lundi 19 décembre 2011

Wall, long produit par l'ONF

Hop reçu ce communiqué de presse de l'ONF que je vous livre sans rien changer sur un projet qui peut-être très intéressant ...

"La production d’un long métrage d’animation numérique est actuellement en cours : il s’agit d’une adaptation de WALL, la célèbre pièce de David Hare, qui examine les deux côtés de cette barrière dressée entre Israël et la Palestine.

La production WALL de l’Office national du film du Canada (ONF), dont David Hare signe le scénario et Cam Christiansen la réalisation, suit l’auteur sur le terrain en Israël et en Palestine pour nous offrir un essai documentaire visuellement étonnant. Le film présente le point de vue unique, profondément personnel et nuancé de David Hare sur l’histoire et la philosophie rattachées à cette barrière qui divise Israël et la Palestine : un mur qui atteindra vraisemblablement au moins quatre fois la longueur de celui de Berlin, et deux fois sa hauteur à certains endroits.

Le tournage s’est déroulé du 1er au 8 décembre derniers à Londres, où, dans un studio de capture du mouvement, David Hare et d’autres comédiens ont enregistré le scénario du film. Le réalisateur lauréat albertain Cam Christiansen a conçu pour WALL un collage faisant appel à la capture de mouvements, à l’illustration, à la photographie, aux scènes réelles et aux techniques d’animation artisanales classiques afin de plonger les idées et les personnages du scénariste au cœur d’un univers visuellement riche et issu d’un travail complexe de l’imagination . La production devrait être terminée en 2014"

Diffusion du Palmarès de Bruz et avant-première de Tempête dans une chambre à coucher

le vendredi 6 janvier à 20H au Studio des Ursulines 10, rue des Ursulines 75005 Paris.

Le palmarès complet sur le site du festival

Londres s'anime

Dans le cadre de la thématique sur Londres le forum des images propose une soirée animée le mercredi 18 janvier en 2 parties

A 19h

Carte blanche à Jayne Pylling, spécialiste du cinéma d’animation, fondatrice et directrice des Bristish Animation Awards

Carnival de Susan Young (1987, 7min30) ; Mr Jessop de Brian Wood (1996, 8min) ; A-Z de Sally Arthur (2006, 3min) ; Feeling My Way de Jonathan Hodgson (1997, 5min) ; Goodbye London de Murray John (2009, 4min) ; Wolves de Rafael Sommerhalder (2009, 6min) ; Junk de Kirk Hendry (2010, 7min) ; Robots of Brixton de Kibwe Tavares un court metrage (2011, 5min37) ; Stressed Karen Kelly (1994, 6min30) ; Foxhunt Hoppin & Gross (1936, 8min) ; The Last Belle Neil Boyle (2011, 19min)

Et à 21h

Surement l'une des rares occasions de voir sur grand écran (mais je ne suis même pas sur qu'il sorte en DVD en France) Jackboots On Whitehall de Edward McHenry et Rory McHenry

Un long métrage qui est sorti depuis fin 2010 en Angleterre et dont vous aviez peut-être vu la bande annonce ici ou sur d'autre site. Dans ce qui ressemble à un croisement entre Team America et Panique au village au niveau technique (mais surement plus proche du premier au niveau du ton) le film raconte l'histoire de Chris, un jeune fermier, qui rêve de quitter son village pour combattre l’invasion de Londres par les troupes allemandes durant la Seconde Guerre Mondiale. Une fiction donc mais qui met en scène des vrais personnages historiques. Je ne sais pas si le film est réussi (on espérait le voir dans des festivals mais il est peu passé) mais c'est un genre de film assez atypique en long métrage animé pour que ça vaille le coup d'aller voir.

Nouveau site de Cédric Babouche

pour découvrir ses anciens films et ses nouveaux projets (aussi bien longs, courts et séries)

dimanche 18 décembre 2011

200 ou le psychédélique au service de l'état

Au hasard d'une recherche je suis tombé sur ce film



Assez délirant hein ! Et bien c'est une commande pour le 200eme anniversaire des Etats-Unis, oui oui financé par des fonds publics :)

Je ne connaissais pas du tout son auteur et je n'ai pas trouvé grand chose ...

Cette vidéo avec une compilation d'extraits de films



Son Myspace (où il dit qu'aujourd'hui il travaille surtout avec les images de synthèses) et une interview (les deux en anglais)

Une 17eme édition interdit au moins de 18 ans

L'une des nouvelles "frontières" pour l'animation est visiblement l'érotisme. Même si l'érotisme (et aussi la pornographie) existe dans l'animation depuis quasiment les débuts de cet art la reconnaissance grandissante et l'attention d'un public plus large donnent visiblement envie aux créatrices/teurs du cinéma de cinéma d'animation de faire des films érotiques. Certains films sont déjà apparus sur nos écrans et d'autres ne vont pas tarder que ce soit sous forme de courts métrages ou de séries.

Vous pourrez en voir les 11 et 12 mai 2012 lors des nuits coquines au cinéma de Bègles Le Festival.
Le site Fous d'anim en profite pour lancer son nouveau défi sur le sujet.
Et pour en savoir plus sur les conditions (ce que vous pouvez faire et ce que vous ne pouvez pas ...) , les délais, les récompenses ... c'est ici sur le site des Fous

Annecy 2011

C'est vrai que c'est tard mais bon ... voilà les films qui m'ont plu lors du dernier festival d'Annecy.
Il m'arrive souvent de poster des vidéos sans faire de long commentaire mais pour les festivals j'aime bien si possible faire un vrai compte rendu en expliquant pourquoi j'ai aimé les films dont je vous parle, là je manque vraiment de temps pour le faire et je trouve dommage quand même de pas partager avec vous quelques films ou extraits de films que j'ai aimé et qu'il me semble intéressant de surveiller les diffusions dans les festivals ou sur le net.

Je ne reviendrais pas sur les films dont je vous ai déjà parlé avant Annecy mais uniquement les découvertes ou les films que j'avais "loupé" avant.

Ne faisant pas beaucoup de commentaires j'ai mis en gras les titres des films que j'ai préféré

Films étudiants

Sérénade d'Han Bit Lee est un de mes films préféré du festival mais malheureusement il n'existe pas d'extrait en ligne.

Kuka kehtaa ? de Sanni Lahtinen

Kuka kehtaa? from Sanni Lahtinen on Vimeo.



On the water’s edge Tommaso De Sanctis

On the Water's Edge - Trailer from Tommaso de Sanctis on Vimeo.



The Eagleman Stag de Mikey Please

The Eagleman Stag - Trailer from Mikey Please on Vimeo.



Telegraphics de Antoine Delacharlery, Léopold Parent, Lena Schneider, Thomas Thibault

TELEGRAPHICS (fr) from Telegraphics on Vimeo.



Thursday de Matthias Hoegg

Thursday from Matthias Hoegg on Vimeo.



Kielitiettyni d’Elli Vuorinen. Vous pouvez voir le film ici sur le site de la réalisatrice

Heavy Heads d’Helena Frank

Heavy Heads - Trailer from Helena Frank on Vimeo.



Weiß kein weiß d’anna bergman



Setkani (encounter) de Sangeun won

Setkani (Encounter) from SangEun Won on Vimeo.



Compet pro

Cul de bouteille de Jean-Claude Rozec


Cul de Bouteille - Specky four eyes par Vivement_Lundi

Sanaka ni ni ta uta de Takeuchi Taijin



How to raise the moon d’Anja Struck. Encore un film très proche de l'univers des frères Quay ...

Eraan Hyonteisen d’Hannes Vartiainen et Pekka Veikkolainen

Erään hyönteisen tuho / The Death of an Insect - Trailer from Pohjankonna Oy on Vimeo.



Tempestade de Cesar Cabral



J'ai bien aimé Posle d’Inga Korzhneva. Dans un style graphique à la Mark Baker, le film est un peu long pour moi mais avec des jolies choses

Dimanche de Patrick Doyon



Teatrinos: Homenaxe ao mineral de repolo (Little Theatres: Homage to the Mineral of Cabbage) de Stéphanie Dudley. Très Frères Quay mais bon il y a pire comme référence :)))

Little Theatres / Teatriños: Trailer from Stephanie Dudley on Vimeo.



Maska des Frères Quay



A Morning stroll de Grant Orchard



Switez, la cité perdue de Kamil Polak

C'est drôle dans mon souvenir je n'avais pas trop aimé ce film et pourtant il était dans le premier brouillon de cet article fait peu de temps après le festival. Il est évident que le film a un aspect visuel assez fascinant. A revoir.



Birdboy de Pedro Rivero et Alberto Vazquez



Et les longs

En plus de Colorful de Keiichi Hara, l'un de mes films préféré du festival a surement été Midori-Ko de Keita Kurosaka





Le film est sorti depuis mais je ne l'ai pas revu. J'ai bien aimé The Great bear d’Esben Toft Jacobsen mais je dois vous avouer que je ne sais pas si c'est pour moi un film de festival qui ne tient pas en dehors. Je m'explique en festival vous voyez généralement pour les plus passionnés beaucoup de films et dès fois devant cette surenchère de films vous appréciez des films parce que vous avez l'impression qu'il dégage quelque chose ou bien parce qu'ils sont un peu différent. Mais souvent cette vision peut ne pas tenir lors d'une projection hors festival.
The Great bear, beaucoup de gens l'ayant vu avant ma séance m'en avait dit du "mal" et puis c'est un film plutôt pour les enfants en synthèse (non que je n'aime pas ce style de films mais je suis un peu moins attiré par eux). Le film avec un budget très réduit (1 millions 1/2 d'euros) développait je trouve une narration un peu différente au niveau de l'enfant et du rapport à la nature mais ça demanderait à être confirmé (oui j'avoue publier ce petit texte plein de doute n'est pas super professionnel - je ferais mieux de le revoir - mais ça m'intéressait d'en parler au cas où vous ayez un avis contraire



J'avoue avoir bien aimé Jib (the house) de Mi Sun Park, Eun Young Park, Joo Young Ban, Jae Ho Lee, Hyun Jin Lee au moment du festival mais ne plus trop me souvenir aujourd'hui du film à part quelques images

samedi 17 décembre 2011

Bulles de rêves: La nouvelle génération de l'animation japonaise

Oui c'est déjà une nouvelle émission de Bulles de rêves avec demain Ilan N'Guyen en invité principal qui nous parlera de la nouvelle génération japonaise. J'ai souvent cité Ilan comme l'un des spécialiste du cinéma d'animation et son travail au coté de nombreux réalisateurs japonais aussi bien en tant qu'historien, que pour ses travaux de traduction ou pour de l'assistanat en font un témoin privilégié de l'animation japonaise d'aujourd'hui.

C'est demain sur Radio Libertaire de 17h à 19h sur 89.4FM ou sur Internet ici

vendredi 16 décembre 2011

Evim

est pour l'instant l'un des films les plus intéressants que j'ai pu voir des promos sorties des écoles en juin dernier il vient de l'EMCA et a été réalisé par trois étudiants.

Evim est dans la lignée de ses films d'animation qui rejoignent un cinéma qui ne cherchent pas à utiliser des symboles pour attacher plus rapidement le spectateur à des personnages ou à une action, un cinéma d'animation qui s'éloigne aussi des mondes étranges et virtuels que seul l'image par image peut créer.
Ici une histoire simple dans sa narration mais "compliquée" dans le rapport qu'elle implique entre les personnages. On est proche d'un film comme Les Chiens Isolés de l'école des Gobelins.

Evim, comme Les Chiens isolés, est le témoignage d'un cinéma d'animation qui aborde une nouvelle route pour l'image par image. Une route empruntée depuis de nombreuses années par de nombreux longs métrages en provenance du Japon (et aussi bien sur par des courts métrages d'animation professionnel mais plus rarement dans les films de fins d'études - ce qui peut nous faire espérer un vrai changement), un cinéma qui prend son temps pour nous montrer les petites choses de la vie, les détails qui peuvent paraitre insignifiant et qui pourtant remplissent nos vies, un cinéma dans lequel la caméra n'est pas là pour démontrer à tout prix mais pour capter au détour d'un plan un regard, un mouvement qui nous parle du personnage, un cinéma dans lequel le silence à autant d'importance que le dialogue et dans lequel les non-dits ont une véritable force émotionnelle, un cinéma qui n'a pas pour but l'universalité mais qui en nous présentant des personnages précis dans des lieux précis espèrent nous toucher. Le très bon travail sur la bande son n'est pas en rien dans la réussite de ce cinéma là.

Attention si le film emprunte ce chemin cela ne veut pas dire qu'il réussit à tous les niveaux et il y a, notamment, quelques mouvements de caméra qui sont, pour moi, dans ce style de film inutiles. Mais je trouve que c'est quand même une belle réussite.

Ne vous trompez pas l'important n'est pas que ce cinéma remplace un cinéma d'animation porté sur les symboles qui peut donner des films magnifiques ou un cinéma en image par image qui comme par miracle nous fait découvrir des paysages et des mondes que seuls nos imaginaires sont normalement capables de concevoir. Non c'est un cinéma en plus pour l'image par image un cinéma qui s'affranchit de cette phrase trop longtemps gravé dans les commandements de l'animation " Ton film en prises de vues réelles ne pourrait être fait". Un style de cinéma qui se rapprochant de ce qui se fait depuis très longtemps en prises de vues directes pourrait encore un peu plus rapprocher les deux techniques.

Le site du film

Evim (sous-titres français) from Evim on Vimeo.

Concours de projets Annecy 2012

Il y a finalement peu de possibilité de rencontrer des producteurs quand on a un projet en poche (à part bien sur frapper directement au porte de la production). Les festivals permettent ces rencontres mais elles ne sont pas évidentes si les studios qui nous intéressent n'ont pas de stand ou bien si on ne connait pas la tête des producteurs.

Le concours de projet du Festival d'Annecy est l'une des possibilité de faire parler de son projet (si bien sur on est sélectionné :). Voilà l'appel à projets pour le festival 2012

"Appels à projets : inscription ouverte

Les Appels à projets se déclinent en quatre catégories : • longs métrages
• courts métrages
• séries et spéciaux pour la télévision
• cross-médias

Les projets sélectionnés par un comité d’experts seront présentés à un public de professionnels ciblé (producteurs, diffuseurs, acheteurs...) lors du Carrefour de la création, qui aura lieu du 4 au 8 juin 2012.

Différents prix seront également remis par nos partenaires : dotations financières, pré-achats, résidences de création...

Jusqu’au 15 février 2012, les porteurs de projets peuvent télécharger le formulaire interactif d’inscription et envoyer leur projet à CITIA, structure organisatrice du Festival.

En 2011, 182 projets du monde entier (France, Belgique, Suisse, Italie, Bulgarie, Corée du Sud, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis, Canada, Argentine, Brésil, Colombie, Tunisie...) ont été reçus dont :
• 77 courts métrages,
• 33 longs métrages,
• 52 séries et 4 spéciaux d’animation pour la télévision
• 16 cross-médias.

• 28 projets ont été sélectionnés et 10 projets primés sont actuellement en cours de production. De nombreux projets ont pu démarrer leur production grâce aux prix et à la visibilité obtenue à travers ce dispositif (consultez la rubrique "Que sont-ils devenus ?" sur www.annecy.org).


Pour toute information complémentaire : Laurence Ythier, chargée des relations presse et des opérations spéciales, laurenceythier@citia.org"

Film fait sans école

Je suis toujours assez épaté par les gens qui se lancent aujourd'hui dans l'animation en autodidacte surtout quand ils réussissent à faire des films que j'aime bien, qui, même si dès fois ils peuvent être "maladroit" (le mot n'est pas le bon (amis je ne trouve pas) donc mettez le être entre plusieurs "") développent un univers intéressant. Dans Septembre de Thibault Chollet j'aime beaucoup le début du film.

Septembre (2011) from Thibault C. on Vimeo.

Animest à Chisinau

Pour sa 6eme édition le festival Anim'est qui se déroule à Bucarest début octobre et à Cluj mi octobre a prolongé ses festivités à Chisinau (Moldavie) début novembre pendant 4 jours.
Alors que les organisateurs avouaient avant le début du festival ne pas savoir à quoi s’attendre au niveau de la fréquentation le public a répondu présent pour cette première édition et certaines séances, comme la Creepy night du samedi soir, ont même été complètes.

Je vous propose deux interviews (presque des dialogues en fait). La première de Lauren?iu Br?tan, l'un des créateurs d'Animest, et la seconde de Dumitru Marian, coordinateur du festival à Chisinau. Le premier parle très bien français (c'est d'ailleurs très impressionnant de constater qu'un grand nombre de personnes parlent bien français en Moldavie), le second est traduit par Diana Dumitru.





Ce beau succès va, espérons-le, permettre une implantation durable du festival à Chisinau et en espérant aussi que celui-ci donne l'envie aux jeunes moldaves de se lancer dans l'animation (comme il l'a fait pour un grand nombre de jeunes roumains - cf interview de Lauren?iu Br?tan ci-dessus)

Car il n'y a pour l'instant que très peu de cinéma d'animation moldave, les seules productions qui existent viennent d'un jeune studio indépendant et de créateurs amateurs. Pourtant il y a une tradition de l’animation en Moldavie notamment au travers des productions du studio Moldova-films. Et le festival proposait d’ailleurs une séance pour découvrir le travail d’un des réalisateurs moldave d’animation : Constantin B?lan. Il a réalisé des courts autour d'une personnage célèbre d'histoires moldaves: Gugu??.

L'influence de l’animation russe se ressent, notamment, fortement dans le graphisme, même si je l'avoue étant peu connaisseur de la culture moldave il m'est difficile de bien juger de ce qui pourrait provenir de l'influence ou du pays d'origine. Le réalisateur présent dans la salle (et qui n'avait jamais vu ses films de cette série sur grand écran) reconnaissait que les conditions de travail étaient particulièrement compliquées, il fallait attendre jusqu'à 6 mois après l'envoi du scénario à Moscou pour que celui-ci revienne approuvé ... et retouché. Dès lors il était difficile de pouvoir mettre en place un vrai système de production.
Si la narration est parfois un peu "datée", le graphisme avec notamment des décors jouant souvent la simplification et le mélange des techniques (dessins, papiers découpés ...) participent encore aujourd'hui au charme des films.

Une projection difficile très souvent arrêtée par une pauvre qualité des copies. Il n’existe pas de système aidant à la préservation des films en Moldavie et les quelques copies existantes proviennent d'autres anciens pays de l'Union soviétique (où ils étaient diffusés en russe).
Il est évident que dans un pays tiraillé entre l'ancien occupant russe et le grand frère roumain si la Moldavie veut exister à part entière cela se fera grâce à l'émergence d'une culture moderne propre. Toutes les bases de cette culture forte sont bien là il faut juste de l'envie (et donc un peu de folie au départ) et très vite bien sur des subventions d’état (ce qui n’est pour l’instant pas évident dans un pays où les priorités sont autres aujourd'hui).
Mais cela passe aussi surement par l'implantation de cinéma dans lesquels les films sont passés en langue originale sous-titré roumain (les deux langues sont très très proches). Car pour l'instant les films sont doublés en russe - comme la plus grande partie des moldaves sont bilingues, le propriétaire des multiplexes reçoit les films de Russie car économiquement c'est moins cher et donc plus rentable. Mais difficile dans ces conditions pour les moldaves d'affirmer une identité propre (que pourtant beaucoup d'entre eux souhaitent).

C’est une analyse bien sur beaucoup trop rapide de la situation car je ne suis resté que quelques jours et je n’ai rencontré que très peu de personnes mais c’est le sentiment que j’ai eu.

Coté roumain j'avoue avoir découvert un nom pourtant important dans la carte mondiale du cinéma d'animation: Ion Popescu Gopo. Son film Histoire courte a reçu la palme d'or du court en 1957.

Surtout célèbre pour ses films avec le même personnage récurrent et traitant des différentes évolutions de l'être humain (aussi bien au travers des arts, des outils, des croyances ou de l'évolution de la vie sur Terre). Les films permettant de mettre en avant les arts comme outil contre l'ignorance et l'inconséquence (même si dans certains de ses films même les arts ne peuvent rien face à ça) de l’être humain.
Seul petit bémol (mais c'est l'un des inconvénients des séances rétrospectives) les films visionnés les uns à la suite des autres si ils révèlent bien les obsessions et leitmotivs du réalisateurs peuvent devenir un peu répétitifs parfois.
Mais la séance était aussi "coupée" par des films n'appartenant pas à cette série. Plus abstraits des films comme Clepsidra dévoile une facette du réalisateur plus virtuose au niveau technique et moins dans la recherche de messages directs, des recherches graphiques comme dans le film Sarutari (1969) nous font même penser à ce qui peut se faire avec Flash aujourd'hui.

Histoire Courte



Mais il n'y en avait pas que pour le passé puisqu’une séance nous permettait de découvrir La Compétition roumaine de cette année. Comme à Anima avec la section belge tout n'est bien sur pas du même niveau mais il est toujours passionnant de voir une partie de la production d'une année (plus importante que si elle était mélangée au reste de la sélection mondiale).

Deux séances permettaient de faire découvrir les films primés lors des deux dernières éditions. De Big bang boom de Blu ou Sticia en 2010 à External world (que j'ai enfin vu sur grand écran - et que je ne trouve toujours pas intéressant), The Gruffalo en 2011.
Des films que je ne connaissais pas j’en retiendrais deux Memoria Trupului d'Ulo Pikkov et Copilas de praf de Yumi Jung

Yumi Jung





Coté court je n'ai pas assisté aux deux séances présentant les compétitions publicités et clips et je ne suis resté qu'à la première partie de la Creepy Night. Une nuit mélangeant projection et performance en direct (un artiste créant digitalement des dessins sur de la musique mixer par deux DJ). Au niveau de la projection cette première partie n'était pas évidente pour un public connaissant peu l'animation pour une grande partie avec The Monster of Nix (non sous-titré), Fuera de Control ou Perpetuum Mobile, et les quelques films plus narratifs, plus facile d'accès (notamment The Ark) ont obtenus plus de succès.
Bon après la performance ne m'a pas tellement plu et comme je connaissais une partie des films présentés par la suite je n'ai pas continué jusqu'à 5h du matin.

Le reste des séances du festival étaient consacrées à des longs métrages plus grand public comme Despicable me, 9 ou bien la présentation cette année de deux films français (la raison de ma présence là-bas) : Persépolis et L’Illusionniste.
J’ai présenté les deux films et fait un rapide petit topo sur le cinéma d’animation français et j’ai pu répondre à des questions sur les films lors d’un débat après la projection du second film.

L’un des moments important du festival a été la présentation en ouverture du film d'Anca Damian Crulic.
Crulic est le nom d'un homme d'origine roumaine qui est mort suite à une grève de la faim dans une prison polonaise. Il avait toujours clamé son innocence et avait fait appel à l'ambassadeur roumain en Pologne qui ne répondra que très tard pour lui dire qu'il fallait faire confiance à la justice (même si Crulic apportait des preuves assez importantes de sa non culpabilité).
C’est un film très fort du fait certes de son histoire mais aussi dans son traitement documentaire (Anca Damian avait réalisé des documentaires en prises de vues directes jusque là) ici au contraire par exemple de Valse avec Bachir (qui n’en demeure pas moins un film très intéressant mais que l’on ne peut pas pour moi ranger réellement dans la case documentaire) il y a une vraie recherche de documents et le film cite souvent des lieux et des dates.
Si je trouve le film peut-être un peu long au niveau de sa narration dans sa deuxième partie où il tend à se répéter (mais n’est-ce pas un passage obligatoire pour la réalisatrice qui veut prouver la non culpabilité de Crulic) le film trouve par de nombreux moments une grande « justesse » grâce à l’animation. Le mélange de différentes techniques d’animation permet notamment de travailler l’évolution du personnage principal (en photo au début et se modifiant graphiquement quand son état empire pendant sa grève de la faim).
Un film avec un petit budget (300 000 euros) et une équipe assez réduite et au final un film très fort.

Merci beaucoup à L’Institut français de m’avoir permis de participer à ce festival, merci à toute l’équipe d’Animest pour le formidable accueil et un énorme merci à Diana Dumitru (sans laquelle le séjour n’aurait pas été le même – merci aussi pour toutes ces rencontres importantes)

jeudi 15 décembre 2011

C'est en vente libre ...

Le dernier Koji Yamamura (Les cordes de Muybridge), le dernier Paul Driessen (Œdipe), le dernier Amanda Forbis et Wendy Tilby (Une vie sauvage), Le dernier Co Hoedeman (55 chaussettes), le dernier Georges Schwizgebel (Romance) ... tout ça dans le même "coffret" DVD ... avec en plus mon film préféré de l'année dernière Les Journaux de Lipsett de Théodore Ushev.

Et pour le même prix Dimanche de Patrick Doyon, CMYK de Marv Newland, Citrouille et vieilles dentelles de Juliette Loubières et 12 autres films soit plus de 4 heures de programmes pour moins de 20 Euros.

Non non promis je n'ai pas décidé de faire de la pub pour financer Zewebanim mais c'est juste qu'il est rare de trouver autant de noms intéressants (et surtout avec leurs derniers films - certains n'étant pas passés (ou que très peu) en festival dans un seul "coffret".

Ce DVD "Animation en folie, vol 2" regroupe des co-productions de l'ONF et il est sorti en France, comme le premier volume, aux éditions des Films du Paradoxe.

Merci à Fabien pour l'info

La Fête de l'animation en Tunisie

commence demain et pendant une semaine dans 10 villes. Au programme des films récents mais aussi une rétrospective des films d'un des pionniers du cinéma d'animation tunisien Zouheir Mahjoub.

Ici un article détaillant le programme et ici le programme avec tous les renseignements (Lieux et horaires)

Des affiches

réalisées par Théodore Ushev (Les Journaux de Lipsett, Drux Flux ...) entre 1995 et 2000