On connaît les 9 films qui se battront pour une nomination à l’Oscar du Meilleur film d’Animation : Ratatouille, Les Simpson le film, Persepolis, Alvin et les Chipmunks, Aqua Teen Hunger Force …, Bee Movie (Drôle d’abeille), Beowulf, Meet the Robinsons (Bienvenue chez les Robinson), Shrek the third, Surf’s Up (Les rois de la glisse), Amer Béton, et les TMNT (Les Tortues Ninja).
Pour pouvoir rentrer dans la compétition il faut que le film soit sorti dans l’année dans une salle à Los Angeles. Mais cette année les règles ont été changées et maintenant un long métrage est défini comme ça : Un film d’au moins 70 minutes dans lequel le mouvement et les personnages sont créés en utilisant une technique image par image. De plus un nombre significatif des personnages principaux doivent être animés et le film doit être fait de plus de 75 % d’animation. Ce qui pose le problème de la Motion-Capture.
Le 22 janvier nous connaîtrons les 3 films qui se « battrons » pour obtenir la fameuse statuette !
Je vous renvoie aussi à deux articles passionnants de Variety (donc en anglais) :
Le premier sur le problème de l’académie des Oscars sur la définition à adopter pour les longs métrages animés.
Le deuxième est encore plus passionnant car il se pose la question : Pourquoi un seul film d’animation a été nominé à l’Oscar du Meilleur Film (c’était la Belle et la Bête des studios Disney) et pourquoi dans les autres catégories les films d’animations sont si peu nominés, voir jamais comme dans la catégorie des réalisateurs. En effet Brad Bird par exemple ne mériterait-il pas autant une nomination qu’un réalisateur de prise de vues réelles.
Je pense que le problème des récompenses pour les films d’animation est en effet important pour que ce cinéma soit un jour une véritable reconnu par un public plus large. L’Ours d’Or à Berlin pour Hayao Miyazaki ou le récent Prix spécial du Jury à Cannes pour Persépolis sont des pas importants mais le cinéma d’animation aura remporté une vraie victoire lorsqu’un de ses réalisateurs obtiendra le prix du meilleur réalisateur à Cannes, et que l’un de ses acteurs virtuels obtiendra le prix d’interprétation aux Oscars …
Mais ce n’est pas demain la veille que les gens de la prise de vues réelles qui sont majoritaire parmi les votants, et autres jurys se mettent à voter pour de l’animation. Peut-être que les Césars me feront mentir cette année avec Persépolis.
L’article sur la définition de l’anim aux Oscars
L’article sur le manque de nominations de l’anim