mercredi 29 décembre 2010
Bruz le retour gagnant du festival de l'AFCA (ça c'est du vrai titre de journaliste :)
Par Zewebanim, mercredi 29 décembre 2010 à 16:34 :: Ça se montre
Tout d’abord parce que début décembre il y a plusieurs festivals qui mettent le cinéma d’animation à l’honneur (E-magiciens, Carrefour de l’anim …) mais aussi parce que la renaissance du festival se faisait dans un contexte très difficile. Peu d'argent, hésitations des villes où le festival aurait pu s'installer... et encore pas mal d'autres choses ... et bien J'AVAIS TORT.
Pour cette première édition le festival a été une vraie et belle réussite. Certes quelques esprits chagrins, il y en a toujours, vont pointer les quelques petites choses qui ont moins bien fonctionné, mais ces choses sont mineures par rapport aux réussites. Et puis c'est la première édition ces petits problèmes seront résolus pour (et remplacés par d'autres, car parlez moi d'un seul festival où il n'y a pas des petits problèmes).
Alors les point forts de ce festival.
Tout d'abord l'organisation. Tous les membres ont été très présents, très disponibles et ils ont ainsi permis au festival de se dérouler sans gros problèmes. Ils ont été soutenus par des bénévoles d’une gentillesse et d’une efficacité incroyable, des excellents diners du soir aux réalisations techniques de dernière minute.
Les lieux et notamment l'aménagement du chapiteau du Vau Gaillard, que l'on doit à l'association l'Arrosoir à Émile (je n'arrive pas à trouver si ils ont un site internet ou non ...), a permis de créer une ambiance très conviviale et a permis ainsi plus facilement les rencontres entre les gens que ceux-ci soient réalisateurs/trices, bénévoles, journalistes, organisateurs ... Ces rencontres sont l'un des plaisirs et l’une des richesses des festivals à échelle humaine.
Puis un festival c'est aussi bien sur la programmation.
Il y avait bien sur la sélection qui m'a permis de voir sur grand écran des films qui n'étaient pas encore prêt pour Annecy comme Vasco de Sébastien Laudenbach ou bien le plaisir de découvrir des films sur grand écran comme Le Sans nom de Violaine Lecuyer (dont on peut réellement apprécier le travail sur les matières quand le film est vu grand) , Deyrouth de Chloé Mazlo ( dont l’histoire fonctionne très bien sur grand écran, comme si la taille de l’écran permet mieux de nous projeter dans l’histoire de la réalisatrice), Chienne d'histoire de Serge Avedikian (même si je continue à ne pas plus aimer le film que ça sa réalisation, surtout, prend une autre dimension sur un écran de cinéma), Au bal des pendus de Johan Pollefoort (lui aussi à voir sur grand écran pour être pris par l’alchimie étonnante entre image et musique), ou Les Ventres de Philippe Grammaticopoulos (surement la belle découverte du festival pour moi tant le film prend toute sa force, aussi bien au niveau de l’histoire, de la réalisation, du graphisme, sur un grand écran). Ou même le plaisir de redécouvrir des films que je connais bien comme Le Trésor de Thérèse de Cédric Villain et le magnifique Je criais contre la vie ou pour elle de Vergine Keaton (ma co-juré aimant bien le film aussi je suis bien sur ravi qu'on lui est donné le Prix de la Presse)
Un peu moins de surprises dans la sélection des films étudiants j'en avais déjà vu et revu une grande partie d'entre eux (mais un grand plaisir de revoir pleins de films, et un grand bravo à La Poudrière et à L'EMCA pour la qualité d'ensemble des films réalisés dans leurs écoles)
Vasco
Le Sans-nom
Extrait Deyrouth
Bande Annonce de Au Bal des pendus
Les Ventres
Je criais contre la vie. Ou pour elle. Extrait et interview de la compositrice.
bande annonce
vergine keaton | Myspace Video
Je criais contre la vie ou pour elle, prix Clermond Ferrand
envoyé par SACEM. - Regardez la dernière sélection musicale.
Mais cette réussite de la programmation c’est aussi une soirée d’ouverture variée dans laquelle on a pu voir des films de toutes les programmations parallèles (donc hors compet ) du festival.
Ce sont les Cartes blanches notamment celle de Monique Renault qui a permis de voir les films de cette grande réalisatrice qui sont toujours d'une grande actualité, une séance qui a été aussi l’occasion d’une discussion passionnante entre la réalisatrice et le public.
D'autres films sur la chaine Youtube de la réalisatrice
Puis celle du Kask, école située en Belgique, a permis de remonter sur plusieurs années et de voir ainsi la grande diversité de tons et d’univers développés dans les films de fins d’études.
Flatlife
Flatlife
envoyé par BinkylovesBoo. - Regardez plus de vidéos comiques.
Laundromatik
Entre les rencontres avec les réalisateurs/trices ayant lieu en fin d’après midi que j’ai eu le plaisir d’animer (même si la première rencontre n’a pas été facile à mettre en place car nous étions dans un espace public assez bruyant) et mon travail de jury de dernière minute (l’un des jurés n’ayant pas pu venir) il y a pleins de choses que je n’ai pas pu voir mais en matinée il y a eu trois « secrets de fabrications » que j’ai eu la chance de voir. Même si après avoir vu plusieurs séances de ce style dans plusieurs festivals les trois films choisis étant très différents ion pouvait découvrir des choses. L'excellente idée de Juliette Loubières, pour son film Citrouilles et vieilles dentelles, de partager la scène avec sa musicienne Tiziana de Carolis et de comprendre un peu comment travaille une compositrice. Toute la réflexion de Sébastien Laudenbach avant le tournage pour construire l’histoire de Regarder Oana, notamment avec les premières lignes écrites sur le film dans un carnet et l’évolution de ces lignes pour créer le film. Ou la belle complicité entre Valérie Pirson et Cédric Mercier pour un secret de fabrication sur La Science des rêves, créant un plan en direct mélangeant prises de vues réelles et animation. J’ai aussi bien apprécié la séance Carte blanche au site Fous d'anim, impeccablement présenté par Cé dans laquelle il y avait pas mal de films que je n'avais pas vu.
Petite reportage sur le tournage de Vasco (avec des petits bouts de Regarder Oana) de Sébastien Laudenbach
Vasco de Sébastien Laudenbach [Tournage] from Centre Images on Vimeo.
Et puis dans les séances que je n’ai pas vu mais dont on m’a dit le plus grand bien il y a eu la projection « Au charbon » à Port-péan consacrée aux films parlant de la mine et une initiative que j’aime beaucoup la projection chez l'habitant qui a amené Denis Walgenwitz (aussi président de l’AFCA) à aller dans une maison d’habitants de Bruz (les gens adorables chez qui j’étais logé) pour montrer ses films et parler de son travail de réalisateur.
Donc espérons que les pouvoirs politiques de la ville et de la région prennent acte de cette réussite et accueille de nouveau le festival de l'Afca (qui pourrait donc rapidement devenir un véritable événement incontournable) à Bruz l'année prochaine.
Pour en voir/savoir un peu plus le site de l'AFCA et le Blog











