mardi 14 décembre 2010
Une Vie de Chat
Par Zewebanim, mardi 14 décembre 2010 à 15:27 :: Ça se montre
J'aurais du vous proposer ce soir une interview audio réalisé dans la journée avec les deux réalisateurs d'Une Vie de Chat mais un emploi du temps un peu chargé, des petits soucis d'organisation et autres ... enfin bon je n'ai pas pu faire cette interview mais je voulais vraiment vous encourager à aller voir ce très joli film, l'un des premiers vrai polar en animation pour les enfants. Ci-dessous la bande annonce et je publie l'interview trop courte, et avant d'avoir vu le film des réals et du producteurs.
AUTOUR D’UNE VIE DE CHAT

Interview des réalisateurs.
Pourquoi avez vous voulu passer du court métrage au long métrage ?
Jean-Loup Félicioli : Le passage du court au long métrage s'est fait à partir d'une proposition de Jacques-Rémy Girerd. Nous avions déjà réalisé 14 courts métrages, et je pense qu'il a senti que nous étions en mesure d'assumer la réalisation d'un long métrage.
Alain Gagnol : De notre côté, ce n'est pas que nous n'en avions pas envie, au contraire, mais l'idée nous paraissait si inaccessible que nous n'osions pas en rêver. Pour ma part, j'écris des romans, et la possibilité de me coltiner avec une histoire longue m'a paru naturelle. Naturelle, mais pas facile, car l'écriture d'un long métrage, c'est une autre histoire...
Comment s'est déroulé le travail d'écriture du long en regard de celui d'un court ?
A.Gagnol : Nos courts fonctionnent sur une seule idée : d'autant plus qu'ils font tous à peu près cinq minutes, ce qui est court pour... un court. La nouveauté pour moi était de développer des scènes qui se répondent, de trouver une cohérence et un rythme sur la longueur, enfin tout le travail de base du scénariste auquel je n'avais pas été confronté jusqu'alors. Etant arrivé à un stade avancé d'épuisement après toutes les réécritures, la finition des dialogues m'a posé problème, et Jacques-Rémy leur a donné leur forme définitive.
J.L. Félicioli : De nombreuses versions du scénario ont été écrites, relues par un petit groupe de personnes à Folimage qui aidait à prendre du recul. Le plus intéressant a été de pouvoir développer des personnages, d'amener différentes ambiances et de tisser des liens entre les scènes, tout un travail qui était impossible dans un court, faute de place.

Est-ce que vous avez senti une différence dans votre manière d'appréhender la réalisation du long par rapport à vos courts ?
J.L.Félicioli : Il n'y a pas de grosses différences de réalisation car nos choix de mise en scène se sont imposés au fil des années pour des raisons à la fois artistiques et économiques. Le budget du film a été conçu autour de notre méthode de travail.
A.Gagnol : Nous ne voulions surtout pas, sous prétexte de réaliser un long métrage, faire dans la surenchère. De notre point de vue, le film sera réussi s'il ressemble à notre univers personnel, que ce soit au niveau du graphisme, de l'histoire, et de la mise en scène.
Interview du producteur
Quelles sont les différences dans la production d’un long métrage d’animation aujourd’hui ?
Jacques-Rémy Girerd : En 1998, quand nous montions le financement de La Prophétie des grenouilles, la situation était très différente de celle observée aujourd’hui. Kirikou n’était pas encore sorti et la visibilité des films d’animation français était faible. Je crois me souvenir que mon projet était quasiment le seul de l’année. Au cartoon movie 2010, plus de trente projets français étaient présentés. La concurrence est devenue extrêmement rude. Et pour ne rien arranger, les financements des chaînes sont en repli. Tous les films n’arrivent pas à se monter. A l’autre bout de la chaîne, les possibilités de diffusion se réduisent également. Il y a trop de film d’animation, principalement issus des USA, et il est de plus en plus difficile de trouver sa place. Traditionnellement les films d’animation faisaient leur succès dans la durée. Aujourd‘hui avec le turn over rapide des sorties, cette possibilité se raréfie. En France, les producteurs devraient unir leurs forces plutôt que partir chacun de leur côté. Trop de films tuent les films ! Mais restons positifs et retrouvons-nous à la fin de cette année pour découvrir Une vie de chat.

AUTOUR D’UNE VIE DE CHAT

Interview des réalisateurs.
Pourquoi avez vous voulu passer du court métrage au long métrage ?
Jean-Loup Félicioli : Le passage du court au long métrage s'est fait à partir d'une proposition de Jacques-Rémy Girerd. Nous avions déjà réalisé 14 courts métrages, et je pense qu'il a senti que nous étions en mesure d'assumer la réalisation d'un long métrage.
Alain Gagnol : De notre côté, ce n'est pas que nous n'en avions pas envie, au contraire, mais l'idée nous paraissait si inaccessible que nous n'osions pas en rêver. Pour ma part, j'écris des romans, et la possibilité de me coltiner avec une histoire longue m'a paru naturelle. Naturelle, mais pas facile, car l'écriture d'un long métrage, c'est une autre histoire...
Comment s'est déroulé le travail d'écriture du long en regard de celui d'un court ?
A.Gagnol : Nos courts fonctionnent sur une seule idée : d'autant plus qu'ils font tous à peu près cinq minutes, ce qui est court pour... un court. La nouveauté pour moi était de développer des scènes qui se répondent, de trouver une cohérence et un rythme sur la longueur, enfin tout le travail de base du scénariste auquel je n'avais pas été confronté jusqu'alors. Etant arrivé à un stade avancé d'épuisement après toutes les réécritures, la finition des dialogues m'a posé problème, et Jacques-Rémy leur a donné leur forme définitive.
J.L. Félicioli : De nombreuses versions du scénario ont été écrites, relues par un petit groupe de personnes à Folimage qui aidait à prendre du recul. Le plus intéressant a été de pouvoir développer des personnages, d'amener différentes ambiances et de tisser des liens entre les scènes, tout un travail qui était impossible dans un court, faute de place.

Est-ce que vous avez senti une différence dans votre manière d'appréhender la réalisation du long par rapport à vos courts ?
J.L.Félicioli : Il n'y a pas de grosses différences de réalisation car nos choix de mise en scène se sont imposés au fil des années pour des raisons à la fois artistiques et économiques. Le budget du film a été conçu autour de notre méthode de travail.
A.Gagnol : Nous ne voulions surtout pas, sous prétexte de réaliser un long métrage, faire dans la surenchère. De notre point de vue, le film sera réussi s'il ressemble à notre univers personnel, que ce soit au niveau du graphisme, de l'histoire, et de la mise en scène.
Interview du producteur
Quelles sont les différences dans la production d’un long métrage d’animation aujourd’hui ?
Jacques-Rémy Girerd : En 1998, quand nous montions le financement de La Prophétie des grenouilles, la situation était très différente de celle observée aujourd’hui. Kirikou n’était pas encore sorti et la visibilité des films d’animation français était faible. Je crois me souvenir que mon projet était quasiment le seul de l’année. Au cartoon movie 2010, plus de trente projets français étaient présentés. La concurrence est devenue extrêmement rude. Et pour ne rien arranger, les financements des chaînes sont en repli. Tous les films n’arrivent pas à se monter. A l’autre bout de la chaîne, les possibilités de diffusion se réduisent également. Il y a trop de film d’animation, principalement issus des USA, et il est de plus en plus difficile de trouver sa place. Traditionnellement les films d’animation faisaient leur succès dans la durée. Aujourd‘hui avec le turn over rapide des sorties, cette possibilité se raréfie. En France, les producteurs devraient unir leurs forces plutôt que partir chacun de leur côté. Trop de films tuent les films ! Mais restons positifs et retrouvons-nous à la fin de cette année pour découvrir Une vie de chat.









