dimanche 25 novembre 2007

Ecrire sur l'animation

Je vous avais déjà parlé de la nouvelle maison d’édition lancée par Thierry Steff, le créateur de Dreamland. Leur premier livre sorti est sur le film de Regina Pessoa, Histoire tragique avec fin heureuse, qui avait eu le Grand Prix à Annecy en 2006.
Des titres sont déjà en prévision mais pour l’instant rien en animation. Donc si vous êtes journaliste et vous voulez écrire sur l’animation, ou si vous connaissez quelqu’un qui veut écrire et bien n’hésitez pas à les contacter : info@bazaar-and-co.com

vendredi 23 novembre 2007

Beau livre

Quand je vous avais parlé de la rétro Du Praxinoscope au cellulo à la cinémathèque je vous avais aussi indiqué qu’un livre était sorti sur le sujet, à savoir un demi siècle d’animation en France (1892-1948). Mais maintenant je peux vraiment vous en parler puisque je l’ai acheté.
Indéniable point fort du livre le DVD puisqu’on y trouve entre autres merveilles les versions restaurées de Fantasmagories (que je n’avais jamais vu aussi complet !), l’Idée de Nerthold Bartosch et dix autres films.

Le livre en lui-même est composé de trois parties importantes.
La première est intitulée Libre parcours autour de 14 films. Il s’agit de mettre dans le contexte historique et esthétique 14 films importants de ce premier demi-siècle de l’anim française (Pauvre Pierrot, Fantasmagorie, La Joie de vivre …). Les textes sont de personnalités du monde de l’anim , des chercheurs, des gens du CNC, des archives …
La deuxième partie nous présente les 105 films programmés lors de la rétrospective. Chaque film a le droit à une page avec une illustration un petit texte et une fiche technique.
Et la troisième partie un Abécédaire qui nous permet de découvrir les auteurs importants du cinéma d’animation français. Selon l’importance de l’auteur il a doit de 1 à 3 pages.
On y trouve aussi une chronologie, un glossaire et une bibliographie sélective. Ce qui donne un livre de 350 pages doté d’une très riche iconographie. Bon je ne vais pas vous mentir je n’ai pas tout lu et je l’ai pour l’instant juste parcouru. Ce livre est un peu comme un dictionnaire vous le prenez quand vous voulez en savoir un peu plus sur un auteur pas comme un livre d’histoire.



C’est un film que chaque bibliothèque et que chaque école de cinéma (et pas seulement celles d’animation !) se doit d’avoir ! Pour les particuliers l’achat vaut le coup si vous avez envie d’en savoir plus sur cette période.

En savoir un peu plus sur le contenu du livre et du DVD sur Heeza ou vous pourrez aussi l’acheter.

mardi 20 novembre 2007

Interview Gianluigi Toccafondo

Pour la reprise des Jeudis de l’anim, voici une interview de Gianluigi Toccafondo qui avait été faite lors de la soirée des jeudis de l'animation consacrée par le Forum des images au cinéaste italien. Interview réalisé par Yseult De Pelichy pour le magazine du Forum des images pour illustrer cette soirée. !
Merci beaucoup à Yseult et au Forum des Images de permettre la reproduction de cette interview.



Quelle a été votre évolution parmi les différentes techniques d’animation ?
Je ne sais pas s’il y a une évolution. Mon père est céramiste sur tour et lorsque j’étais petit j’assistais aux transformations de la matière, qui changent avec le mouvement du céramiste. J’étais fasciné par ce mouvement perpétuel qui ne s’arrête jamais. Pour moi, c’est la première impression de cinéma d’animation. Cette notion caractérise mon travail. Je travaille avec des photographies que je déforme à la photocopieuse, après je refais de la peinture sur des objets tridimensionnels. Jamais, je ne fais de l’animation sur la table blanche. Il y a des photographies, un monde réel avant.
Pourquoi vouloir un monde réel avant ?
Peut-être que pour moi, c’est difficile de travailler sur une feuille blanche, comme le céramiste qui travaille une matière préexistante, je modèle une matière qui existe déjà. Je souhaite modeler du réel, c’est pour cette raison que j’utilise des objets réels et des photographies.
Pour La Piccola Russia vous avez éprouvé le besoin de filmer avant de retravailler chaque scène, pourquoi ?
Avant de m’intéresser à l’animation, j’avais déjà une expérience des tournages réels. Pour ce film, j’ai filmé toutes les scènes avec des opérateurs, je voulais travailler avec un monde réel que je connais bien, la région de mon enfance. Je voulais faire un documentaire avant de faire de l’animation.
Est-ce que c’est un documentaire animé ?
Non, parce qu’ensuite je n’ai pas eu l’intention de faire un documentaire, mais j’ai besoin de bruitages et d’images réelles de cette région.
Comment vous dirigez vos acteurs et comment cela influence votre travail d’animation de personnages ?
Au moment du tournage réel, je filme beaucoup d’ambiances, de paysages, d’atmosphères, après je cherche des personnages qui sont des amis qui vont un peu jouer mais pas trop, et j’arrange très peu de choses sur les tournages qui sont vraiment très simples, car je sais qu’ensuite je modifie l’ambiance, les personnages avec la peinture. J’imagine déjà ce que je pourrais faire en animation, au futur dessin.



Quelle différence vous faites entre la couleur et le noir et blanc ?
C’est une différence essentielle, la couleur est picturale, le noir et blanc me rappelle l’imprimeur, à la gravure. Noir sur noir, blanc sur blanc, c’est la Piccola Russia.
Vous déformez les images en un mouvement perpétuel, mais comment travaillez-vous le son ? Pour ce film, le bruitage était totalement nouveau pour moi. Quand j’ai vu le dessin accompagné de la musique, j’ai pensé que c’était trop poétique, trop d’abstractions sans profondeur. J’ai cherché des bruits du réel pour exprimer cette profondeur, et plus de réalisme.
Pour vous, ça apporte quoi le réalisme ?
Il y a le monde réel et ensuite le dessin plus abstrait, la confrontation crée une contradiction, une tension qui me plaît beaucoup.



Vous avez la particularité d’exposer des œuvres extraites de vos films, pour vous quelle est la différence lorsque le spectateur reçoit une œuvre statique accrochée à un mur et une œuvre en mouvement, animée ?
C’est un peu la différence qui construit mon regard, quand je travaille je regarde juste le dessin, et c’est seulement à la fin du travail que je le vois animé. Il y a des choses très différentes, l’œuvre animée va très vite alors qu’un dessin on prend le temps de le regarder et ça, ça change le temps.
Vous travaillez à la fois l’image fixe et l’image en mouvement ?
Oui, parce que je travaille chaque dessin de façon singulière et seulement dans ma tête je regarde le film. Dans une galerie lorsqu’on regarde des peintures, on imagine des mouvements qui sont personnels. Quand je termine le travail, c’est moi qui fais le temps du film.
Une œuvre au mur est le temps du spectateur et le temps du film c’est le vôtre ?
Oui.
Vous dites “l’imperfection m’intéresse beaucoup plus”. Pourquoi ?
Je fais beaucoup de petits films pour la publicité ou autre, télévision, des films de 15 secondes où il faut faire des films parfaits car ils ont un message unique. Je suis fatigué de faire ça, j’aimerai faire des œuvres plus conséquentes et profondes. C’’est pour cette raison que je cherche les contradictions, les différences avec les bruits et images réels.

Propos recueillis par Yseult De Pelichy pour le Forum des Images

Voir La Piccola Russia sur le site d’Arte

dimanche 18 novembre 2007

U, c'est un film de qui déjà ?

Paru dans les inrocks de la semaine dernière (enfin plutôt deux semaines maintenant). Une chronique DVD annonce U de serge Elissalde et Grégoire Solotareff. L’article commence comme ça : Le plus beau dessin animé de l’année est dû à Grégoire Solotareff, star française de la littérature jeunesse. Bon alors si vous voulez que votre nom soit cité dans les Inrocks vaut mieux être une « Star » et ne pas faire de l’anim. En tout cas chapeau à ce monsieur Solotareff pour avoir réalisé un long métrage d’anim tout seul et c’est qui d’abord ce Serge Elissalde qui après tout ne fait des films d’animation que depuis presque 20 ans !
Alors vous pouvez vous dire qu’après tout ce n’est pas si important, le problème c’est que ce genre d’ « omission » (oui je peux être poli dès fois) fait que 14 ans après sa réalisation beaucoup de gens croient que c’est Tim Burton qui a réalisé l’Etrange Noël de Mr Jack alors que c’est Henry Selick. C’est souvent les gens de l’anim que l’on oublie … ils ne doivent pas être assez stars !

dimanche 4 novembre 2007

Inscription aux festivals

Pour ceux d’entre vous qui sont à la recherche des festivals où envoyer votre film, et pour ceux d’entre vous qui sont à la recherche de festivals où voir des films, les dernières pages de la revue Bref consacré au court sont pour vous. Vous y trouverez un agenda des festivals à venir et aussi un tableau : Où inscrire vos courts dans lequel vous trouverez tous les renseignements nécessaires (de l’adresse d’envoi, au format accepté en passant par les sommes données pour chaque prix).
Dans le dernier numéro vous trouverez aussi une page sur quelques concours internet.

Nouveau magazine

Un après la disparition du magazine Le Technicien du Film parait Profession Film un nouveau magazine prenant un peu la suite du Technicien (notamment avec une grande partie de son équipe rédactionnelle)
Le site de Profesion Film

En savoir un peu plus sur Nightmare Before Christmas

Ce qui est fabuleux avec Internet c’est quand quelqu’un participe à un bel événement et décide d’en faire profiter tout le monde. Dans le cas qui nous intéresse une certaine Sue Kruze a participé à une présentation de L’Etrange Noël de Mr Jack en relief au cinéma El Capitan. Sur scène plusieurs intervenants, dont Henri Selick, ont parlé de la réalisation du film. C’est en anglais et il y a beaucoup de choses que l’on sait déjà notamment par le making of du DVD mais il y a pleins de petites infos à récupérer. A noter qu’à la fin de cet événement Neil Gaiman est monté sur scène pour parler de l’adaptation de Coraline par Henri Selick …et les spectateurs ont pu voir 10 minutes du film … bon il reste plus qu’à trouver une vidéo de ça.
En attendant vous pouvez au moins lire le compte rendu.


Photo: Sarah Gillanders

News: Animateclay