Pour terminer cet été un peu japonais sur Zewebanim en plus de la trop petite news sur Kon Satoshi avant, je voulais vraiment parler d'auteurs et d'un collectifs de jeunes réalisateurs ont je vous ai déjà parlé: CALF
CALF c'est donc un groupe de jeunes réalisateurs qui ont formé ce collectif au Japon afin de mieux pouvoir distribuer leurs films que ce soit en festival ou avec la vente de DVD. Pour en savoir un peu plus sur CALF, il y a le site officiel, ici un article (en anglais) et si vous voulez montrer leurs films le site de Carte Blanche, une société qui aide à la distribution des films et qui se trouve en France.
Il y a deux ans disparaissait Kon Satoshi. On espérait au moins pouvoir voir son dernier long métrage, Yume miru kikai, dont la production était avancée (environ 600 plans de réalisé sur 900) mais l'année dernière le studio Madhouse a annoncé une pause dans la production.
Apparemment il s'agissait surtout d'une question d'argent mais à priori le storyboard du film aurait pu ne pas être fini par le réalisateur.
En tout cas si c'est une question d'argent, les films de Kon Satoshi n'ont jamais des très gros budgets, donc ce serait bien si une production française venait se joindre un projet afin que le film puisse voir le jour.
Choix de vie dans ce film animé par la folie de Priit Paarn, avec beaucoup de répétition. Choix au niveau des générations, mais aussi au niveau des professions, et bien sur de système politique. Merci à Yann Sông pour le lien.
Par Zewebanim,
vendredi 24 août 2012 à 13:20 ::Ça se lit
Je suis content de lire cet article de Cé sur Fous d'anim, moi qui pense que Pixar (je vous évite les liens sur mes dernières news sur la société de John Lasseter :) s'est déjà un peu fondu dans du Disney depuis Nemo (L'aquarium représentant pour moi tout l'univers un peu fou de Pixar donc contenu dans ce lieu clos en rapport au Monde plus Disneyen hors de l'aquarium ...)
Par Zewebanim,
vendredi 24 août 2012 à 13:14 ::Ça se montre
c'est génial ... oui mais c'est trois séances jeune Public et donc ça veut dire le mercredi après-midi, si vous travaillez difficile de vous y rendre. Bon il y a en une le dimanche après midi plus facile :)
bon mais trois séances pour quelqu'un qui a réalisé quand même pas mal de films c'est quand même peu (bon après on va dire que je me plains toujours mais quand même ...)
Bon rien d'exceptionnel mais j'ai commencé à regarder un peu le film sur Youtube et je trouvais le générique d'un style assez familier, et en effet le nom de Terry Gilliam est apparu au générique :)
Qu'il est difficile dès fois de faire des critiques de certains films surtout quand ils sont aussi barrés que Midori-ko de Keita Kurosaka...
On a envie de se cacher derrière des mots tous faits "Objet Filmique Non Identifié", "Culte", " un mélange entre ... et ... " (trouver deux auteurs si possible très différents et bien sur très connus) etc ...
Mais ce n'est pas vraiment faire honneur à un film de faire ça je trouve. Alors il y a la possibilité de suivre un autre chemin en lisant la présentation du film par l'auteur, la production, le résumé officiel ...
Dans le cas de Midori-ko dans le catalogue du Festival d'Annecy ça donne ça: "Un conflit concernant Midori-ko éclate entre les scientifiques, Midori et les occupants de l'appartement." et sur le site officiel: "Prévoyant la crise de l'alimentation à venir, 5 scientifiques essayent de développer, dans leur laboratoire situé dans un quartier commerçant en ruine, la "nourriture de rêve" qui serait à la fois viande et légume. Mais les progrès qu'ils ont fait arrivent vite à une impasse.
Un jour en plein milieu de la nuit, une lumière pénétre dans le laboratoire. C'est une lumière d'un ciel étoilé très particulier qui se dévoile à la terre une fois tous les 10 000 ans. Les scientifiques sont ravis de ce que la force de cette lumière a créé: la nourriture de rêve Midori-ko."
Et on mélange ça avec quelques faits techniques qui sont sur le site: "Uniquement dessiné à la main pas d'ordinateur", "un travail de dix ans" ...
Le problème avec ce genre de choses c'est que pour tout vous dire j'ai vu deux fois le film avant de lire les résumés (sinon après avoir lu le résumé ça peut donner une bonne critique comme ça (en anglais) et en fait je n'ai pas vraiment vu le film sous cet angle là (bon c'est pas très loin mais ça ne faisait pas autant sens dans ma tête). Quand au reste je comprends qu'on veuille mettre en avant le coté technique mais ça ne reflète pas forcément la qualité d'un film ...
Et sinon ...
La difficulté d'un film comme ça c'est pour moi de réussir à concilier le spectateur que je suis et la personne qui ensuite veut écrire afin de parler d'un film qu'il aime. Car que fait le spectateur devant un film comme ça ? Ou il reste sur le bord à regarder le train passer, à s'amuser de la vitesse, ou de la non-vitesse, de celui-ci, de regarder ses couleurs, de se demander d'où il vient, où il va. Ou alors il se précipite et il prend ce train, sans se poser la question de sa destination. Et plus il prend tôt plus ce sera facile, une fois qu'il aura trop de vitesse, il sera quasi impossible de monter dedans, de se laisser emporter il faudra alors le regarder sur le bas coté passer.
Tout est complexe et simple dans Midori-ko. Il y a peu de personnages. Une jeune femme. 5 personnages (les scientifiques donc) représentés par les 5 sens. Trois-quatre voisins importants habitant dans le même immeuble que le jeune femme ... On sait ce qu'elle fait, elle vend des légumes un peu bizarres mais très bon et pas chers mais on ne sait quasiment rien des autres.
Et puis il y a Midori-Ko qui débarque un jour chez la jeune femme, cette nourriture mi légume-mi animal ...
Le film tourne autour de lui, les scientifiques veulent le récupérer, les voisins le manger, la jeune femme s'en occuper.
L'histoire est simple donc. Mais compliqué car rien n'est vraiment expliqué. Quels sont les rapports entre les personnages ? Est-ce que derrière ces intentions simples il y en a d'autres cachées ?
La force (et donc la problématique) de Midori-ko c'est que c'est un film qui va à l'inverse d'une tendance de plus en plus grandissante dans le cinéma actuelle qui est de tout raconter, de tout dire, de surtout ne pas laisser le spectateur dans le flou, que la possibilité de plusieurs interprétations d'une même scène, d'un même plan soit presque impossible. Du Fast-cinéma en quelque sorte. Ici on n'est dans ce courant de cinéma le spectateur est très libre de faire ce qu'il veut avec le film, de le questionner comme bon lui semble. Finalement tout est symbolique dans Midori-ko. Mais finalement rien n'est symbolique. Oui on peut y voir beaucoup de choses derrière chaque formes, derrière chaque monstres. Rien n'est sexuel dans Midori-ko. Et tout est sexuel. La dimension d'un Monde en faillite, d'un Monde sans fond est bien présent et qui tente quand même de se reconstruire. Tout est politique, rien ne l'est. Le choix est laissé pendant 55 minutes aux spectateurs de prendre le chemin qui lui plait, de trouver grotesques et/ou normales tous ces personnages, de suivre et/ou ne pas suivre la narration. Un film expérimental qui n'en est pas (comme plein d'autres l'ont bien sur été avant lui)
Midori-ko est une expérience filmique à laquelle il est passionnant d'assister.
Ne pas oublier la musique du film composée par Hiromichi Sakamoto, fondamentale dans la force du film
Le film a été vu dans pas mal de festival (hors compet à Annecy) mériterait une distribution plus large. Je ne sais pas si le film pourrait marcher dans une distribution traditionnelle en salles mais c'est dommage qu'il ne soit pas visible plus facilement. Si vous pourriez être intéressé par une diffusion du film vous pouvez vous renseigner auprès de Carte Blanche
Deux bandes annonces du film
Bon j'ai parlé du film, du musicien, mais peu du réalisateur Keita Kurosaka. Il a réalisé plusieurs courts-métrages malheureusement pas visibles sur Internet, il a aussi réalisé le 23eme segment de Jours d'Hiver
Et le clip pour le groupe Dir en Grey "Agitated Screams of Maggots". Ci-dessous la version non censurée
Par Zewebanim,
mercredi 22 août 2012 à 13:36 ::Ça s’achète
Merci à Fabien pour la news
Un DVD intitulé "A Million Love Songs .. And Love Stories" sort le 25 septembre. Au programme donc 12 films sur le thème de l'amour: Your Face de Bill Plympton, Love Song de Bruce Currie, Hasta los huesos de René Castillo, Falling in Love Again de Munro Ferguson Munro, Fishes de Mirek Nisembaum, Hello de Jonathan Nix, Dji vou veu volti de Benoit Feroumont, Iluzia de Naeh Uriah et Assoulin Udi, Le bon numéro d'Aurélie Charbonnier, About Love de Giacomo Agnetti, Love Patate de Gilles Cuvelier, Rosette de Romain Borrel, Gaël Falzowski, Benjamin Rabaste, Vincent Tonelli.