jeudi 28 août 2008

Singing Summer 5

Toujours pas de news d'anim mais encore une chanteuse ...

Je dois vous avouer que j'aime bien la salsa mais de temps à autre, je trouve les arrangements souvent un peu trop "soigné" pour mon goût musical, mais en live cette musique quand elle éclate prend une dimension incroyable je trouve, difficile de rester en place même si je danse mal je ne peux m'empêcher de faire semblant d'exécuter quelques pas.
Aujourd'hui une des grandes dames de la salsa : Celia Cruz. Comme je ne suis pas connaisseur j’ai eu un peu de mal à trouver des bonne vidéos en voici deux un peu différentes, dont une autre version de Bemba Colora (chanson déjà postée). Et puis la dernière vidéo c'est un musicien que j'adore et qui lui aussi prend toute sa puissance en concert : Omar Sosa pianiste cubain. Malheureusement la vidéo ne dure qu'une minute, et en plus il y a un léger décalage son !, mais si vous aimez un peu la salsa surtout si elle est traversée de diverses autres musiques (je l'ai vu sur scène en solo, avec des musiciens arabes, avec un rappeur, avec uniquement un percussionniste ...) allez le voir en concert, il passera en décembre, janvier prochain en France à Albi, Paris, Annecy (à Bonlieu!), Toulouse et Lille (toutes les dates ici).
Je sais pas vous mais à Paris on a eu un été pas terrible question soleil donc voici un peu de soleil musical.
Et puis ce soir quand même quelques posts anim quand même : ))





lundi 25 août 2008

Singing Summer 4

C'est encore l'été ... une nouvelle grande chanteuse aujourd'hui.

Il y a malheureusement peu de vidéo sur Youtube avec une bonne qualité de son. En voilà 2, la première est peut-être post synchro, mais vous pourrez ainsi mieux apprécier la voix de la Diva Egyptienne! La seconde j'ai hésité à la mettre car ce sont des extraits de chansons mis bout à bout, mais il me semble qu'elle donne un apperçu du talent d'Oum Kalsoum. La troisième explique un peu, en anglais, sa "technique".

Et si vous voulez en savoir plus sur cette grande dame du chant l'Institut du Monde Arabe à Paris lui consacre une expo.





Ponyo bat Batman

Alors que The Dark Knight est premier dans quasiment tous les pays, au Japon le film n’a commencé sa carrière qu’en deuxième place battu par une petite fille Ponyo, l’héroïne du dernier film de Miyazaki. Les chiffres sont ceux du week-end du 9 et 10 août. Ponyo on the cliff by the sea (c’est le titre anglais) qui était encore projeté sur 481 écrans et qui en était à sa 4eme semaine d’exploitation réalisait 6 millions 872 dollars (un peu plus de 755 millions de Yen), alors que The Dark Knight montré sur un tout petit peu moins d’écran (459) faisait 2 millions 408 dollars (un peu plus de 264 millions de Yen).
Au 18 août le film a passé la barre symbolique des 10 billion Yen soit 93 millions de dollars. C’est la première fois depuis 4 ans qu’un film japonais dépasse ce chiffre, le dernier en date étant … Le Château ambulant du même Hayao Miyazaki.
Ponyo a dépassé ce cap au 31eme jour après sa sortie. Le château ambulant avait attendu 2 jours (33) et Princesse Mononoke 43. Seul Chihiro avait fait mieux en 25 jours. Ce dernier reste d’ailleurs pour l’instant le film qui a remporté le plus d’argent au Box Office au Japon avec 280 Millions de dollars.

Les premiers sont des chiffres de Screen International, les seconds de Variety Asia Online. Vous aurez eu plein de chiffres aujourd’hui : )

Show

je me souviens juste qu'on dansaient autour de la table en chantant ...



Dreamworks, Kung Fu Panda, Box Office, Pixar, Un canard ...

Tiens j’ai vu Kung Fu Panda j’ai bien aimé.
Belle anim (oui à 130 millions la prod c’est normal me direz-vous) , non mais c’est vrai que du fait qu’ils s’inspirent de la culture chinoise, les créateurs du film n’ont pas hésité à laisser du vide de temps à autres dans l’image, les couleurs sont jolis, la réalisation est correct. En fait le film ne se veut pas plus qu’une comédie, avec un petit fond mais très léger, léger quand même. Le film a une seule prétention vous faire rire, ce qu’il réussit à faire … mais seulement si vous êtes un fan de Jack Black, et j’en suis un ! Ou plutôt et c’est là où la critique est vraiment subjective … je pense que je n’aurais pas apprécié autant le film si je n’étais pas un fan de Jack Black.
Car le film décrit quand même un monde asiatique pré mâché, un peu à la Samuraï Jack. La série de Genndy Tartakovsky à qui le générique de Kung Fu Panda rend visiblement hommage, la série lorgnait elle vers UPA …
L’histoire est sympa mais pour qui a vu quelques films de Kung Fu, c’est du classique. Les personnages des Furious Five, qu’admire Po (le nom du Panda) sont bâclés, voir quasi inexistants. Le méchant est impressionnant graphiquement mais n’a que très peu de personnalité, ce qui est dommage pour un méchant. Je disais que la réalisation était correcte parce que j’aime bien le film sinon … (c’est le verre à moitié plein …).
Oui mais comme je vous le disais j’aime bien jack Black (pas celui de King Kong hein celui de Nacho Libre …) et son personnage lui ressemble tellement … et puis si il n’a pas tellement de « partenaires » du coté des Furious Five le personnage des deux maîtres sont plutôt réussis, Oogwaï et Shifu ! Et puis il y a la bonne idée du scénar … c’est le père de Po …c’est un canard … le père du panda est un canard … alors certains d’entre vous me diront que ça ne les fait pas rire et je comprends … mais moi j’ai trouvé ça très drôle … surtout parce qu’on nous explique jamais pourquoi …

Bon avec ce film et Madagascar, Dreamworks se place. Car l’idée n’est plus de devenir Disney comme au début (Spirit, Le Prince d’Egypte, El Dorado) ni d’être un Disney Décalé (Antz, Shrek …) mais de se mettre sur un seul créneau la Comédie. Que celle-ci soit d’aventure (Madagascar), d’action (Kung Fu Panda), fantastique (Monsters vs Aliens), la comédie parodique (Shrek) ou bien sur la pure comédie (Bee Movie). Faire rire … rien de plus … mais rien de moins non plus Pour ma part tous ces films ne me font pas forcément rire (Bee Movie est très moyen, malgré que j’aime beaucoup la série Seinfeld, Madagascar a quelques bons moments grâce aux personnages secondaires (Les Pingouins, les singes, les lémuriens …). Mais force est de constater que ce positionnement sur la comédie fonctionne pour Dreamworks. Ils battent ou font souvent jeu égal avec Pixar (le vrai nouveau Disney).
En 1998 Antz ne fait pas le poids face à Bug’s life 90 Millions contre 162 Millions. Mais ce n’est que le premier film de Dreamworks et le score est déjà honorable. En 2001 c’est Shrek contre Monsters Inc, l’ogre vert (malheureusement, Monsters étant je trouve largement meilleur) l’emporte de peu : 267 contre 255. En 2004 c’est la déferlante Shrek 2 et ses 441 Millions de dollars (toujours aujourd’hui le film d’anim qui a remporté le plus d’argent aux Etats-Unis, avec un dollar non ajusté à l’inflation). Cette année là le Pixar c’est Incredibles 261 Millions. Pixar ayant décidé de sortir ses films en milieu d’année et plus en fin, ils ne sortent pas de film en 2005 laissant la place à Madagascar (193 millions) qui ne triomphe de Chicken Little de Disney (135 Millions). En 2006 Pixar reprend la main Cars 244 millions, Over the Hedge (155 millions). Pas pour longtemps puisqu’en 2007 c’est le troisième Shrek :322 millions – Ratatouille : 206 millions. Cette année Pixar va sûrement l’emporter d’une très très courte avance puisque Wall-E totalise pour l’instant 216 millions et Kung Fu Panda 212 … chacun n’augmentant plus beaucoup.
Alors pour l’instant Dreamworks l’a emporté uniquement avec son ogre vert car en 2004 Shark Tale pour Dreamworks atteint 160millions, loin derrière The Incredibles et en 2007 Bee Movie fait 123 millions, lui aussi loin derrière Rataouille.
Donc le vrai problème pour Dreamworks … trouver des stars qui peuvent remplacer Shrek qui est sensé partir à la retraite après son 5eme opus en 2013. Certes il essaye de lancer Puss’n’boots sorti justement de la série Shrek. Mais il se peut qu’avec Kung Fu Panda ils aient trouvé un remplaçant pour Shrek, un deuxième est déjà en préparation, et Jeffrey Katzenberg a annoncé que si les résultats au Box Office étaient bons il pourrait y avoir jusqu’à 6 films mettant en scène Po.
Car à la différence de Pixar n’ayant pour l’instant fait une suite qu’avec l’un de ses films Toy Story, Dreamworks compte sur ses stars, un peu comme les anciens studios à Hollywood qui avaient sous contrats certains acteurs, pour engranger les succès. Les prochains à rentrer sur scène les héros de Madagascar le 7 novembre aux Etats-Unis et le 3 décembre en France.

Je pense que je mettrais bientôt en ligne un article que j’avais écrit sur la lutte des studios d’anim aux Etats-Unis depuis Disney-Fleischer jusqu’à aujourd’hui, ça demanderait à être plus développé mais c’est déjà une base.

dimanche 24 août 2008

Annecy 2008 - Le compte rendu est là, il est là ...

Bon j’ai écrit plusieurs fois le petit texte du début, je ne sais pas si je suis vraiment compréhensible. Ma volonté n’était pas de raviver une polémique mais juste d’expliquer mon point de vue, je ne sais pas si j’y suis vraiment arrivé. Mon but avec ce texte n’est pas de dire que ma position est la bonne mais juste tenter de faire un peu évoluer le système de sélection (mais beaucoup d’entre vous m’ont dit qu’ils étaient satisfaits de ce système), en prenant un peu des avis de tout le monde, car il me semble dès fois pas très clair. Voilà certains d’entre vous peuvent être surpris de me voir prendre autant de précautions, mais c’est un sujet qui mérite à mon avis mieux qu’un avis sur un blog, mais une vraie discussion. Et puis je ne suis pas très satisfait du texte j’ai failli l’effacer plusieurs fois en me disant que c’était inutile, d’ailleurs si vous le pensez n’hésitez pas à me le dire je l’enlèverais.
Et si c’est un sujet qui vous semble pertinent de creuser pourquoi on pourrait faire un Bulle de Rêves avec ceux d’entre vous qui ont quelque chose à dire. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou m’envoyer un mail. La seconde partie du texte, la plus importante, parle des films :)

La compétition la plus importante dans un festival d’animation reste pour moi celle des courts métrages. Cette année le comité de sélection avait décidé de prendre moins de films. J’en ai discuté avec l’un des membres du comité qui m’a dit qu’ils s’étaient arrêtés lorsqu’ils ont considéré qu’ils avaient pris les meilleurs films de l’année. Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette position même si je la respecte. Il me semble qu’une fois que l’on a sélectionné les films que l’on considéraient comme les meilleurs il faut alors ouvrir un peu plus la sélection, et prendre des films de qualité que l’on aime pas forcément. Car il me parait en effet impossible de pouvoir dire sans hésitation à un moment donné T que tel film mérite d’être vu et un autre non.
Je m’explique. La vision d’un film est affaire de subjectivité, un film ne vous plaira pas à un moment de votre vie mais vous l’adorerez quelques années plus tard. Je prends souvent le même exemple j’ai vu Eternel Sunshine of the Spotless Mind j’étais en couple, heureux, j’ai trouvé ça sympa. Je l’ai revu après une séparation, je n’ai pas du tout pris le film de la même manière… Cette subjectivité en tant que spectateur est normale. Par contre quand on doit juger un film il faut questionner cette subjectivité tout le temps. Et peut-être encore plus dans le cas d’un jury, où j’aime l’idée de faire le maximum pour montrer le plus de films possible. J’ai participé à un jury pour le festival d’Auch, et je peux vous dire qu’il est difficile d’être totalement à fond dans son jugement tout le temps. Pour Auch nous avions sélectionné au final des films qui nous plaisaient moins mais qui ont plu à de nombreux spectateurs. Ces films étaient loin d’être honteux soyons clair mais juste, pour nous, un peu moins bon que certains autres. Est-ce que ces films méritaient de ne pas être montrés je ne crois pas. Pour moi un comité ne fait pas une sélection, uniquement, pour « montrer » ses goûts mais pour montrer le plus de films de qualité possible. Et au vu de certains film non sélectionnés ou Hors Compétition beaucoup de gens ont trouvé que de nombreux films de qualité avaient été laissés de coté. (voir notamment le post de Cé sur Fousd’anim).
Soyons clair je n’ai aucune envie de relancer une polémique, les 3 personnes membres du jury cette année sont des professionnels et je respecte vraiment leur avis. Je ne connais que le juré français du comité qui d’ailleurs s’il passe par ici est le bienvenu pour réagir en toute amitié. J’ai de toute façon toujours dit que je trouvais la sélection d’un festival par trois personnes qui changeaient chaque année, un système que je trouvais étrange (je l’ai même dit quand j’ai eu le plaisir de faire celle d’Auch).

L’effet un peu pervers de prendre moins de films c’est qu’au final on croit que les films qui étaient en sélection étaient forcément tous excellents et ce n’est bien sur pas possible, les goûts de chacun étant trop dissemblables … On pourrait croire alors que tous étaient d’une facture et d’une réalisation irréprochables … mais là aussi bien sur ce n’est pas possible car il n’y a plusieurs visions du cinéma.
Beaucoup des films de la sélection ont été vu par ce biais là « les films parfaits de l’année » et je peux vous dire que pour moi, mais ça parait normal, certains des films montrés avaient que très peu de qualité, voir pas du tout !
Je ne parlerais donc que des films que j’ai beaucoup aimé, laissant de coté ceux qui m’ont juste intéressé ou ceux qui ne m’ont pas plu, ces films mériteraient une autre vision pour un autre jugement.

Programme 1. Je retiendrais avant tout La Maison en petit cubes de Kunio Kato. J’aime beaucoup l’univers de ce réalisateur (j’avais déjà posté certains de ses anciens films ici).

Le film tout en douceur raconte l’histoire d’un homme qui remonte le cours de sa vie en plongeant aux travers des différentes maisons qui constituent son passé. Je ne vous raconte pas la fin, mais elle est très belle (dans l’idée de l’acceptation de prendre cette vie avec tout ce qu’elle nous apporte). La réalisation est toute en légèreté et permet une réelle puissance évocatrice.Un film magnifique.



A noter aussi dans cette sélection 7 more minutes d’Izabel Plucinska notamment pour son rythme assez lent et KJFG N°5, film assez drôle et délirant, son format court le rend encore plus réussi.



Programme 2 : The old,old, very old man d’Elizabeth Hobbs, un film réalisé à de l’encre et qui raconte l’histoire d’un homme de 152 ans (qui a vraiment existé même si il y a des doutes sur son age exact …) qui doit rencontrer le roi Charles 1er. Comme souvent chez les anglais le texte et la voix off sont particulièrement soignés ce qui donne une force de plus à ce film déjà étonnant au niveau de sa réussite esthétique.



Dans ce programme j’ai bien aimé aussi Styri (Four) d’Ivana Sebestova qui raconte une histoire vue par quatre femmes. Rien de bien nouveau mais le plaisir de voir un film de bonne facture et qui semblait venir d’une autre époque. Une esthétique des pays de l’est que l’on ne trouve plus beaucoup malheureusement. Chepogi était sympa aussi (film tiré de la collection produite par Pilot Moscow Animation Studio sur les légendes et les contes. Et en voyant l’image dans le catalogue de Glow de Jo Lawrence je me souviens que certains aspects du film m’avaient plu, au niveau visuel et de l’histoire mais je me souviens plus bien …

Programme 3 : Est-ce que j’ai encore besoin de vous dire tout le bien que je pense de Portraits Ratés à Saint-Hélène de Cédric Villain. Je me rappelle quand avec Gabriel Jacquel on se disaient qu’il fallait absolument le présenter en sélection, ce qu’ il a fait avec l’aide d’un autre prof du DMA Jipé Denéve (qui est aussi l’un des artisans du site Fousd’anim). Quelques semaines après il était pris en sélection, pendant le festival Canal Plus se montrait intéressé pour acheter le film, et quelques jours plus tard il obtenait le Prix de la première œuvre Jean-Luc Xiberras (qu’il ait obtenu celui là entre tous me ravi évidemment encore plus !). Et maintenant je peux dire que je dois l’habillage de Zewebanim à deux réals primés à Annecy (Franck pour l’Inventaire et Cé pour Portraits. La classe : ))))

Bon dans ce programme il y avait d’autres films … dont un très joli film russe Rybka de Sergei Ryabov



Le rigolo John And Karen de Matthew Walker. A voir ici
Et même si je ne peux pas vraiment dire que j’aime ces deux films je dois avouer avoir été impressionné par le ton et l’esthétique de Chainsaw de Dennis Tupicoff et She who measures de Veljko Popovic.

Programme 4 : Dans ce programme il y avait un film qui très rapidement, comme Valse avec Bashir à Cannes, est devenu le Buzz du festival c’est le film qu’il fallait avoir vu : Skhizein de Jérémy Clapin.


BA Skhizein

Alors Jérémy est quelqu’un que je connais et dont j’aime beaucoup le premier film Histoire Vertébrale, pour moi l’un des tout meilleurs films d’animation de ces dernières années. J’avais donc hâte de voir Skhizein, et je dois avouer qu’avec tout ce buzz j’ai un peu « loupé » le film lors de la projection. Ce qui m’a, je pense, tout d’abord dérouté c’est que Jérémy prend la route opposée à celle qui lui avait si bien réussie pour son premier film.
Ici les décors sont très détaillés alors qu’ils étaient assez épurés dans le premier. Et on sent une volonté encore plus forte de faire une très belle animation. Sur ces deux points là j’ai été dérouté deux secondes et demi tant l’univers du film est absolument magnifique. Le film déploie une qualité esthétique absolument superbe, et une animation assez incroyable.
C’est plutôt au niveau de la narration que j’ai eu du mal. Une Histoire Vertébrale réussit le tour de force de nous émouvoir, de nous toucher avec l’histoire d’un amour impossible, un thème que l’on a pourtant vu et revu… Là l’idée originale est géniale : un homme est frappé par une météorite, il se retrouve à 91 cm de lui-même. Alors forcément quand une idée me plait autant que ça je crois que j’ai envie que le film dure au moins une heure et demie pour mieux suivre le cheminement du personnage, ses questionnements, ses angoisses, ses bonheurs même ! Et là forcément tout va vite. Trop vite. Enfin c’est ce que je pensais lors de cette première …
Et puis j’ai revu le film lors de sa présentation à Beaubourg (le film a obtenu le prix du public) et je me suis rendu compte que si lors de la projection à Annecy j’avais été un peu déçu, c’est que plutôt que de voir le film tel qu’il est, je l’ai comparé avec le film tel que j’aurais voulu le voir. Une erreur que je fais de temps à autre, quand le sujet d’un film me plait particulièrement, me mettre à la place du réalisateur. Hors en revoyant le film une seconde fois je me suis rendu compte que Jérémy avait fait le film presque parfait. Non qu’il n’y ait pas des choses qui me manquent dans le film, mais le rythme, la narration sont admirablement maîtrisés jusqu’à la fin. Quelques scènes sont vraiment savoureuses (celle du psy notamment). La voix off par le comédien Julien Boisselier est parfaite, et la musique de Nicolas Martin, qui avait déjà écrit une superbe musique pour Une Histoire Vertébrale, récidive ici et fait plus qu’accompagner le film, se faisant à certains moments une narration complémentaire !
Et puis Jérémy Clapin réussit un film de genre comme je les aime à savoir prendre une histoire purement fantastique (le décalage de cette homme suite à la chute de la météorite) avec une pincée d’absurde (la vie de cet homme tous les jours chez lui, à son travail) à une réflexion plus large (est-ce que chacun d’entre nous ne sent pas souvent décalés à de nombreux moments de sa vie). Il réussit grâce à un « artifice » fantastique à me toucher sur cette question du décalage au Monde beaucoup plus que Sofia Coppola et son Lost in Translation. Un superbe film.



Dans ce 4eme programme il y avait un autre très beau film Shaman de Luc Perez. Véritable voyage des sens au pays Inuit. Dans une compétition où il y avait finalement peu de films un peu expérimentaux Shaman m’a permis de m’évader, je suis sûrement passé à coté de ce l’histoire à proprement dite (un jeune inuit qui devient Chaman), mais pour mieux me balader dans l’univers proposé et offert par le film. Un extrait ici.

Un autre film intéressant qui a malheureusement bénéficié de sifflets et de beaucoup de bruits dans la salle Kizi Mizi de Mariusz Wilczyński.
Je peux comprendre qu’on n’aime pas ce film d’abord parce qu’il est long, plus de 20 mn, et que sa narration est basée sur la répétition de quelques scènes. Et pourtant pour moi c’est dans cette durée et dans la répétition que le film trouve sa justification. L’important dans le film n’est bien évidemment pas son histoire, le film raconte une histoire d’amour entre un chat et une souris, et les soupçons qu’il va exister à un moment donné d’adultère … Ici c’est bien sur la manière de raconter cette histoire qui est intéressant comment le rythme nous aliène petit à petit pour nous faire petit à petit rentrer dans la pensée des personnages. Enfin c’est dommage qu’une partie du public, dont certains ont du être les premiers à critiquer le comité de sélection, gâche la projection d’un film en se manifestant, en sifflant parce qu’il pense que seul son goût est important …

A noter aussi le deuxième film en compet de Matthew Walker Operator dans lequel un homme demande au service des renseignements si ils ont le numéro de Dieu … ils l’ont …



Pour ce qui du Pano (renommé cette année Hors Compet …) voilà en vrac et sans ordre les films que j’ai bien aimé (et dont je me souviens …).

Devour dinner de Mirai Muzue dans lequel des formes, des monstres se mangent les uns les autres. Un digne héritier de Kuri Yoji.





Josie’s lalaland d’Eb Hu dont je vous avais déjà parlé car présent sur le DVD Expérience(s)4 de Repérages. J’ai trouvé Le Cœur d’Amos Klein d'Uri et Michel Kranot intéressant mais je crois que j’aurais vraiment besoin de le revoir car si je me souviens bien des choses m’ont gêné. Le dernier Koji Yamamura Une métaphysique de l’Enfance. Comme à son habitude le grand réalisateur japonais d’Atama Yama nous prend à contre-pied. Après un Franz Kafka's A Country Doctor d’une beauté esthétique étonnante et très riche, très dense, il se sert ici d’une animation et d’un graphisme plus « simple » pour nous emmener dans l’univers des enfants aux travers de petites scénettes un peu surréaliste. Koji Yamamura film après film s’affirme réellement comme l’un des plus grands réalisateurs d’animation contemporain.





(Dans ce programme n°2 que j’ai loupé j’aurais beaucoup aimé voir Rosa Rosa de Félix Dufour-Laperrière qui est un auteur dont j’avais beaucoup aimé Un, Deux, Trois, Crépuscule). Il y avait aussi Le Vol du Poisson de Nicolas Jacquet dont je vous avais déjà parlé car il est visible sur Arte.

Coraline, Coraline, Coraline ...

Ok je sais que je vous en ai déjà beaucoup parlé, et que je ne suis pas le seul, mais dès que le projet s’est mis en place, puis quand les premières images sont apparus sur Internet on se doutait que Coraline d’Henri Selick d’après un livre de Neil Gaiman, allait être l’un des événements du cinéma d’animation en 2009. Après avoir vu les vidéos sur Rotten Tomatoes on peut dire que Coraline sera l’un des événements cinématographiques, tout court, de l’année prochaine. OK ces featurettes sont avant tout promo, donc tout le monde y est génial, fantastique et extraordinaire, et le film sera forcément grandiose … mais si on passe derrière les discours je me dis que 16 ans après le miracle Nightmare before christmas (L’Etrange Noël de Mr Jack) et ben le miracle peut vraiment se reproduire.

A noter quand même que j’ai été critique sur les discours des featurettes mais certaines choses sont très intéressantes. On parlait d’adaptation récemment dans des commentaires, et bien dans la vidéo 4 Selick explique qu’il a créé un personnage qui n’était pas dans le roman initial et Gaiman dit que dès qu’il a lu le premier traitement du scénario il a compris pourquoi ce personnage avait été créé et ce qu’il apportait à l’histoire. Et dans la vidéo 2 je crois Gaiman toujours dit qu’en voyant ce que devient son roman il a l’impression de le voir à travers l’esprit de Selick et qu’il en est ravi ! A si toutes les adaptations pouvait se faire dans ces conditions …

Ci-dessous deux des 5 vidéos (la 2 et la 4) que vous pouvez voir sur le site de Rotten Tomatoes. Attention pas mal de choses sont révélés sur l’histoire notamment dans la vidéo 3.





Le film est donc en volume ,et en relief. Il est prévu le 6 février 2009 aux Etats-Unis et le 6 avril en France, en espérant qu'il passera en relief dans quelques salles!

Du volume, du volume et presque que du bon!

Bon c’est toujours le même problème quand je tombe sur un site qui présente des extraits ou des courts métrages d’anim qui sont géniaux mais qui ne respecte pas le droit d’auteur ça m’embête toujours quand même un peu d’en parler ici mais je sais aussi que, notamment en ce qui concerne l’animation, pour certaines personnes c’est une excellente occasion de découvrir des œuvres et des auteurs d’une grande importance.
Cette fois ci ce n’est pas vraiment un site mais un utilisateur de Youtube qui a posté de nombreuses vidéos d’animation, dont la plus grande partie sont en volume. Vous y trouverez des films de Pojar, Ansorge, Borowczyk, Kawamoto, Zeman et des docs sur les Frères Quay, Svankmajer (déjà posté ici), Trnka … Entre autres car il y a quand même 151 vidéos!

Ben oui je sais que c’est pas très légal mais je veux voir ces chefs-d’œuvres

jeudi 21 août 2008

T-Rex, Kenji et les autres ...

Tiens hier j’ai vu la version live de 20th Century Boys d’après le manga de Naoki Urasawa. Oui je le dis uniquement pour me vanter parce que c’était une avant première MONDIAAAAAALE, le film ne sortant au Japon qu’à la fin du mois, et en France en janvier 2009. Non je ne vous dirais pas si c’est bien ou pas …



Enfin sans Gabriel et Aurélie je l’aurais jamais vu hein parce que j’ai même pas lu le manga ...

IMDB ? non AMDB

J’ai découvert il y a peu un site qui a pris comme nom Animated Movie Database. Un site en français qui donc en plus d’une partie news propose notamment une base de données pour les courts et les longs d’animation. Alors j’ai cherché Gilles Cuvelier, Franck Dion, Gabriel Jacquel … tout y est avec galeries photos, renvoi site internet. Une très bonne initiative qu’il faut encourager car pour l’instant le site annonce 917 films, ce qui est déjà très très bien mais bien sur il manque quelques noms importants (Jérôme Boulbés, Sébastien Laudenbach, Florentine Grelier :) pour ne dire que quelques noms qui me viennent à cette heure tardive …
Une page permet aux auteurs, aux maisons de prod, ou même à ceux qui veulent participer de rentrer en contact avec les responsables du site.

Animated Movie Database

La chorale en DVD

Le 3 septembre sort en DVD chez Kaze La Chorale d’Akio Nishizawa. Le film décrit la vie d’un groupe d’adolescents dans l’après guerre, le film se passe en 1956, au Japon. Au début du film l’arrivée d’un nouveau professeur et d’une nouvelle élève va donner l’envie à toute une école de participer à un concours de chorale. Bon alors moi je vous avoue la chorale j’ai jamais été super fan, sûrement parce que je ne chante pas très bien, même si je m’enorgueillis d’avoir été rappelé, alors que j’étais je crois en école primaire, sur la scène de la mairie du 5émé arrondissement à Paris pour chanter une deuxième fois « Je suis tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez … », quoique je pense avoir été plutôt rappelé parce que j’avais fait rire toute la salle (et surtout mes petits camarades) en m’emmêlant les pinceaux une ou deux fois pendant la chanson … mais je m’égare direz-vous et vous avez bien raison. Revenons à La Chorale d’Akio Nishizawa. Un peu comme dans Piano Mori, dont je vous parlais dans le post sur Annecy, ce qui marque de suite dans le film c’est les petits détails de la vie quotidienne, qui font de suite exister les personnages, et plusieurs deviennent très vite attachant, notamment Akira, le personnage que l’on va suivre durant le film. Fils de menuisier il aide son père dans ce Japon d’après guerre très pauvre. On sui tranquillement l’évolution des personnages entre obligation de suivre le chef de la petite bande, naissance d’une idylle. Et puis en plein milieu du film un coup de théâtre, que je ne vais évidemment pas vous révéler, qui j’avoue m’a pas mal surpris, j’ai même mis sur pause … bon c’est une réaction très personnel bien sûr et je suis persuadé que beaucoup d’entre vous auraient pris ça plus naturellement mais bon je suis sensible que voulez-vous : ))

Si au final le film est très plaisant pour tout amateur de cinéma d’animation japonais, le graphisme et la réalisation sont certes sans surprise mais de bonne facture. On pourra juste regretter le coté passéiste de la fin du film et cette volonté de se rattacher absolument à l’ancien Japon. En effet si il est important de conserver les vieilles traditions, et ici notamment la défense de la langue, lorsque tout ceci est montré de manière un peu simpliste, on tombe vite dans un certain conservatisme pas forcément de bon ton, qui peut virer facilement au nationalisme. D’autant plus que d’après ce que j’ai pu comprendre le film est produit par une société qui travaille en collaboration avec l’Education Nationale au Japon ( info à vérifier ). Surtout qu’à la fin des années 50 et début des années 60 des réalisateurs tel que Nagisa Oshima commençait à faire un inventaire critique de cet ancien Japon. Faire un film sur le passé est difficile car il faut tenter de le dépeindre tel qu’il a été, avec ses bons et ses mauvais cotés. Un équilibre difficile à atteindre.

Malgré cette réserve c’est à un joli, et souvent très touchant, moment auquel nous sommes conviés car sans autre prétention que de nous faire vivre un passage de la vie de quelques personnages, et ça en toute simplicité.

La bande annonce sous-titrée anglais

Le site du film en français

Picture





Ptites news de Catsuka

Toujours sur Catsuka :

-Qu’est-ce qui passe par la tête des distributeurs … alors que le film fait un véritable carton dans son pays il se paye même le luxe de battre largement The Dark Knight (pourtant en tête un peu partout) et qu’il sera présenté au Festival de Venise en septembre … et bien Ponyo le dernier film d’Hayao Miyazaki sortira en France … le 8 avril 2009 !
Euh c’est quand la sortie DVD au Japon …

- Bonnes nouvelles avec deux sorties DVD très très intéressantes : le 24 septembre chez France 2 / France 3 Distribution l’intégrale des 10 épisodes d’ Histoires comme ça, une série adaptant l'oeuvre de Rudyard Kipling, et toujours chez France 2 / France 3 Distribution proposera le 22 octobre un coffret 2DVD regroupant les courts, et les séries télé, réalisés par Michel Ocelot !! Tsuka annonce une durée de 3h00 ! Michel Ocelot annonce la sortie de ce DVD depuis un bout de temps, et si il n’ont pas pu le faire pour la sortie d’Azur et Asmar, comme le dit Tsuka ils profitent sûrement de la présence d’Ocelot comme invité d’honneur de la prochaine fête du cinéma d’animation pour le lancer. J’espère vous en parler de nouveau d’ici là.

-Et dernière news intéressante : des vidéos de ce qui s’annonce comme la bonne surprise de cette années en animation japonaise: Un été avec Coo.

Open!

Je vous en parlais il y a un peu plus d'un mois je viens de voir sur Catsula que le site 4mations vient d'ouvrir (ça se dit pour un site internet ça ??? y a peut-être un terme exact non ?).
Bon rapidement j'essaye de afire une petite sélection des films à ne pas louper sur le site ...

Let me see, let me see ...

Nouvelles du prochain court Wallace et gromit

Pleins de news et de photos de production du prochain court de Wallace et Gromit sur le Blog du film.