Kunio Kato. J’aime beaucoup l’univers de ce réalisateur (j’avais déjà posté certains de ses anciens films ici).

Le film tout en douceur raconte l’histoire d’un homme qui remonte le cours de sa vie en plongeant aux travers des différentes maisons qui constituent son passé. Je ne vous raconte pas la fin, mais elle est très belle (dans l’idée de l’acceptation de prendre cette vie avec tout ce qu’elle nous apporte). La réalisation est toute en légèreté et permet une réelle puissance évocatrice.Un film magnifique.



A noter aussi dans cette sélection 7 more minutes d’Izabel Plucinska notamment pour son rythme assez lent et KJFG N°5, film assez drôle et délirant, son format court le rend encore plus réussi.



Programme 2 : The old,old, very old man d’Elizabeth Hobbs, un film réalisé à de l’encre et qui raconte l’histoire d’un homme de 152 ans (qui a vraiment existé même si il y a des doutes sur son age exact …) qui doit rencontrer le roi Charles 1er. Comme souvent chez les anglais le texte et la voix off sont particulièrement soignés ce qui donne une force de plus à ce film déjà étonnant au niveau de sa réussite esthétique.



Dans ce programme j’ai bien aimé aussi Styri (Four) d’Ivana Sebestova qui raconte une histoire vue par quatre femmes. Rien de bien nouveau mais le plaisir de voir un film de bonne facture et qui semblait venir d’une autre époque. Une esthétique des pays de l’est que l’on ne trouve plus beaucoup malheureusement. Chepogi était sympa aussi (film tiré de la collection produite par Pilot Moscow Animation Studio sur les légendes et les contes. Et en voyant l’image dans le catalogue de Glow de Jo Lawrence je me souviens que certains aspects du film m’avaient plu, au niveau visuel et de l’histoire mais je me souviens plus bien …

Programme 3 : Est-ce que j’ai encore besoin de vous dire tout le bien que je pense de Portraits Ratés à Saint-Hélène de Cédric Villain. Je me rappelle quand avec Gabriel Jacquel on se disaient qu’il fallait absolument le présenter en sélection, ce qu’ il a fait avec l’aide d’un autre prof du DMA Jipé Denéve (qui est aussi l’un des artisans du site Fousd’anim). Quelques semaines après il était pris en sélection, pendant le festival Canal Plus se montrait intéressé pour acheter le film, et quelques jours plus tard il obtenait le Prix de la première œuvre Jean-Luc Xiberras (qu’il ait obtenu celui là entre tous me ravi évidemment encore plus !). Et maintenant je peux dire que je dois l’habillage de Zewebanim à deux réals primés à Annecy (Franck pour l’Inventaire et Cé pour Portraits. La classe : ))))

Bon dans ce programme il y avait d’autres films … dont un très joli film russe Rybka de Sergei Ryabov



Le rigolo John And Karen de Matthew Walker. A voir ici
Et même si je ne peux pas vraiment dire que j’aime ces deux films je dois avouer avoir été impressionné par le ton et l’esthétique de Chainsaw de Dennis Tupicoff et She who measures de Veljko Popovic.

Programme 4 : Dans ce programme il y avait un film qui très rapidement, comme Valse avec Bashir à Cannes, est devenu le Buzz du festival c’est le film qu’il fallait avoir vu : Skhizein de Jérémy Clapin.


BA Skhizein

Alors Jérémy est quelqu’un que je connais et dont j’aime beaucoup le premier film Histoire Vertébrale, pour moi l’un des tout meilleurs films d’animation de ces dernières années. J’avais donc hâte de voir Skhizein, et je dois avouer qu’avec tout ce buzz j’ai un peu « loupé » le film lors de la projection. Ce qui m’a, je pense, tout d’abord dérouté c’est que Jérémy prend la route opposée à celle qui lui avait si bien réussie pour son premier film.
Ici les décors sont très détaillés alors qu’ils étaient assez épurés dans le premier. Et on sent une volonté encore plus forte de faire une très belle animation. Sur ces deux points là j’ai été dérouté deux secondes et demi tant l’univers du film est absolument magnifique. Le film déploie une qualité esthétique absolument superbe, et une animation assez incroyable.
C’est plutôt au niveau de la narration que j’ai eu du mal. Une Histoire Vertébrale réussit le tour de force de nous émouvoir, de nous toucher avec l’histoire d’un amour impossible, un thème que l’on a pourtant vu et revu… Là l’idée originale est géniale : un homme est frappé par une météorite, il se retrouve à 91 cm de lui-même. Alors forcément quand une idée me plait autant que ça je crois que j’ai envie que le film dure au moins une heure et demie pour mieux suivre le cheminement du personnage, ses questionnements, ses angoisses, ses bonheurs même ! Et là forcément tout va vite. Trop vite. Enfin c’est ce que je pensais lors de cette première …
Et puis j’ai revu le film lors de sa présentation à Beaubourg (le film a obtenu le prix du public) et je me suis rendu compte que si lors de la projection à Annecy j’avais été un peu déçu, c’est que plutôt que de voir le film tel qu’il est, je l’ai comparé avec le film tel que j’aurais voulu le voir. Une erreur que je fais de temps à autre, quand le sujet d’un film me plait particulièrement, me mettre à la place du réalisateur. Hors en revoyant le film une seconde fois je me suis rendu compte que Jérémy avait fait le film presque parfait. Non qu’il n’y ait pas des choses qui me manquent dans le film, mais le rythme, la narration sont admirablement maîtrisés jusqu’à la fin. Quelques scènes sont vraiment savoureuses (celle du psy notamment). La voix off par le comédien Julien Boisselier est parfaite, et la musique de Nicolas Martin, qui avait déjà écrit une superbe musique pour Une Histoire Vertébrale, récidive ici et fait plus qu’accompagner le film, se faisant à certains moments une narration complémentaire !
Et puis Jérémy Clapin réussit un film de genre comme je les aime à savoir prendre une histoire purement fantastique (le décalage de cette homme suite à la chute de la météorite) avec une pincée d’absurde (la vie de cet homme tous les jours chez lui, à son travail) à une réflexion plus large (est-ce que chacun d’entre nous ne sent pas souvent décalés à de nombreux moments de sa vie). Il réussit grâce à un « artifice » fantastique à me toucher sur cette question du décalage au Monde beaucoup plus que Sofia Coppola et son Lost in Translation. Un superbe film.



Dans ce 4eme programme il y avait un autre très beau film Shaman de Luc Perez. Véritable voyage des sens au pays Inuit. Dans une compétition où il y avait finalement peu de films un peu expérimentaux Shaman m’a permis de m’évader, je suis sûrement passé à coté de ce l’histoire à proprement dite (un jeune inuit qui devient Chaman), mais pour mieux me balader dans l’univers proposé et offert par le film. Un extrait ici.

Un autre film intéressant qui a malheureusement bénéficié de sifflets et de beaucoup de bruits dans la salle Kizi Mizi de Mariusz Wilczy?ski.
Je peux comprendre qu’on n’aime pas ce film d’abord parce qu’il est long, plus de 20 mn, et que sa narration est basée sur la répétition de quelques scènes. Et pourtant pour moi c’est dans cette durée et dans la répétition que le film trouve sa justification. L’important dans le film n’est bien évidemment pas son histoire, le film raconte une histoire d’amour entre un chat et une souris, et les soupçons qu’il va exister à un moment donné d’adultère … Ici c’est bien sur la manière de raconter cette histoire qui est intéressant comment le rythme nous aliène petit à petit pour nous faire petit à petit rentrer dans la pensée des personnages. Enfin c’est dommage qu’une partie du public, dont certains ont du être les premiers à critiquer le comité de sélection, gâche la projection d’un film en se manifestant, en sifflant parce qu’il pense que seul son goût est important …

A noter aussi le deuxième film en compet de Matthew Walker Operator dans lequel un homme demande au service des renseignements si ils ont le numéro de Dieu … ils l’ont …



Pour ce qui du Pano (renommé cette année Hors Compet …) voilà en vrac et sans ordre les films que j’ai bien aimé (et dont je me souviens …).

Devour dinner de Mirai Muzue dans lequel des formes, des monstres se mangent les uns les autres. Un digne héritier de Kuri Yoji.





Josie’s lalaland d’Eb Hu dont je vous avais déjà parlé car présent sur le DVD Expérience(s)4 de Repérages. J’ai trouvé Le Cœur d’Amos Klein d'Uri et Michel Kranot intéressant mais je crois que j’aurais vraiment besoin de le revoir car si je me souviens bien des choses m’ont gêné. Le dernier Koji Yamamura Une métaphysique de l’Enfance. Comme à son habitude le grand réalisateur japonais d’Atama Yama nous prend à contre-pied. Après un Franz Kafka's A Country Doctor d’une beauté esthétique étonnante et très riche, très dense, il se sert ici d’une animation et d’un graphisme plus « simple » pour nous emmener dans l’univers des enfants aux travers de petites scénettes un peu surréaliste. Koji Yamamura film après film s’affirme réellement comme l’un des plus grands réalisateurs d’animation contemporain.





(Dans ce programme n°2 que j’ai loupé j’aurais beaucoup aimé voir Rosa Rosa de Félix Dufour-Laperrière qui est un auteur dont j’avais beaucoup aimé Un, Deux, Trois, Crépuscule). Il y avait aussi Le Vol du Poisson de Nicolas Jacquet dont je vous avais déjà parlé car il est visible sur Arte.

jeudi 21 août 2008

Annecy 2008 - Le compte rendu sings the blues

Bon je vous avoue que j’ai commencé ce texte sur Annecy il y a environ une dizaine de jours et donc de temps à autres je m’asseyais pour écrire un petit bout … vous l’aurez sûrement remarqué si vous venez de temps à autre ici l’orthographe … ben c’est pas … enfin vous aurez compris… et je dois relire un texte plusieurs fois pour qu’il arrive sur ce blog avec le moins de faute possible … mais je vous avoue que là j’ai pas envie de le relire plusieurs fois donc si vous voyez des fautes de ci de là, cahin caha, ben n’hésitez pas à me le dire !

Pourquoi faire le bilan d’Annecy aussi tard … tout simplement pour ne pas être dans l’urgence, dans l’immédiateté de la critique. Car juger un film juste après l’avoir vu n’est pas suffisant, le cinéma, comme beaucoup de choses, a besoin de temps de recul. Surtout lorsqu’il s’agit de film vu dans le cadre d’un festival. Entre les « je comprends vraiment pas qu’il puisse être en sélection », « c’est vraiment le meilleur film que j’ai vu de ce festival » (alors que le deuxième jour n’est pas encore terminé). Et dans un festival d’anim vous rajoutez des conneries comme « Ouais enfin t’as vu la qualité de l’anim c’est léger … », « mon môme il pourrait le faire ça » … L’une des phrases agaçantes aussi (alors on l’entend hors festival mais c’est vrai que comme beaucoup de films sont vus lors d’un festival c’est vraiment une phrase récurrente) « Oui la fin est trop longue j’aurais enlevé 3 minutes » (pour un film qui en fait 10), ou « oh ce début il est long quand même … ». Bien sur je tombe malheureusement dans ces travers aussi d’où l’importance d’attendre (chose bien sur presque impossible dans les médias aujourd’hui (et les sites internet en font partie). Donc voilà, plus d’un mois et demi après, ce qui m’a plu au festival d’Annecy cette année (et peut-être ce qui m’a moins plu aussi) en espérant que la déception de ne pas voir tel film en compet et tel autre pas au palmarès ce soit un peu estompée …
Pour faire le bilan d’un festival rien de mieux que prendre le catalogue et de le feuilleter afin de savoir ce que l’on a retenu. Merci à Louise-Marie, Cé et Matthias pour le débriefing d’après festival dans le train.

Alors depuis l’année dernière la catégorie phare, et donc celle qui ouvre le catalogue du festival, c’est celle des longs métrages. Même si je trouve ça aberrant d’un point de vue de la production du cinéma d’animation, je comprends l’envie du festival de briller un peu plus aux yeux des médias pour qui le long métrage est plus facile à « vendre ». Maintenant vu la couverture médiatique du cousin cannois de toute façon je pense que les producteurs préféreront toujours aller là bas qu’à Annecy. Même si nous sommes d’accord Cannes ne comprend pas grand-chose au cinéma d’animation, et prend plus des films pour faire des coups que pour suivre des auteurs pour l’instant.
Donc dans la catégorie long métrage le catalogue commence par « Sita sings the blues » de Nina Paley, et ça tombe bien c’est mon film préféré !



Le film met en parallèle la légende du Râmâyana et une rupture amoureuse. Le film est vraiment très drôle et très libre, assez « respectueux » je trouve de l’univers de l’histoire du Râmâyana tout en s’en « moquant » gentiment (à travers les commentaires de trois narrateurs indiens, trois amis de la réalisatrice qui se sont en fait installés dans un studio d’enregistrement et ont discuté du Râmâyana). Si le film a un ton aussi libre il le doit sûrement à son petit budget (il a été financé en partie par des dons en ligne). Cette liberté de ton qui se trouve dans le mélange des techniques (dessins, papiers découpés, ordi 2D, utilisation d’images libre de droits) se retrouve dans l’histoire qui comme je vous le disais mélange une histoire d’aujourd’hui avec celle du Râmâyana mais aussi les chansons jazz d’ Annette Hanshaw.



Un mélange très réussi pour un film plein d’énergie ! La réalisatrice explique sur son blog qu’elle a visiblement du mal à trouver des distributeurs, qui dès qu’ils voient un film indépendant, et une équipe un peu « débutante », essaye de gagner un peu d’argent. Quoique j’aime vraiment beaucoup le film mais je me demande ce qu’il pourrait faire commercialement dans les salles, peut-être un peu plus en DVD, je sais que des distributeurs français étaient sur le coup. C’est vraiment un film que j’ai hâte de revoir pour savoir s’il tient bien après plusieurs visions. En tout cas l’une des excellentes surprises du festival que le jury a fort justement récompensé du Grand Prix.



Après il y a Peur(s) du Noir. Je n’avais pas vu le film en salles à l’époque. J’avoue avoir été assez déçu. Au-delà du plaisir esthétique réel que le film procure grâce à la multiplicité des styles, j’ai eu du mal à ressentir l’intérêt de la plupart des histoires, certaines m’ont vraiment agacée, d’autres sont certes plus réussis mais n’apporte pas une grande nouveauté au genre comme Richard Mc Guire et Charles Burns qui s’en sortent quand même plutôt très bien avec des histoires très codés du film d’horreur, et j’ai beaucoup aimé le Lorenzo Mattotti mais maintenant que j’essaye de vous en parler je ne me souviens plus du tout de l’histoire … Encore un film que je pense essayer de revoir, il sort en DVD le 21 août prochain.

Comme à chaque festival on est malheureusement obligé de faire des choix, et c’est vrai que j’essaye plutôt de privilégier les films qui n’ont pas de distribution annoncé en ce qui concerne les longs. Et je mets aussi de coté ceux que j’ai loupés en salles mais qui sont sortis en DVD. Donc je n’ai pas vu Nocturna, Appleseed : Ex Machina, Tous à l’ouest une aventure de Lucky Luke (vu depuis … film sympa au graphisme qui essaye d’être dans la continuité de la série … même si je crois que je préférais la voix de De Caunes pour Lucky Luke que celle de Lambert Wilson)…et Chasseurs de dragons (vu récemment aussi, là aussi film plutôt sympa avec de très beaux moments, et notamment un, assez contemplatif sur l’univers aérien qui se trouve autour des héros).

En numéro 7 l’un des « gros » morceaux de cette sélection, le dernier Bill Plympton. Plus sérieux, plus noir, les adjectifs ne manquaient pas pour annoncer ce nouveau de Plympton. qui m’avait prévenu lors d’un festival à Meknés « le film sera plus Lynchien ». Alors qu’en est-il de ce Idiots and angels. Pour moi comme d’hab je serais tenté de dire ! Plympton est quelqu’un d’un immense talent de dessinateur et d’animateur c’est une évidence. Je pense par contre qu’il devrait plus porter d’attention à son histoire et à son développement. Changer de style ne change rien au fait qu’on ait souvent l’impression en voyant un film de Plympton d’un gâchis au niveau du scénar. Comme dans les scènes d’introduction du personnage dans Idiots and Angels on a cette impression que les scènes sont là pour faire plaisir à l’animateur (tiens si je faisais ça, et puis ça aussi ça ferait une belle animation) au détriment de l’histoire… Comme Hair High précédemment ce film nous montre la véritable envie qu’à Plympton d’aller vers autres choses … Vivement le prochain !



Piano No mori en huit est le deuxième film dans cette catégorie en provenance du Japon. Ce film réalisé par Masayuki Kojima raconte l’histoire de deux jeunes garçons qui jouent du piano, l’un vient d’une bonne famille, l’autre d’une famille pauvre. Ils deviennent amis mais un jour ils vont devoir se présenter au même concours. J’ai du mal à vraiment bien en parler car c’est un film qui m’a touché et dont certaines interrogations me parlent particulièrement ! La force de beaucoup de longs métrages japonais c’est de mélanger l’histoire qu’ils nous racontent avec des détails de la vie de tous les jours, et sans rien nous cacher. Le film devrait être distribué par Kazé en salles. Beaucoup de gens ont trouvé le film très « ado » dans sa réflexion, et c’est peut-être vrai je reconnais que par moment je me demande si je suis réellement sorti de cette période : ) … Un film très touchant donc si on aime se laisser entraîner dans une histoire plein de bons sentiments …



Cette compétition se terminait avec le très sympathique Les Trois Brigands dont je vous ai déjà parlé.

Coté Hors compet, rien de spécial à signaler sinon un film chinois Zhang Ga ! , un film sur la guerre qui loupe son sujet et fini plus en film de propagande que comme un film dénonciateur de l’occupation japonaise… Je n’ai pas vu Byosoku 5 Centimeters de Makoto Shinkai (réalisateur très intéressant) car comme j’avais acheté le DVD quelques jours avants je me suis dit que je le verrais plus tard … ce que je n’ai toujours pas fait : (

Toujours dans la continuité du catalogue les longs métrages en avant-première :
C’était tout d’abord en cérémonie d’ouverture Valse avec Bashir d’Ari Folman. Le film arrivait à Annecy auréolé d’une réputation de chef d’œuvre total, de fable anti militariste et inventeur d’un genre nouveau le documentaire animé. Bon pour le dernier point j’en ai déjà parlé ici même c’est bien sur ridicule c’est peut-être le premier long métrage, et encore ça demanderait à être vraiment vérifié, mais surtout les courts métrages d’animation documentaires existent depuis au moins 1918 et le Sinking of Lusitania de Winsor Mc Cay.



J’aime bien le film mais pour des raisons complètement différentes de la plupart des critiques qui en ont parlé à Cannes. Je ne suis pas le seul parce qu’à chaque fois que j’en parle avec quelqu’un on tombe souvent d’accord. Je ne pense pas que ce soit un bon film documentaire sur le massacre de Sabra et Chatila, et c’est finalement normal puisque le film suit les souvenirs de quelques personnages, le film ne peut donc se positionner vraiment comme la recherche de ce qui a pu se passer réellement, mais de comment ces événements ont été perçus par quelques personnes. Plus qu’une fable anti-militariste le film raconte surtout le questionnement d’un homme sur sa mémoire, et donc plus largement pourquoi tel ou tel être humain décide d’occulter tel ou tel souvenir de sa mémoire, et quel est le cheminement pour retrouver ce passé oublié. Et que représente au final cette « perte » de mémoire.
D’où l’importance des paroles du psychanalyste du film.



Mia et le Migou, est pour moi malheureusement l’une des grosses déceptions du festival, donc je ne m’étendrais pas sur ce film. Oui le graphisme est intéressant pour un long, oui je le trouve assez beau, oui l’idée du départ est bien. Au final pourtant je n’ai pas adhéré au film, plein de choses n’ont pas fonctionner pour moi. C’est vrai que Jacques-Remy Girerd n’a pas de chance au niveau de voix, ce qui aurait peut-être pu être une bonne idée il y a quelques mois se retourne aujourd’hui contre le film, le fait que Dany Boon en doublant le Migou lui ai donné l’accent Tchi. Je n’en dis pas plus, juste que j’aime bien la plus grande partie des courts métrages de Folimage, et que même si j’avais trouvé certaines choses un peu incohérentes dans la Prophéties des Grenouilles, c’est un film que j’avais bien aimé. Bon le film devrait marcher en salles car j’ai lu pas mal de bonnes critiques et c’est plutôt bien pour Folimage.

lundi 4 août 2008

Oh les beaux décors

Un lien vers un site pour voir de nombreux décors tirés en majeur partie des films de Disney, mais aussi d'autres studios comme Warner et What's Opera Doc (image ci-dessous)



Animation Backgrounds

Merci à Bérengère pour le lien.