dimanche 12 avril 2009

Encore un peu ?

Amitié, cinéma et un brin de folie: John Cassavettes, Ben Gazzara et Peter Falk au Dick Cavett Show. Ci-dessous la première partie. Sur Youtube vous trouverez ici la seconde partie, ici la troisième et là la quatrième.

Expérience(s) 05

L'un des rendez-vous du magazine Repérage(s) pour les fans d'animation en plus du spécial Annecy sortant en juin c'est au moment du festival Némo avec le DVD Expérience (s). Le n°5 est en vente en librairie ou sur Chaletfilms

Le programme:

FILMS :Dix - Bif, Strata #2 - Quayola, Kudan - Taku Kimura, 4 - Édouard Salier, Postman Returns - Mischa Rozema, Anima - Rémi Devouassoud, Elliot Kajdan, Nicolas Maurice, Julien Lasbleiz, Landing Lights - Graham Young, Clear Skies in May - Tetsuo Suzuka, Olympic Stadium - Squint/Opera, Blind Side of a Secret - Yoshi Sodeoka, Lila - Broadcast Club

CLIPS :No place like home - Rosto, Down, Down, Down - Nieto, Float - Karni & Saul, Tween my lips - Martin Sulzer

BONUS : Liquid Space Show - Dvein, Webbys Awards - Rob Chiu, Aanaatt (extrait) - Max Hattler, Lamole - Superstudio, Génériques Festival Némo - Diverses écoles.

vendredi 10 avril 2009

Il n'y a pas si longtemps dans la presse ...

Critique du programme En mai, fais ce qu'il te plait dans les Inrockuptibles n°326 Février 2002:

Extraits choisis:" Lardux est en train de s'affirmer comme le top de la production/distribution du cinéma d'animation arty en France. Evidemment il faut aimer le genre, sous-section confidentielle du dessin animé. Mais pour peu qu'on ait un œil, du goût pour les arts graphiques et plastiques, on peut éprouver à la vision de ces petits objets esthétiques autant de plaisir qu'avec une quelconque expo de peinture. C'est encore mieux puisque les tableaux bougent et défilent sous nos yeux sans qu'on ait à se fatiguer. Mais est-ce bien de l'art ? Pourquoi pas ? Évidemment ce n'est pas du niveau de Nicolas de Staël ou de Francis Bacon, loin s'en faut."
"De jeunes cinéastes, issus des Arts déco, des Beaux-Arts, et souvent d'écoles d'infographie, utilisent des ordinateurs pour réaliser partiellement ou entièrement leurs films. Ce qui, au lieu d'appauvrir leur imaginaire pictural, le décuple. Désormais on peu, par exemple, habiller un dessin, une forme en 2D ou en 3D, avec toutes les matières possibles ou imaginables: pierre, boie, métal, etc.Exemple : L'enfant de la haute mer, ..., réalisé en image de synthèse 3D, au rendu pseudo-artisanal."
Attention le journaliste aime hein pour L'enfant de la haute mer il dit que "C'est splendide, d'autant plus que le film distille un mystère à la Chirico", pour l'Amante d'Alexandre Dubosc il dit " C'est envoûtant sans parler d'un superbe travail sur le son" et un peu plus loin il parle du "beau La Mort de Tau de Jérôme Boulbès"

Tout en finissant quand même par: "Le problème avec ces cinéastes plasticiens, c'est qu'ils utilisent la narrativité du cinéma comme véhicule de leur imaginaire pictural. La beauté de ces petits films résident donc plus dans leur atmosphère, souvent angoissante que dans leur récit proprement dit"

Je vous rappelle qu'en plus des 3 films déjà cités le programme est constitué de Blanche Faience de Gérard Ollivier, Un Jour de Marie Paccou, On a Beau être bête, on a faim quand même de Anne-laure Daffis et Léo Marchand, A noite de Régina Pessoa et Film avec fille de Daniel Suljic. La plupart de ces films développant une histoire qui ne me parait pas si compliqué ... et si il avait du voir un programme de films de Len Lye, Fischinger et McLaren je me demande qu'elle aurait été la teneur de l'article ...

E-magiciens 2008: enfin le compte rendu ...

Ok ok je suis en retard mais voilà quand même mon compte rendu de la 10eme édition des E-magiciens …

Bon comme souvent avec mes longs articles qui ont trainé et que j’ai mis du temps à faire je reprends plusieurs fois l’article, je vérifie les fautes etc … mais souvent au bout d’un moment je trouve que cela prend trop de temps pour la mise en ligne … donc je vous le donne après juste quelques vérifications. Il se peut que vous y trouviez des fautes énormes, je vous prie de m’en excuser, par contre si vous trouver des fautes sur des noms ou des liens n’hésitez pas à me le dire (pour les fautes de français aussi d’ailleurs !)

Et pourtant vous auriez du avoir cette article plus tôt car c’est un festival que j’aime beaucoup puisqu’il met à l’honneur les étudiant(e)s en animation.
Ceux-ci libérés des contraintes d’argent (et donc d’un producteur qui souvent (et légitimement bien sur :) met la pression pour que le film ne dépasse pas le budget, soit prêt à temps pour tel ou tel festival …), ceux-ci donc se donnent souvent beaucoup dans leurs films de fin d’études aussi au niveau technique que de l’histoire développée. Pour beaucoup c’est d’ailleurs le seul court métrage qu’ils feront dans leur carrière la plupart se dirigeant par la suite dans la série, la pub ou les longs métrages (que ce soit dans la réalisation ou dans l’animation.

Les E-magiciens permet donc de découvrir ce qui s’est fait dans l’année écoulée dans un grand nombre d’écoles européennes (ne vous fiez d’ailleurs pas au sous-titre de « jeune création numérique » de nombreux films faits en volume, en dessin et tout autre techniques sont présents au festival) et permet de voir les différences entre toutes ses écoles.

Alors avant de passer à mes coups de cœur de cette édition 2008 un petit tour du festival.

A part les projections les moments importants du festival sont les tables rondes et les conférences avec notamment cette année une conférence sur « Animation et Effets spéciaux » et un colloque d’une journée sur différentes formations proposées dans chacun des 27 pays européens. Bon cette année j’étais si bien dans ma salle de presse que je n’ai assisté à aucune de ces tables rondes … je voulais juste aller à celle des pays européens pour voir ce que proposait Malte (une partie de mes origines vient de cette magnifique petite ile :) … mais à priori il n’y a pas d’école il y avait une agence l’ICA qui fait surtout des pubs, des habillages télés, des génériques … Bon on ne peut pas tout avoir hein l’une des plus belle ile du Monde et des studios de productions animés … mais ça va venir !

Et puis il y a le lab lieu magique où l’on découvre toutes sortes d’expérimentations des plus folles aux plus futuristes, des travaux sur le son, des projets pour faciliter l’éducation d’enfants qui ont du mal a s’adapter à la vie de groupe ou avec un léger handicap mental , ou un autre pour faciliter la communication entre les enfants hospitalisés pour une longue période et leur environnement (famille, amis …).

Parmi les œuvres interactives du lab il y avait notamment un projet très intéressant de jeu vidéo basé uniquement sur le son : Terre Adelie. Un joueur plongé dans le noir n’a que le son pour pouvoir sortir d’un laboratoire. Il n’a le droit qu’à une petite lampe de poche, un plan du labo il ne peut compter que sur le son pour se repérer dans l’espace du labo et ainsi pouvoir en sortir. Vous pouvez télécharger le jeu (il vous faut un système son en 5.1 et un peu d’espace chez vous) et en savoir plus sur le site de ce jeu imaginé par 5 étudiants. Je n’ai pas pu l’essayer (et comme je n’ai ni de 5.1, ni d’espace chez moi je n’ai pas pu le faire chez moi) mais j’ai assisté à un essai et ça avait l’air passionnant.

Une autre expérience intéressante dans un genre différent Hand in cap qui permet à travers un jeu interactif essaye de faire réfléchir chacun sur la notion de handicap et comment nous la percevons. Là aussi je n’ai pu qu’assister mais ça avait l’ait là aussi très intéressant.
Autre style le très joli Oreiller rêveur. Un oreiller sur lequel est projeté des images qui pourraient venir de rêves (et qui viennent peut-être de rêves des créateurs de cet oreiller …) vous pouvez à tout moment changer d’univers en appuyant dessus. La musique tout en douceur fait qu’on avait chacun envie de passer d’un univers à l’autre et de s’allonger dessus. Un très joli moment hors du temps.



Seul point négatif du lab l’endroit où il est situé. A savoir au sous-sol du lieu où se passe le festival. Et rien n’est vraiment fait pour rendre ce lieu un peu plus chaleureux, résultat peu de monde y fait un tour, voir même comme dans le cas de Hand in cap qui se trouvait en bas de l’escalier l’impossibilité de rester trop longtemps observer de peur de gêner tout le monde. C’est dommage car c’est l’un des événements que je trouve incontournable aux E-magiciens et qu’il n’attire pas suffisamment de monde. Pourquoi pour les prochaines années ne pas mettre les démos des jeux vidéos qui n’ont pas de mal à attirer du monde ou les étudiants de la Webjam au sous-sol et remonter à la surface ces œuvres interactives qui nous permettent de voyager dans le futur, ou dans des perceptions un peu différentes de ce que l’on a l’habitude de nous proposer.

L’autre événement véritablement incontournable des E-magiciens c'est l’Animation chaînée.

Un artiste invité propose un thème, des étudiants par groupe de différentes écoles proposent des idées, 13 sont choisis (dont 1 qui fera le générique). Pendant les 3 jours du festival chaque groupe va devoir créer 10 secondes d’animation. Puis les différents films seront mis bout à bout pour faire un court. Souvent passionnant le résultat change beaucoup selon l’invité, et selon que les étudiants aient vraiment joué le jeu (certains peuvent en effet faire leur segment sans se soucier vraiment de ce qui vient avant ou après). Cette année il y a bien eu la tentation pour certains de ne pas jouer le jeu mais la bonne idée est d’avoir eu comme invité cette année Florence Miailhe, artiste très talentueuse mais aussi une prof à l’ENSAD qui à l’habitude du dialogue avec les étudiants. Au final je n’ai pas vu toutes les animations chaînées depuis le début du festival mais c’est sûrement la plus réussie dans ce que j’ai pu voir. Selon les goûts certains segments plaisent plus que d’autres mais à part à une ou deux transitions (encore ceux qui jouent le jeu ou non) le lien entre les différents segments était excellent donnant vraiment le sentiment d’un petit film assez cohérent.

Elle est visible ici sur le site du festival

Bon et comme dans tous festivals de cinéma il y a des projections : séances spéciales (Asian Corner (que je n’ai pas pu voir parce que c’était le mercredi à 18h, l’heure à laquelle se finissait mon cours :(( , la soirée d’ouverture avec un best of des 10 ans du festival, une projection pour les 20 ans de Supinfocom, une soirée européenne et bien sur des projections des films envoyés au festival par les écoles. Deux possibilités pour ça : voir la Compil’ des profs une sélection de films choisis par les profs de 12 écoles françaises plus Christian Janicot, dans les salles ou bien voir toute la sélection sur des écrans placés dans le grand couloir qui mène de l’entrée du festival jusqu’aux ascenseurs qui permettent d’accéder à l’animation chaînée notamment.

Bon alors moi c’est simple les E-magiciens c’est donc un tour au Lab, un tour à l’animation chaînée … et après hop toute la journée dans la salle de presse pour voir l’intégrale des films envoyés. Bin je vais pas vous mentir il y a des meilleures conditions pour voir des films. Attention quand je dis meilleures conditions ce n’est pas au niveau de l’accueil car quand vous avez trois femmes charmantes autour de vous qui vont même jusqu’à vous ramener à manger afin que vous ne perdiez pas de temps dans votre visionnage … euh ben je ne laisserais pas grand monde devenir le « vous » d’au-dessus à ma place !
Ce n’est donc pas l’accueil mais plutôt le temps il faut voir plus d’une dizaine d’heures de films en deux jours … il est évident que le visionnage peut-être très (trop ?) sélectif en effet si le graphisme, l’histoire ou la réalisation ne me plaisent pas au bout d’un peu plus d’une minute je passe au film suivant et souvent selon la durée du film il m’arrive de passer après quelques minutes. Alors bien sur je vais faire plus attention aux écoles que je sais que j’aime bien mais tout en essayant de faire attention aux autres écoles (c’est aux E-magiciens que j’avais trouvé, il y a deux ans je crois, que les films de l’école Emile Cohl était devenu très intéressants) mais c’est un équilibre pas toujours facile à trouver il faut le dire.

Alors le cru 2008 … bon comme d’habitude je ne vais vous parler que des films qui m’ont plu et je vais le faire par ordre d’apparition sur les 14 DVD qui représente l’intégrale des films reçus par le festival.

Pour Le Fresnoy un film sortait du lot pour moi : Planet A de Momoko Seto.
Un voyage sensoriel autour de la glace. Une planète de glace se découvre petit à petit laissant apparaître à la fin des plantes « boules de cotons » qui donnent au film un aspect poétique un peu cousin des films de Joanna Lurie. Tout ça sur une bande son mêlant musique, sons électronique et effets sonores (le bruit incroyable de la glace qui se forme ou qui fond quand vous mettez un peu d’eau dessus ) … Un très beau film.











D’autres films intéressants étaient dans le programme du Fresnoy cette année comme Coagulate de Mihai Grecu ou Abena d'Amel El Kamel. Des films qui semblent abandonner ce qui était un peu la marque de fabrique du Fresnoy des films purement conceptuel pour tenter une approche plus proche des sens. Des artistes contemporains qui ne veulent pas révolutionner l’animation mais qui l’utilisent comme un instrument afin de faire passer leurs idées, leurs sensations.

ATI de Paris 8 proposait cette année quelques jolis films abstraits et technologiques dont Steel Life de Mathieu Gérard aux très jolies formes. Mais j’ai trouvé que beaucoup avaient des petits problèmes de rythmes (ou en tout cas un rythme que je pouvais trouvé un peu à coté de ce que je pouvais attendre).


Steel Life from Mathieu Gérard on Vimeo.

La Poudrière est un cas intéressant. Il est très difficile de critiquer la qualité des films souvent très réussi que ce soit au niveau technique, au niveau de la bande son et au niveau de la narration. Alors me direz vous pourquoi ce manque visible d’enthousiasme avant de parler des films. C’est qu’en fait j’ai l’impression de voir toujours un peu le même style de film, comme si la patte Poudrière était maintenant tellement forte (de nombreux excellents films en sont sortis et ont fait de l’école une des toutes meilleures au Monde, et en tout cas une de mes préférées). Alors c’est vrai qu’il est difficile de dire du mal de cette jolie et tendre histoire d’amour qu’est Ranas de Celia Sacido Martin, de Double Je de Camille Rossy ou de Mamie Nano de Magali Billioud-Tourlan.

Mais c’est vrai que cette histoire de déjà vu que j’ai pu ressentir par rapport à certains films m’a surement un peu gêné … Maintenant je suis peut-être un peu plus dur avec les films de la Poudrière qu’avec d’autres écoles qui sont plus jeunes ou qui n’ont pas forcément montrés autant de talents par le passé. Les films de La Poudrière sont bien sur à voir mais sont, pour ceux qui connaissent les films des années précédentes, moins surprenants.

Je retiendrais quand même Traverser d’Hugo Frasseto. Un très beau film sur un passage de deux personnes d’un territoire à un autre. Une belle, même si dure, vision de l’exil clandestin.







Pour la Cambre il y a toujours des films d’une grande originalité. Deux films sortent vraiment du lot cette année. Le premier parce que je le trouve malin : #1 de Noamir Castera. L’un des écueils de tout artiste mais encore plus des étudiants à qui ont a montrés de nombreuses œuvres d’arts depuis le début de leurs études c’est au moment de réaliser leurs films de ne plus penser à ce qui a été fait … le film raconte justement le parcours d’un auteur qui se demande ce qu’il va bien pouvoir faire d’original alors que tellement de choses ont déjà été faite …



L’autre film c’est un film complètement fou : Moltonel de Nona Juncker. je serais incapable de vous raconter le film mais c’est un espèce de gigantesque cadavre exquis les images appelant les suivantes …









Bon je vous ai déjà parlé de tout le bien que je pensais des films d’Emile Cohl depuis quelques années … Cette année encore il y en a de nombreux qui sont très bons et en tout cas ils sont tous d’une grande diversité.
Il y a tout d’abord le surprenant Sucette-moi de Carole Chaland dans lequel des hommes se font sucettes et bonbons afin de plaire à une femme bouche … je vous laisse deviner la suite. Ce qui est étrange avec ce film librement inspiré d’un clip réalisé par Jean-Christophe Averty c’est que je ne suis pas fan, loin de là, du graphisme, mais le film développe un ton assez incroyable allant jusqu’au bout de son idée sans se démonter. Finalement peu de gens osent dès qu’il s’agit de sexualité donc bravo à la réalisatrice pour son culot. Malheureusement le film n’est pas dispo sur le site d’Emile Cohl





Aussi dans les films de cette année de nombreux jolis films mais plus traditionnels : Le charmant Couvre Chef de Marie Delmas,



Le très réussi Sur le fil de Benjamin Dupouy (qui en plus de la réalisation a composé et chante la chanson du film), La dernière feuille d’Edouard Labrosse dont certes je ne suis pas fan du graphisme mais qui a une très belle narration une belle petite histoire, Le Jour et la nuit de Nicolas Sainte Rose. Un très beau film malgré le sujet déjà souvent vu, il y a notamment un très beau travail sur la lumière. ou Tout ce qui brille de Rebecca Morse un combat pour une pièce d’or entre un Leprechaun ( je crois) et une jolie ... ( ben en fait je suis pas trop sur de son espéce)… J'aime bien le passage où le personnage ne peut s'empecher de danser ...



Pour l’EMCA je n’ai pas vu de films qui sortaient vraiment du lot mais là aussi plein de très jolis films. Les Voyageurs d’ Agnès Chevreau une très traditionnelle mais jolie rencontre entre un groupe de musique itinérant et un petit garçon, Ça c’est bien de Lucile Duchemin un film sur la terrible obligation de se conformer à une seule vision de la sexualité dans notre société et fait rare sur ce genre de sujet le film est une comédie (la plupart du temps). L’étonnant Da ist ein traun der uns traumt de Surya Weihreter une animation sur les doubles pages d’un cahier. Même si c’est voulu le film est peut-être un peu trop sombre pour vraiment bien l’apprécier mais il y a de nombreuses images intéressantes.





J’ai bien aimé le jeu graphique du Petit chat rouge de Laure Clemansaud-Madia



Et le rythme et l’élégance du graphisme en noir et blanc du film Mémoires de Sable de Gaëlle Hersent (bon en plus il y a un chat ça aide :)



La vraie belle découverte que je n’ai pu voir qu’une fois c’est L'Hydrologie De Mr Gonoc de Michael Riviere. Je ne l’ai pas vu lors des E-magiciens mais lors du Carrefour des images. Une étrange histoire avec des baignoires surprenantes, l'impression de voir se développer un univers propre au réalisateur. J’aimerais vous en dire un peu plus mais le film mérite plusieurs visions … il n’est pas à priori sur Internet … si vous êtes au courant n’hésitez pas à me faire signe.

Et puis il y a Supinfocom.

Du coté d’Arles j’aime bien le design très Abyss du monstre dans OceanSize et le clin d’œil à King Kong et l’animation en stop motion de Stopmo.

Coté Valenciennes il y a plein de jolis films qui continuent cette volonté de diversité dans le ton, le graphisme qu’il y a depuis quelques années que ce soit le très influencés mais très joli Guerre Naïve



Certaines belles images de Taste of Surimi, le magnifique pré générique de Tokoloshe (même si j’aime moins le graphisme du reste du film)



Ou Gary un joli film au graphisme efficace et simple sur un garçon qui aimerait être un peu plus grand pour pouvoir séduire une jeune fille, il va se dessiner un alter ego.



Mais j’en retiendrais particulièrement deux :

Anima un film étonnant, une expérience génétique animaux/bâtiments. Un beau délire visuel à certains moments dans la lignée d’un 90° même si ici il ne s’agit pas de formes abstraites à la base. Un film d’une belle puissance visuelle.







Et puis A dada ! Hommage au mouvement Dada j’avoue ne pas connaître assez ce mouvement né pendant la première guerre mondiale pour savoir si le film est un bel hommage. Mais en tout cas le film déploie une belle folie accompagnée d’images assez fortes. Il demande a être revu plusieurs fois.

















Vous retrouverez le noms des réalisteurs/trices ainsi que des extraits des films sur le site de l'école.

J’ai été un peu déçu j’avoue cette année par les films du Royal College of Art même si certains étaient intéressants quand même: Wake Up, Freak out then get agrip. ) et aussi par le peu de film de l’ENSAD (et ça ne sera visiblement pas rattrapé par Annecy puisque visiblement les films n’ont pas été envoyé … il faudra que je demande un DVD …).

Certains des films que j’ai cité et beaucoup d’autres se trouvent sur le site d’Arte

Un grand merci à Blandine, Fanny, Malika pour avoir rendu ce festival encore un peu plus mieux qu’il ne l’est …

Les images de ce post sont souvent des captures d’écrans tirées des DVD si vous ne souhaitez pas les voir publiées n’hésitez pas à me le dire.

lundi 6 avril 2009

Quelques détails sur The fantastic Mr Fox ...

Un article en anglais sur le prochain film de Wes Anderson qui je vous le rappelle est en animation.

Sita chante son blues en ligne

Bon finalement Nina Paley a craqué ... une petite "erreur" (oui dès fois je suis politiquement correct) à propos des droits d'auteurs sur les chansons qu'elle utilise dans son film on fait que du coup elle a eu des difficultés à trouver un accord pour pouvoir vendre son film (un article sur ce sujet (en anglais)) ... elle a donc décidé de le mettre à disposition sur le net ... Vous pouvez trouver sur son site les sites sur lesquels vous pouvez voir ou télécharger le film. Mais c'est bien évidemment sans sous titres ... et c'est là qu'arrive Tsuka ... il a proposé à la réalisatrice de mettre son film en ligne sur son site avec des sous titres français. Excellente initiative Mr Tsuka, mille fois bravo!

Vous allez donc pouvoir découvrir l'un des meilleurs long métrage de l'année dernière. Attention vous avez peut-être entendu ou lu beaucoup de choses sur le film. Il est loin d'être parfait hein. Pour moi à des moments il traine un peu dans sa narration sans que cela soit vraiment important pour le film, il y a, je trouve, beaucoup trop de chansons, vers la fin on commence un peu à s'en lasser. Mais à part ça le film développe une véritable et belle énergie, un plaisir de créer qui se sent tout au long du film.
Et puis je trouve ça toujours réjouissant quand un(e) artiste utilisent l’Art pour tenter se guérir un peu de leurs problèmes. Dans certains cela peut nous aider à nous faire avancer un peu ...

Voir le film sur le site Catsuka

un extrait du film pour j'espère vous donner l'envie de regarder le film en entier



Ci-dessous un texte que j'avais fait pour le festival Cinéma Public:

"La Rupture amoureuse … Il y a des thèmes pour lesquels le spectateur qui a vu, lu, écouté un certains nombres de films, livres, disques, peintures se dit qu’il ne pourra plus être surpris. Et si on devait faire un livre listant tous les films ayant été faits sur la rupture amoureuse … il pèserait certainement un certains poids !

Alors comment un film sur ce thème réussit-il à surprendre le spectateur ? Au-delà de la propre perception, bien évidemment subjective, du spectateur un film réussit à nous surprendre sur le thème de la rupture amoureuse lorsque son sujet est original, comme par exemple « Eternal Sunshine of the spotless mind » de Michel Gondry dans lequel les protagonistes se font effacer de leurs mémoires les souvenirs d’un amour terminé ou bien lorsque sa réalisation est en parfaite adéquation avec le thème comme dans « Adjustment », par exemple, un court métrage d’animation de Ian Mackinnon, qui met en parallèle la persistance rétinienne, qui permet à l’œil de faire le lien entre deux images légèrement différentes, l’un des principe de base du cinéma image par image (cinéma d’animation), et les souvenirs souvent éparses que l’on peut avoir d’une relation amoureuse terminée.

Pour Sita sings the blues la réalisatrice, Nina Paley, ne va pas se contenter de l’un ou de l’autre mais va au contraire tenter de jouer sur les deux tableaux de par l’originalité du scénario (parler avant tout d’une légende indienne mais en faisant écho à ce qu’elle vit) et aussi au niveau de la réalisation grâce à la mise en place d’une palette graphique et sonore particulière pour les différentes parties. De plus l’animation permet de mettre en scène de manière simple certes mais efficace des sentiments par exemple au moment du mail de séparation qu’envoie Dave à Nina on entend d’abord le cœur de Nina battre et puis il apparaît très stylisé et finit par se briser.

Mélange est surement le terme qui convient le mieux pour décrire le film.

Dès le début le ton est donné. Puisque pendant le générique ce qui semble être une déesse indienne danse sur une musique électronique. Ce mélange d’univers va être la base même du récit du film. En effet la réalisatrice nous raconte l’histoire d’une histoire indienne célèbre le Ramayana (racontée ici par trois indiens en voix off) dans lequel une femme Sita est enlevée par le Roi Ravana. Son mari Rama part la délivrer, mais une fois rentré il la rejette n’ayant plus confiance en elle. Nina Paley met habilement en parallèle, mais jamais vraiment directement, cette histoire et son histoire à elle, celle de sa rupture avec son compagnon parti travailler en Inde. Mais pour accentuer cette idée d’universalité et d’intemporalité de la rupture amoureuse elle rajoute une troisième dimension temporelle les années 1920-1930. En effet à de nombreux moments du film Sita se met à chanter grâce à la voix de la chanteuse jazzy Annette Hanshaw, clin d’œil à la Comédie musical mais aussi au film Bollywood dans lesquels les chansons ont une place primordiale, ces dernières exprimant souvent les sentiments des personnages. Au niveau graphique maintenant. Il n’est jamais facile dans un film de changer de ton, de genres etc…

Imaginez dans un film de prises de vues réelles deux actrices jouant le même rôle, au même âge, et que la « substitution » de l’une pour l’autre est lieue pendant tout le film et en plein milieu des scènes. Et bien au niveau graphisme dans un long métrage animé c’est un peu le même problème.

On se souvient du chef d’œuvre d’Isao Takahata Pompoko (1994) dans lequel des ratons laveurs font face à l’envahissement de leur territoire par les Hommes. Afin de distinguer les différents univers Isao Takahata décide de donner un graphisme différent aux ratons laveurs selon que ceux-ci sont sur leur propre territoire, proches des humains, ou en train de se battre ou de se transformer ils seront représenté de manière réalistes ou de manières stylisées.

Ici aussi Nina Paley va utiliser la diversité des graphismes afin de mieux différencier les univers. Ainsi les personnages seront dessinés, presque sous forme de croquis aux contours incertains lorsqu’il sera question de la représenter ainsi que son compagnon, en n’oubliant pas pourtant de les insérer dans la réalité grâce à l’utilisation de photos de villes (San Francisco, New York) pour certains décors. Pour raconter la légende du Ramayana la réalisatrice va utiliser les représentations traditionnelles indiennes des personnages. Et lorsque Sita se met à chanter du jazz avec la voix d’Annette Hanshaw l’univers se transforme en une vision plus cartoon.

A noter que les trois indiens qui racontent d’après leurs souvenirs l’histoire du Ramayana sont représentés à l’écran par des marionnettes traditionnelles du théâtre d’ombres, l’une des manières ancestrales de raconter cette histoire en Inde.

Cette multiplicité des graphismes, ce mélange des histoires permet ainsi à la réalisatrice de mieux nous transmettre l’idée d’universalité de son propos et de pouvoir toucher le plus de monde possible."

dimanche 5 avril 2009

Monter à bord du Némo le navire aux images

Depuis mercredi le festival Némo vous invite à monter à bord de son sous marin. Au menu comme d'habitude des films qui vont vous plaire, d'autres vous agacer, d'autres vous déranger, d'autres vous titiller, d'autres vous réjouir, d'autres vous endormir d'autres ... car c'est ça la programmation du festival Némo une programmation sous le signe des nouvelles technologies mais pas que ... une programmation sous le signe de l'innovation mais pas que ... une programmation sous le signe de la diversité ça toujours... entre musique, expérience, films, documentaires, image par image, focus sur des réals sur des studios sur des festivals, des installations et performances ... vous trouverez forcément quelque chose qui va vous nourrir, qui va vous faire réfléchir, qui va vous faire rêver ... même si pour cela ilo va falloir que vous subissiez des prestations scéniques ou filmiques dés fois insupportables ou prétentieuses ... mais finalement est-ce que ce n'est pas le devoir d'un festival de ne pas forcément être consensuel, de ne pas forcément aller dans un seul sens ... et vous y trouverez donc ce qui fait une partie de l'Art contemporain des choses imbues de leurs discours et l'autre partie des choses créées par envie, par désir, pour éveiller des émotions ... mais comme bien sur tous les points que je viens d'évoquer sont souvent (tout le temps ?) affaire de subjectivité c'est ça qui est précieux dans un festival comme Némo (et bien sur dans quelques autres) c'est de montrer cette diversité.

Au niveau du cinéma Image par image vous trouverez ainsi aussi bien des films cartoons, des clips, des films expérimentaux et beaucoup de genres différents.

Le festival se déroule dans de nombreux lieux dont le Forum des Images et l'entrée est gratuite.

Site du festival et programme complet.

Michel Ocelot, Conrad Vernon

Toujours sur Animated Views une interview avec le co-réal de Monsters vs Aliens Conrad Vernon et une avec Michel Ocelot pour Azur et Asmar.

Stitch au Japon

Vu sur Animenewsnetwork une série animée de Lilo et Stitch va être réalisé spécialement pour la télé japonaise par le studio Madhouse. J"avoue qu'aimant beaucoup Lilo et Stitch c'est plutôt une série que j'aimerais voir ...



Une interview avec les deux créateurs du film sur Animated views, bon pas toujours d'accord avec eux mais certaines choses intéressantes quand même ...

Les entretiens du Musée de l'image qui bouge

Trouvé sur le site Mayerson on animation un lien passionnant celui du Museum of the Moving Image.
Sur ce site d’un musée américain qui comme son nom l’indique est dédié au cinéma vous trouverez des dizaines d’entretiens avec des grands noms du cinéma en grande partie des acteurs et des réalisateurs américains : Mike Nichols, Arthur Penn, Jennifer Jason Leigh Sidney Poitier, Paul Schrader, Budd Boetticher, Sam Mendes, Francis Ford Coppola, Tim Burton, Melvin et Mario Van Peebles, Sidney Lumet, Terry Gilliam, Robert Altman, David Lynch entre autres auquel vous pourrez rajouter des grands noms canadiens (David Cronenberg et Atom Egoyan), chinois (Ang Lee (qui est de Taïwan) et Wong Kar Waï), et même français (Michel Gondry et Laurent Cantet notamment).
Des cinéastes plus expérimentaux ont droit à la parole aussi avec Stan Brakhage et deux cinéastes d’animation : Brad Bird et Chuck Jones ici et ici.

Ce qui est vraiment génial c’est que vous pouvez télécharger les discussions en audio (MP3), mais aussi sous forme de retranscription (HTML ou PDF).

Bugs Bunny Superstar ...

Vu sur Cartoon Brew un dessin dans la galerie Chuck Jones qui visiblement fait un peu débat ou alors permet de faire un peu de publicité.

Un article en anglais

Après Eclosion, Masque le nouveau film de Jérome Boulbes

je vous parlais récemment de Jérome Boulbes sur le site Fous d'Anim Cé a fait une news à propos du dernier court métrage du réalisateur: Masques. Sur son site on peut y voir une bande annonce, un making of et pleins de choses. Pour le reste même si elle est courte la news de Cé est tellement mieux écrite que ce que je pourrais faire (tout en concision, exercice impossible pour moi malheureusement ...) que le mieux c'est de la lire.



La page de Masques sur le site de Jérome Boulbes.

Les Simpsons timbrés ...

Oui le titre est facile je vous l'accorde mais la news est plutôt sympa vu sur Animation Magazine pour les vingt ans de la série la poste américaine va émettre un timbre à l'effigie de l'une des plus célèbres familles animées. C'est le moment d'avoir un(e) ami(e) américain(e) ...

Plus de détails le 9 avril sur le site de la poste américaine.

du cinéma