vendredi 11 juillet 2008

Des photos de nuit ...

made in Japan ... pour s'endormir.



DVD Barry Purves

Je vous ai déjà parlé du DVD sur Barry Purves mais comme je viens de le récupérer donc je peux vous en parler plus détails.

Le DVD bénéficie d’un beau packaging et surtout d’un livre avec de très belles illustrations, que ce soit des images des films, ou des storyboards. Toujours dans le livre chacun des films a le droit à plusieurs rubriques un synopsis, des notes du réalisateurs, des anecdotes, une rubrique Oups (erreurs), images récurrentes, récompenses. Puis à la fin du livre 7 pages sont consacrées aux grandes lignes de l’animation en stop motion. Le livret est à la fois en français et en anglais.

Maintenant le DVD lui-même. Il y a bien sur les films. Après les avoir revu ma préférence va toujours aux deux premiers films de Barry Purves : Next et Screenplay et au dernier Hamilton Mattress. Entre les deux il y a l’étonnant Achilles, et même si je suis moins fan de l’univers de Gilbert et Sullivan ou de Rigoletto (surtout à cause des décors très chargés), ces deux films n’en demeurent pas moins très impressionnant à voir. Chaque film peut-être vus avec une introduction de Barry Purves.

En ce qui concerne les bonus, j’avoue avoir plutôt tendance à les survoler, le(s) film(s) reste pour moi le plus important. Ici on notera la possibilité de revoir Next et Gilbert et Sullivan afin de découvrir, grâce à des sous titres, les différentes références aux œuvres citées dans les films. En ce qui concerne l’entretien Purves/Ocelot qui dure 27 min il vaut surtout la peine pour ce que dit Barry Purves notamment très touchant quand il avoue vouloir passer à autre chose dans sa carrière alors que son age avance. C’était peut-être une fausse bonne idée que cette rencontre, peut-être qu’une interview de Barry Purves seul aurait été encore plus enrichissante, surtout pour les non connaisseurs du cinéma d’animation, car pour les connaisseurs il y a plein de choses à « récupérer » dans les propos du réalisateur . Dernier bonus une pub incroyable qui reprend le procédé de Screenplay. Mais là où on pouvait s’attendre à une pub pour un produit sur je ne sais pas la nourriture, les voyages, une chaîne télé en fait il s’agit d’une pub pour un produit pour les … toilettes !

Un très beau DVD qui nous permet de mieux appréhender la carrière d’un réalisateur qui n’hésite pas à toucher à des styles très différents !
EdDité chez Potemkine.

Il faut

Daniel Darc – Un an et un jour – Amours Suprêmes



Un an et un jour mon amour
Si personne ne t’as réclamé
Moi je viendrais te chercher
Je viendrais te chercher

Un jour et un an
Le prince charmant
Désolé il est tatoué
Et ses jeans sont déchirés



Mais ne t’en fais pas
Il t’aimera comme personne ne t’a aimé
Et jamais
Personne ne pourra y arriver

Un an et un jour
Je hais les discours
J’attendrais une année
J’y rajouterais même une journée



Mais ne t’en fais pas
Il t’aimera comme personne ne t’a aimé
Et jamais
Personne ne pourra y arriver

Un jour et un an
Qu’importe le temps
Tant d’automnes, tant d’étés
J’ai attendu sans désespérer





C’est dur parfois
Surtout ne t’en fais pas
Sur mon cœur j’irais graver
Avec une lame rouillée





Un an et un jour
Ton prénom
Un an et un jour
Ton prénom mon Amour



Un an et un jour
Ton prénom

Bravo

Il y a maintenant plus d’une dizaine de jours j’ai participé au Jury des DMA de mon école pour les deuxièmes années. Avant Annecy il y avait eu l’UE de Cinématographie et déjà nous avions pu lire d’excellents dossiers. Les Thèmes étaient tous très différents même si j’avoue je regrette toujours un peu l’absence de dossier sur des films d’animation (sauf un très bon devoir sur Satoshi Kon). Un dossier particulièrement sortait du lot mais il y en avait plein de vraiment très bon. J’avoue que j’étais particulièrement content, et non je vous vois venir ce n’est pas de l’auto satisfaction (c’est en effet mon cours) étant persuadé que cela est du à énormément à l’excellente prof de français (non promis ce n’est pas de la fausse modestie même si je vous le concède ça en a tout l’air : )
Mais la question n’est pas là je parlais des projets pros…

Si l’exercice peut paraître un peu frustrant de prime abord pour un cinéphile de ne pas voir les films finis très rapidement il se révèle fascinant car cela permet de comprendre et rentrer dans le cheminement créatif de chaque élève. Et très rapidement on peut se rendre compte du travail accompli. Cette année a été particulièrement réjouissante, et c’est d’ailleurs pour ça que j’en fais un post, car même si je regrette le manque de diversité dans les techniques, le vrai bonheur a été de découvrir de nombreux projets qui peuvent être, sans rougir, présentés à des producteurs. Soyons clair il y aurait pas mal de travail à faire sur chacun d’entre eux mais plus de la moitié des projets étaient très très bien avancés. Et si les nombreuses techniques qui constituent le cinéma d’animation étaient peu représentées, les styles graphiques et les histoires étaient par contre très diversifiés. Là aussi deux trois dossiers sortaient du lot pour moi car plus proches de ma sensibilité, mais même ceux qui ne me touchaient pas étaient d’excellentes factures.

Donc merci et bravo à eux, je sais que certains passent dès fois par ici, et surtout je leur souhaite une bonne continuation à tous, en espérant que certains poursuivront dans la voie du court métrage qui a plutôt mes faveurs.

Le coin du râleur …

Dans la série les critiques sont mes amis, extrait de la critique de Valse avec Bachir dans les Cahiers du Cinéma de Juin 2008.
« Dans les rues, sous la pluie, au volant il promène une même silhouette fatiguée, dont le dessin et la lenteur des gestes soulignent encore la mélancolie. Le dessin ? Oui tout est dessiné dans Valse avec Bachir. Mais ce n’est pas davantage un film d’animation, en tout cas pas au sens traditionnel. A l’arrière des corps les voix sont adultes … Et les corps eux-mêmes sont très loin d’être de Disney. Quarantenaires las, psychanalystes à l’air pénétré, camarade hanté par la récurrence d’un rêve dans lequel vingt-six chiens le poursuivent dans les ténèbres de Tel Aviv, ils évoquent au mieux un Droopy qui saurait l’hébreu. »

Vous savez c’est comme ce président qui décide pour soit disant stopper l’hypocrisie de nommer lui-même le président de France Télevision, on se dit qu’on préférait peut-être avant, quand un doute planait nous laissant croire qu’en fait cette nomination n’était pas politique …
Et bien avec les Cahiers c’est la même chose. Maintenant qu’il décide de parler d’anim il nous montre clairement que cette forme de cinéma ne les intéressent pas, et quand elle le devient comme pour eux dans le cas de Valse avec Bachir c’est qu’elle est avant tout liée à l’enfance : « L’Animation est bien un travestissement d’adultes, rêve ou cauchemar, on ne sait d’une mémoire errant à la recherche d’elle-même. Poursuite d’images lancées à la recherche de leur propre enfance. De ce genre prétendument réservé aux bambins, il faudrait alors dire ce qu’on sait de la comédie musicale, dont Valse avec Bachir a par ailleurs l’allure, dès son titre : qu’il est bon d’avoir un peu vieilli pour en goûter l’amère saveur. La réponse du film est là. Le choix du dessin serait pure inconséquence s’il n’était manière de pathétiser sobrement la retrouvaille qu’y tentent quelques adultes avec l’enfant qu’ils n’avaient pas tout à fait cessé d’être, pendant ces quelques jours de 1982. » Le choix de l’animation est dès lors réduit à une simple volonté de l’auteur de faire un lien avec son enfance, et non une volonté artistique autre.

C’est comme ce président dont je vous parlais, avant les Cahiers n’écrivaient pas vraiment sur l’animation et un doute planait on avait envie de croire que c’était uniquement parce qu’aucun journaliste ne pouvait vraiment en parler ou qu’ils n’avaient pas le temps ou pas la place … Aujourd’hui au moins les choses sont claires la nomination du président de France Télévision sera politique et les Cahiers n’aiment pas (ou si peu) l’animation.
Est-ce que ça va mieux en le sachant ? Rien n’est moins sur.


Oui vous pouvez me dire que j’en fais un peu trop qu’entre une nomination aussi importante que le président de France télévision et la vision du cinéma d’animation par un journal ma comparaison est un peu trop forte. Mais c’est juste que par moment le traitement de l’anim par une grande partie des médias peut être très … (je vous laisse remplir avec l’expression de votre choix, j’ai peur d’être un peu trop vulgaire : )

Au passage n'hésitez pas à aller voir ce très beau film qui, plus qu'un film anti guerre, est surtout une magnifique reflexion sur la mémoire.

au Japon